Après le déconfinement : Soumission ou Révolution ?

La seule vraie question politique qui nous taraude en ce moment : après le déconfinement : Soumission ou Révolution ?

En clair, faudra-t-il occulter, après le déconfinement le rôle des laboratoires, soutenus sans faille par l'OMS (Organisation mondiale de la santé), qui imposent au Gouvernement français leur protocole de soin, -Remdesivir et promesse d'un vaccin imaginaire : critiquant les effets de la chloroquine, médicament pourtant efficace et peu coûteux ?

Pourra-t-on oublier les sommes folles mobilisées par les labos, notamment l'épisode du faux article scientifique publié dans The Lancet, où la secrétaire de la structure, qui a vendu le papier à la célèbre revue, était une prostituée, afin de détruire socialement parlant le Professeur Didier Raoult et la chloroquine ?

Pourra-t-on oublier les consignes officielles de ne pas se soigner, sauf au paracétamol ? Pourra-t-on oublier l'interdiction de prescrire de la chloroquine édictée par Buzyn en janvier 2020, au plus fort de l'épidémie ?

Pourra-t-on oublier ces millions de femmes et d’hommes livrés sans défense, comme des soldats sans arme à l’épidémie mortelle de coronavirus ? Tandis que la Macronie prônait sans vergogne "l'immunité collective", mot poli désignant l'euthanasie des plus faibles et des vieux, comme l'avoue crûment un vice-gouverneur du Texas. Tandis que la "caste" se bourrait en secret de chloroquine, dont elle connait mieux que personne l'efficacité première.

De même, pourra-t-on passer par pertes et profits comme avec les ardoises magiques de notre enfance, le sentiment d’injustice, la colère populaire bouillonnant au sein d’une population française pigeonnée, couillonnée par un Pouvoir et sa propagande officielle menteuse, et qui, malgré les faits têtus (l'efficacité avérée de la chloroquine, absence scandaleuse de masques pour la population française, notamment à Paris et dans le Grand Est, où l'épidémie était la plus forte), continue de mentir, baliverner encore et encore sur une soit disant "deuxième vague" de l'épidémie ?

Pourra-t-on oublier des médias menteurs aux ordres du Pouvoir inventant un monde de conte de fées, où la France aurait géré avec intelligence et circonspection le stock de masques, tests, lits en réanimation en nombre suffisant ? Alors que nous avons vécu UN RATAGE XXL DE LA PUISSANCE PUBLIQUE, dans la gestion calamiteuse du covid-19 : incapable de se conduire en Etat stratège, avec des réserves stratégiques en masques, hommes, femmes, et bâtiments ?

Quand les médicaments étaient indisponibles dans les hôpitaux, comme l’a confié un pharmacien de l’hôpital Henri Mondor ? Alors que dans la réalité, pendant cinq mois, 66 millions de français se sont heurtés à l'absence irresponsable du nombre de masques, tests, médicaments, gel hydro alcoolique, lits de réa, personnels soignants et bâtiments en nombre suffisant, etc. 500 millions de masques volontairement cachés pendant quatre mois, qui, curieusement, sont réapparus à la vente dans les supermarchés un petit matin du 02 mai ?

Parce qu'on ne veut rien oublier, on propose d’analyser la socio-genèse de cette période de confinement allant du 15 mars au 30 avril par un double mouvement :

1°)-Confinement = puissant moyen de pacifier le Peuple français !

Dans un premier temps, l'OPERATION DE CONFINEMENT A ETE POUR MACRON UN PUISSANT MOYEN DE PACIFIER LE PEUPLE FRANCAIS. Mettre fin au mouvement des gilets jaunes et des militants anti réforme des retraites. Imposer la paix sociale dans le pays, après des semaines et des semaines de contestation : ce qui fut fait hélas efficacement.

2°)- MAIS UNE COLERE POPULAIRE EST NEE DES CONDITIONS ENTOURANT LE CONFINEMENT !

Mais une colère populaire très importante est née des conditions entourant ce confinement : absence de masques, de tests, de gel hydroalcoolique, hôpitaux dont le nombre de lits avait été diminué d'un tiers) créant, dialectiquement, une colère populaire bien plus importante que la colère contre la réforme des retraites. Car il en va de notre vie ou de celles de nos parents en EPHAD et enfants.

Dans cette riposte inattendue, les réseaux sociaux ont joué un rôle très important, notamment en défendant systématiquement le Professeur Didier Raoult et son protocole à base de chloroquine et d'antibiotique.

2.A)-Nous faisons l’analyse suivante : A EMERGE UNE ALLIANCE INATTENDUE, improbable, hétéroclite AUTOUR DU PROFESSEUR RAOULT : véritable caillou dans la chaussure de Macron, dont le rôle dans cette épidémie a été plus politique que médical. Pourquoi a-t-il été promu "Résistant numéro un" à Macron ?

Didier Raoult s'oppose à toutes cette "épidémiologie prospective", visant à nous "expliquer" la progression de l'épidémie, alors qu'en réalité, le Covid échappe à toute explication. Dès le mois de février, il s'écrit : "Vous voyez bien que l'Etat ne répond pas correctement à la crise" (sic) (cf Documentaire BFMTV diffusé le 30 avril 2020). On peut dire que Didier Raoult participe du système (cf documentaire BFM du 30 avril) : mais pour s'opposer utilement au Pouvoir, il faut soi même avoir beaucoup de ressources sociales (position sociale, renommée scientifique) sur son nom.

2.B°)-De plus, et contrairement à des partis de gauches achetés, parlementarisés, il s'oppose vigoureusement et franchement au petit banquier. Son "NON" à Macron sonne juste, synchro, avec la colère impuissante des français confinés, qui n'ont pas le pouvoir social de passer dans la bulle médiatique des sujets dont on parle. Il est très écouté sur Youtube : chaque vidéo est suivie par 600 000, voire 900 000 followers. Une page Facebook à son nom regroupe 445 000 amis.

Cette alliance autour de Didier Raoult comprend d'abord des agents majoritaires du champ médical : Fabien Calvo, ex-directeur scientifique de l’Institut national du cancer. Jean-Luc Harousseau ancien président de la Haute Autorité de santé. Dominique Maraninchi professeur émérite de cancérologie à Aix-Marseille et ancien directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, Philippe Douste-Blazy, Ancien Ministre de la Santé. Christian Perronne, professeur de maladies infectieuses et tropicales à l’Université de Versailles-Saint-Quentin.

Cette alliance rassemble aussi les réseaux sociaux (venant plutôt de la gauche critique) et les notables de droite : Renaud Muselier, Philippe Douste-Blasy, Christian Estrosi, Valérie Boyer défendant activement l'utilisation de la chloroquine et son promoteur. Nicolas Dupont-Aignan aussi. De son côté, Valérie Pécresse commande des masques pour la région Ile-de-France dès le mois de janvier.

CETTE UNION FEDERE LA CARPE ET LE LAPIN AUTOUR DE LA DEFENSE DUNE MEDECINE HUMANISTE POUR TOUS : où chacun doit être soigné, quel que soit son âge et son état de santé : c'est à dire tout le contraire de la politique officielle au service du profit des seuls labos..

Macron est une machine à désorienter les consciences. Cette alliance de circonstance a le mérite de créer du sens, générer une boussole intellectuelle, où se retrouvent des personnes de droite et de gauche ne se connaissant pas, avec des positions sociales très disparates, qui retrouvent un sens (humaniste) dans ce nouvel engagement.

Parmi les médias critiques du premier cercle, qui pilonnent journellement la politique sanitaire du gouvernement : outre les réseaux sociaux très offensifs, on trouve "Le Canard Enchainé", "Médiapart" dénonçant de façon détaillée l'incurie de la gestion des masques. André Berkoff sur Sud Radio. "Le Figaro", "Le Parisien", qui ont gardé quelques flèches critique vis-à-vis du gouvernement dès le début du confinement : positionnement qui ne va pas de soi de la part de ces journaux libéraux.

Le bloc bourgeois qui a mis Macron au pouvoir serait-il en train de le lâcher ? C'est toute la question de la période.

Cette alliance de circonstance provoque un renversement d’opinion : les français qui soutenaient Macron à 80% le 15 mars 2020, ne sont plus que 39% à lui faire confiance le 26 avril 2020, soit cinq semaines plus tard : une chute dans l'opinion à rattacher avec la colère grandissante des français (77%) sur la gestion notamment des masques.

 

3°)- LA COLERE POPULAIRE S'AMPLIFIE

Mais ce n’est pas tout : dans le Figaro du 27 avril, un conseiller de Macron confie la trouille régnant dans la caste dirigeante : "Quand on regardera ce qui s’est passé pour les masques, les tests, qu’on verra qu’on a commencé par dire “merde” à Raoult, ça va être compliqué. La commission d’enquête, ça va être Nuremberg. Philippe est flippé (sic). Au sein même du gouvernement, on sent des craquements"(sic).

On apprend, par Philippe de Villiers, que si Matignon est aux abonnés absents, c’est que les conseillers travaillent nuit et jour sur les 80 contentieux formés contre la gestion de la crise sanitaire par le Gouvernement français.

Toujours selon le Vicomte, on apprend que Macron redoute le contre-coup pénal de la gestion de Gribouille par la Macronie de l'épidémie de covid-19 : une nouvelle affaire du nouveau sang contaminé

Interrogé par le JDD du 26 avril pour savoir s'il serait Ministre du gouvernement d'union nationale annoncé par Macron, Baroin a ce mot : "ce n'est pas quand le Titanic sombre qu'on monte dedans" (sic). Le Pouvoir a peur et ne le cache pas.

Donc, à ce jour, on assiste à une amplification de la colère dans le champ idéologique, mère de toute décision dans le champ politique. La fin du déconfinement va-t-elle voir cette majorité de circonstance idéologique dans le pays imposer ses décisions sur le terrain ?

Car la colère n'a pas pour seule origine la gestion de l'épidémie. On y ajoute le mécontentement général du à la chute historique du PIB (-19 points au cours du premier semestre 2020). Et de la flambée des dépôts de bilans d'entreprises cassées par le confinement : 1 million de chômeurs supplémentaires est attendu à la fin décembre 2020, selon un chiffre de l'UNEDIC. Soit une régression de  19% du PIB.

La colère des Peuples dupés, paupérisés, ne cesse de grandir vis à vis des restrictions de liberté et promesses d'un vaccin imposé : c'est le cas notamment du Peuple allemand qui a défilé hier, par centaines de milliers à Berlin : MANIFESTATION HISTORIQUE, s'il en est. 170 000 manifestants selon la Police française, ce qui, en bon français signifie : 500 000 au bas mot. Sur le thème "Jour de la liberté", slogan des manifestants berlinois contre les restrictions de liberté et l'obligation vaccinale voulus par Merkel...

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