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Billet de blog 6 septembre 2020

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Jospin, le retour !

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

1°)- Régis de Castelnau : "Rubrique : manquait plus que lui.

On doit déjà depuis quelques temps supporter Chevènement qui entre deux spasmes d’adoration pour Macron, de défense acharnée de Didier Lallement, vient psalmodier quelques incantations du genre « République ! Souveraineté ! » et entendre tous les souverainistes orphelins de la présidentielle 2002 lancer émerveillés des « AH ! » «OH ! » « Quel homme d’État ! ».

Et voilà qu’on nous ressort de la naphtaline Lionel Jospin !

Et ça recommence les ovations : les Ah ! les Oh ! Quel homme ! Avec cette fois-ci en plus : Quelle honnêteté ! Quelle probité ! La claque n’est pas la même que pour Chevènement mais pas loin.

Avec une particularité c’est de voir Mélenchon se précipiter pour l’encenser, ce qui peut se comprendre Jospin en ayant fait un ministre, mais plein ses petits copains de LFI font pareil ce qui en dit long sur leur insoumission et leur maturité politique.

On va laisser « Frustration » faire le boulot et nous rappeler qui est l’engin qui vient aujourd’hui critiquer la financiarisation dont il fut le grand fourrier dans notre pays.

On va juste rappeler deux ou trois bricoles :

• qualifier d’honnête quelqu’un qui a menti toute sa vie. Qui est arrivé à la tête du PS alors qu’il appartenait clandestinement à une autre organisation, c’est quand même fort de café.

• Parler de probité, alors même que ministre et dirigeant du PS il savait tout de la corruption des années fric et des méthodes de financement de son parti. Et qu’il a tout couvert. Même s’il ne s’est pas enrichi personnellement, on ferait mieux d’éviter le terme « probité ».

• Enfin tout le monde sait bien, et Chevènement l’avait confirmé, que si Jospin avait été élu président en 2002, la France aurait participé à la demande de George Bush aux côtés de Tony Blair son camarade socialiste à la guerre d’agression contre l’Irak. C’est justement l’élection de Chirac qui nous a évité ce déshonneur, c’est déjà quelque chose.

Alors vite, il y a urgence à le ramener dans son EHPAD. Par décence.

2°)- Brigitte Pascall : Et Régis de Castelnau ne dit rien de la non politique sociale de Jospin : face aux salariés de Michelin licenciés :

*" l'Etat ne peut pas tout".

* Et, face au chômage de masse, il a siphonné les enveloppes de contrats aidés pour les donner aux patrons en exonérations de charges sociales : naturellement, ne créant aucun emploi.

* Et il a laissé le chômage augmenter pendant 17 mois, jusqu'au mois d'avril 2002, où le suffrage universel l'a débarqué dès le premier tour. Rejet de Jospin fortement prévisible, pour qui s'intéresse comme moi à ce que pensent les Classes populaires.

Faisant publiquement le bilan de son échec, Jospin a dit un jour qu'il voulait rééditer la réélection de Mitterrand en 1988. Quand ce vieux renard n'a rien promis au Peuple français : ce qui ne l'a pas empêché d'être réélu, grâce au vote jeune (à cause de la mort de Malik Oussékine en 1986 par les sbires de Pasqua/Pandraud). Et le vote ouvrier à 55%. Mais, dans le genre manipulateur, Jospin ne monte pas à la cheville de Mitterrand.

Aussi, apparaître comme un "réformateur" aujourd'hui dans son interview de l'Obs est une pure imposture !

On connait l'adage : "dis-moi quel homme politique tu encenses, et je te dirai quelle société tu es" (sic). Faire l'éloge dans la société française 2020 de Jospin, sa supposée "honnêteté, sa non moins supposée "morale", alors qu'en tant que Secrétaire national du PS en 1981, il utilisa tous ses talents d'apparatchik borné, étriqué, pour que Bouchardeau n'ait pas les 200 signatures de maires PS. Elle fut même obligée de s'adresser à des maires sans étiquette.

L'éloge de Jospin dans l'Obs, etc. renseigne utilement sur le non imaginaire étriqué, lyophilisé, embourgeoisé d'un monde journalistiquo- politique, non moins étroit que ses pensées conformistes de petit comptable : notamment les dirigeants de la France insoumise, qui ont renoncé définitivement à être le premier Parti d'opposition de France à Macron.

Le mouvement des Gilets Jaunes a eu bien raison de s'organiser en dehors du champ politique dominant.

Et nous, nous avons eu bien raison de fonder le Rassemblement Le Peuple d'abord, regroupant le PRCF, le PARDEM, le CNSJS, les Insoumis démocrates, les Franchement insoumis, le courant interne/externe à la FI "Rupture, Pouvoir aux insoumis". Avec pour porte-parole Jacques Généreux ou Jacques Sapir ou Jacques Cotta.

Notre rassemblement est en rupture avec la "gôche" du capital, idéologiquement agonisante, rangée de toutes les révolutions sociales profondes, dont notre société a tellement besoin aujourd'hui, rien que pour survivre.

3°)- Yul Brencher, écrivain : Au Mexique, chaque année voit revenir une tradition bien étrange au cours de laquelle les morts sont déterrés pour être promenés dans les rues avant de regagner leur sépulture.

En France, nul besoin d'aller les chercher avec une pelle, ils s'exhument tout seuls et n'ont nulle envie de regagner leur trou. Toute cette bonne gauche ne renoncera jamais à ses prébendes et, le grand âge venant, la tremblote aidant, ne peuvent plus garder leur masque de respectabilité "socialistoïde". Ils montrent ainsi leur vrai visage, leur décomposition, sans masque, sans fard...

Et c'est ma foi, assez laid. Contre la République des morts qui marchent, une seule solution : le communisme radical, sans fric, sans salariat et sans Etat.

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