1°)- Dominique Pastor : Génial ton papier. J'ai beaucoup aimé l'historique du suffrage universel (1848) que j'ignorais. Et aussi la jolie note d'optimisme critique de la fin de ton texte. Oui, ma mise en place du RIP/RIC ne sera sans doute pas aisée, tant la bourgeoisie raidie dans ses automatismes archaïques craint le référendum qui la déstabilisera de toute façon. Cette classe disparaîtra. Elle le doit. Elle a fait son temps et laissera la place à ceux dont la pensée, l'analyse, la critique fait preuve de rapidité, d'adaptation et de souplesse. Le RIP/RIC fonctionne très bien en Suisse, pays dont ma région est frontalière et où j'ai de la famille. Les ressortissant de la Confédération y ont souvent recours et en sont pleinement satisfaits.
2°)-Brigitte Pascall ; Dominique, Merci beaucoup pour ces compliments. Pour moi, le RIC est une solution de COMPROMIS. Au PSU, on n'aimait pas le RIC, on préférait le POUVOIR A LA BASE. Mais, dans la dégringolade des idées politiques depuis les années 70, le RIC, c'est du Rohmer, du Marcel Proust en comparaison.
Le mouvement des Gilets Jaunes soutient aussi cette idée, mais ils manquent d'un "expert" sur la question, pour les aider à creuser ce sujet. Patrice (Pat'O'Logis) pourrait jouer ce rôle.
Pour l'historique du suffrage universel, il faut se plonger dans les articles et livres de Garrigou : c'est le Pape pour ce sujet : car il regarde le suffrage universel avec un oeil décontextualisé, une mise en perspective historique, un regard soupçonneux, car le suffrage universel imposé par 2 constitutionnalistes modérés, Louis-Phillippard, De Lahaye de Cormenin et Isambert, ne va pas de soi.
Le Peuple français ne voulait pas voter au départ. Comme écrivait Victor Hugo : "si on donne un vote, on enlève un fusil".