Sans vergogne, Jean Castex ressort la réforme des retraites !

Sans vergogne, Jean Castex ressort la réforme des retraites. La pure et simple répétition du pire. La continuation vaille que vaille de la folie libérale, sacre des plus forts, abattoir des plus faibles. De la tragédie sociale que nous vivons à marche forcée, depuis que le petit banquier est à l'Elysée faire gagner beaucoup d'argent à Rothschild et Soros, ses commanditaires.

Comme écrit Milan Kundera dans "La plaisanterie" : " c'est vrai qu'eux sont comme ça, ils savent tout d'avance. Le déroulement des choses à venir leur est déjà connu. BELLE LURETTE QU'IL A EU LIEU L'AVENIR RADIEUX, L' AVENIR, POUR EUX, CE NE SERA PLUS QU'UN ETERNEL RECOMMENCEMENT" (sic) cf "La Plaisanterie", publiée par Les Lettres françaises du 10 octobre 1968, cité par Louis Aragon dans la préface de ce livre). L'auteur parlait de la Tchécoslovaquie des années 60, mais ces mots s'appliquent hélas 5 sur 5 à la société Française post-covid 2020, avec Jean Castex, Premier Ministre, dont la première initiative est de nous piquer nos pensions de retraites...

Depuis 2017, les classes populaires et la petite classe moyenne en bavent des ronds de chapeau, basculent dans la pauvreté de masse, dans l'indifférence générale :

 1°)-MACRON CONTINUE SCIEMMENT A CREER DU CHOMAGE DE MASSE !

Suite à ses grandes manoeuvres entreprises au milieu des années 70, la Bourgeoisie à l’offensive et ses bras armés politiques successifs, qui se sont succédés jusqu'à aujourd'hui, ont laissé filer sciemment, volontairement la courbe du chômage : le nombre de chômeurs est passé de 1 million (sous Giscard) à 6 millions aujourd’hui (chiffres DARES). Et selon nos calculs, le nombre de chômeurs est de 9 millions. Et le nombre de pauvres : 15 millions vivant en dessous du seuil de pauvreté. Macron poursuit imperturbablement, sans aucun état d'âme, la mise à mort sociale des salariés les plus faible, les plus vulnérables, s'attaquant aussi aux salariés jusque là "protégés". Sans doute sa "marque" pour les historiens du futur.

2°)- MACRON A CASSE NOTRE CODE DU TRAVAIL vieux de cent ans, construit au départ, grâce aux luttes sociales de Benoit Broutchoux, son syndicalisme d'action directe des mineurs du nord, qui ont permis notamment d'avoir une pension de retraite. Résultat : suite à la loi de décembre 2017, n'importe quel employeur peut licencier du jour au lendemain un salarié "installé" en CDI, malgré son ancienneté et son statut. Avec un "contrôle" administratif devenu une passoire risible, dans laquelle s'engouffrent tous les plans sociaux du moment.

3°)-MACRON A SACRIFIE NOS CONTRATS AIDES : on est passé de 2,650 millions contrats aidés en 2000 à 100 000 en 2020 "grâce" au petit banquier. Un bras d'honneur lancé à tous les chômeurs de longue durée obligés de basculer dans le RSA. Ainsi les titulaires de CAE (850 euros par mois) se retrouvent avec 450 euros par mois. 499 euros étant réservés aux seuls SDF.

3°)-MACRON NOUS PIQUE L'ARGENT DE NOS RETRAITES. Heureusement, cette énième réforme des retraites voulue par l'Elysée a généré des mobilisations sociales sans précédent : les 05 et 17 décembre 2019, nous étions 2 millions à être dans la rue : du jamais vu depuis les années 70 analysait un journaliste chilien.

Il s'agissait de contester, certes la réforme des retraites, qui nous fera perdre en moyenne 25% du montant de notre maigre pension. Mais aussi l'absence d'augmentations salariales ( "on veut des ronds pas des points"), les conditions indignes de travail dans l'hôpital public, 2 aide soignantes pour 80 malades ( "On n'en peut plus") payées au lance-pierres.

La pauvreté de masse est une horreur. La pauvreté de masse est un crime ignoble. La pauvreté de masse est un sadisme effectué sciemment, froidement, chaque jour depuis 30 ans, contre des femmes et des hommes sans défense, dont on brise le dernier lien social. La suite pour les nouveau chômeurs, on la connait : terminus, tout le monde descend, et poignée de miraculés mise à part, personne n'en ressort.

4°)- LA GAUCHE NE SE POSE PAS EN RECOURS POLITIQUE !

Cette mobilisation a duré 8 semaines, soit deux fois plus qu'en Mai 68. Mais, à la différence de Mai, aucun homme politique de "gôche" ne s'est présenté comme "recours", sur la base d'un projet nouveau. En effet, souvenons-nous : à la fin du mois de mai, jugeant que le problème du pouvoir était posé, Mitterrand s'était posé en alternative politique, ainsi que Pierre Mendès-France, au nom du PSU, pour finalement se désister (voir l'excellent ouvrage de Bernard Ravenel : "Quand la gauche se réinventait, le PSU, histoire d'un parti visionnaire", édition La Découverte, 2016).

Mais début 2020, rien de pareil. Aucune initiative en ce sens de la part d'un Mélenchon, in fine assez silencieux sur les (belles) luttes du moment ; embourgeoisé, enrichi sur le dos de la manne public, méprisant les "crevards à 3000 euros", défendant la ligne "Macron compatible" du statu quo.

5°)- A NOUS DE CREER DU NEUF !

Alain Badiou écrit : "L'émeute historique est un défi pour l'Etat, puisque le plus souvent, en exigeant le départ des hommes qui la dirigent, elle l'expose à un changement brutal et impréparé, voire à la possibilité de son effondrement complet (ce qui est bel et bien arrivé en Iran en 1977, pour le régime monarchique du Shah)" (sic) ( cf Le Réveil de l'Histoire", édition Lignes, 2012).

Ce qui suppose l'existence d'un PROGRAMME POLITIQUE DE RUPTURE AVEC LE CAPITALISME, capable de fédérer les classes populaires et une partie des classes moyennes autour d'une proposition politique active : on va faire comme ci comme ça.

Le mouvement des Gilets Jaunes a élaboré son propre programme, et on s'en réjouit. Très modestement, nous avons créé le notre en vingt points (posté ce matin) au Rassemblement "Le peuple d'abord" regroupant les Insoumis démocrates, les Franchement Insoumis, le courant interne/externe à la FI "Rupture, Pouvoir aux insoumis", le PRCF, le PARDEM et le CNSJS et son porte-parole comme Jacques Généreux, Jacques Sapir ou Jacques Cotta.

Il propose une vie décente et joyeuse pour toutes et tous, un FUTUR NOUVEAU, que Macron, Hollande et Sarkosy nous ont pris depuis belle lurette.

LE POUVOIR AU PEUPLE SINON RIEN : RESISTANCE !

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