1°)- Jean-Pierre Combe : ..Et tout ça, parce' que Melenchon ne veut pas intégrer dans son raisonnement le fait que la lutte des classes est la principale contradiction qui divise la France, l'essentielle en fait !...
2°)-Brigitte Pascall : Tu as raison. Mais les députés de la FI sont payés pour occulter l'importance de la lutte des classes,(cf dispositif financement vie politique).
2.1°)- Le déni de réalité de la Direction du PG/FI face à l'importance de la lutte des classes :
Depuis fin 2008, avec l'entourage de JLM + JLM, je me heurte à un mur, quand je parle de classes populaires victimes du chômage et de la pauvreté de masse. Tous mes articles sur le chômage et la pauvreté étant mis à la poubelle par ces Messieurs-Dames : Coquerel, Corbière, etc..
En 2009, j ai écrit une lettre à Mélenchon pour lui dire que tous mes articles refusés projets de livre refusés si on les empilait l'un sur l'autre, on arrivait à l équivalent de 4 Tour Eiffel.
La petite-bourgeoisie constitue l'électorat préféré de Mélenchon. On va voir jusqu'où il va continuer à être aussi aveugle aux évidences économiques premières : le primat de la lutte des classes, comme principale contradiction de la société française...
La volonté de la Classe dominante d'éliminer la Classe moyenne : de quoi parle-t-on de fait ?
2-2°)-La mise à mort de la Classe moyenne :
A°)-La mise à mort de la Classe moyenne dans le monde :
*)-Selon les chiffres d'Alain Badiou, la Classe moyenne, qui représente 40% de la population s'approprie 14% des richesses mondiales. 10% de la population mondiale (la Classe dirigeante, les ultra riches) s'approprient 86% des richesses (cf son ouvrage : "Notre mal vient de plus loin. Comprendre les tueries du 13 novembre 2013", édition Fayard, 2016).
*)-Philippe Béchade, économiste hétérodoxe, écrit que pour augmenter le cours de l'action du CAC 40 (maximiser les profits), on n'hésite plus, aux Etats-Unis à licencier des paquets de salariés en CDI, petits bourgeois, basculant dans la pauvreté et la misère.
*)- Robert Kennedy, fils de Bob, neveu de John, vend aussi la mèche, dans son discours du 29 août 2020 à Berlin, dans le cadre de la mobilisation des allemands contre la politique sanitaire anti-Covid menée par Angela Merkel :
"La pandémie est une crise de convenance pour les élites qui dictent ces politiques. Elle leur donne la possibilité d’anéantir la classe moyenne pour détruire les institutions de la démocratie, de transférer toutes nos richesses à une poignée de milliardaires pour s’enrichir en appauvrissant le reste d’entre nous" (sic)
B°)- La mise à mort de la Classe moyenne en France :
En France, au bloc social "Le peuple de gauche", a succédé à compter des années 80 une alliance entre la Classe dominante et la petit-bourgeoisie autour d'un projet d'immobilisme social. Voilà pourquoi Emmanuel Todd compare la société française actuelle à "la Belle au Bois dormant".
Mais aujourd'hui, la Classe dominante veut sacrifier la Classe moyenne elle-même, constituant une armée de serviteurs onéreuse à entretenir. Mais dont le rôle est de défendre la société actuelle, permettant aux ultra riches de piller toutes les enveloppes du budget public français qu'il veut.
Certes, économiquement, elle gagnerait 14% des richesses mondiales.
Mais en France, la petite-bourgeoisie/Classe moyenne a toujours eu un rôle politique très important : en gros, depuis la IIIème République : les Gambetta, Ferry, Clémenceau, Jaures, Millerand, premier de la Classe depuis le bac à sable.
Ce sera très difficile pour n'importe quel pouvoir de mettre au rancart la Classe moyenne de la société française, plus sur le plan politique qu'économique.
Les 300 licenciements sur BFMTV ne passent pas facilement. Ils sont exemplaires de la difficulté à mettre au rebut une classe sociale, hier encore chouchoutée, idolâtrée par le Pouvoir.
Je ne dis pas que Macron n'y réfléchit pas. Je me souviens du jour où il a dit en substance : "il faut sortir les français de leur confort douillet, et leur faire redécouvrir le risque..." (sic). Il pensait visiblement aux Classes moyennes enkistées dans la joie de la petite marchandise.
Mais elle perdrait de fait tous ses idéologues, son personnel politique : justifiant aujourd'hui la Macronie, hier la Sarkosye. Elle abandonnerait aussi sa maigre base sociale des centres urbains comme Paris ou Bordeaux.
En jetant les Classes moyennes par -dessus bord, le Pouvoir du moment risque de précipiter un nouveau bloc social Classes populaires/Classes moyennes, comme il existait au début des années 70, sous le nom de : "Peuple de gauche".
Jamais la lutte des classes traversant la société française, la question sociale n'a été aussi importante. Jamais, les médias et politiques n'en ont aussi peu parlé..