1°)- Danièle Bertrand : Si Mélenchon ne sait plus où il habite, c'est sans doute parce qu' aujourd'hui il sait avec qui il habite à la tête indigéniste de la FI.
Après Hollande, il a repris le poste de "capitaine de pédalo" de la gauche. Et, franchement pour son dernier voyage, il a choisi de pédaler dans le marigot clientéliste islamiste. Et il s'embourbe de plus en plus dans la direction du " no futur " réservé aux traîtres.
2°)- Brigitte Pascall : Mélenchon va essayer de sortir de ce bourbier, en se créant une nouvelle virginité, par un discours anticapitaliste propre sur lui : comme il l'a fait en 2005 en refusant le référendum sur le TCE, alors qu'il s'était lourdement compromis dans le Mitterrandisme, le Rocardisme et le Jospinisme.
Et comme il l'a fait six mois, de la période allant du début de la création du PG (novembre 2008) jusqu'au mois de juin 2009. Puis, du jour au lendemain des Européennes, voyant le succès de la liste EELV : 16%, il s'est découvert une vocation d'écologiste. Je me souviens d'un cadre du PS ironisant : "Mélenchon est resté 30 ans au PS, et jamais il n'a été écologiste"(sic).
Quand aujourd'hui, je le vois disputer à Jadot le leadership de l'écologie, -écologie européiste ou écologie populaire-, je repense à cette phrase assez lucide. Car moi aussi, pendant les six premiers mois de vie du PG, il n'a jamais parlé d'écologie : préférant haranguer sur les licenciements chez Rhône-Poulenc !
Un journaliste du web disait que Mélenchon avait de "bons" (2005, 2009, 2012, 2017) et de "mauvais" crus (depuis juin 2017). En réalité, ces "bons" crus tant espérés n'arrivent jamais par hasard. Il joue à l'homme politique "critique", "sérieux", "honnête", quand il est vraiment trop déconsidéré par ses embrouilles Rocardiennes ou Jospiniennes hier, écologistes et racialistes aujourd'hui.
Je m'attends à ce qu'il nous la joue : "à gauche toute" dès maintenant ou 2021, à quelques encablures des Présidentielles de 2022. Ce n'est pas un hasard, si, lors de son dernier interview sur France Inter, il a parlé de "stratégie anticapitaliste" (sic) ( si, si !) !
Voilà pourquoi nous avons fondé le Rassemblement "Le Peuple d'abord", qui regroupe le PCRF, le PARDEM, le CNSJS, les "Insoumis démocrates", les "Franchement insoumis", le courant interne/externe à la FI : "Rupture, Pouvoir aux insoumis". Le porte-parole pourrait être Jacques Généreux ou Jacques Sapir ou Jacques Cotta.
Son programme en 23 points préconise notamment une sortie de la zone euro en plan A. Une politique de relance keynésienne à partir de l'augmentation substantielle des salaires, de nature à créer des centaines de milliers d'emplois. La création de 2 millions d'emplois pour les jeunes et chômeurs de longue durée dans le secteur associatif.