1°)-Tweet de Philippe BAS : Le passage en force du
@gouvernementFR sur l’état d’urgence sanitaire à l’Assemblée Nationale
ouvre une période de pouvoirs exceptionnels de six mois sans nouveau vote du #Parlement. Il y en avait eu quatre depuis mars.
Démocratie méprisée.
2°)- Brigitte Pascall : Dans la nuit de mercredi à jeudi, 50 courageux députés LR votent une durée de l'Etat d'urgence sanitaire, période de pouvoirs exceptionnels donnés à Macron, allant jusqu'au 14 décembre 2020.
Véran pique une crise de nerfs. Obtient que les députés revotent sur la même question, -ce qui est rigoureusement anticonstitutionnel ! Et consiste, de la part de l'Exécutif à ne tenir compte du vote parlementaire, que lorsque celui-ci est favorable à sa politique. En clair, faire de l'Assemblée Nationale et du Sénat de simples caisses enregistreuses.
La durée de l'Etat d'urgence, c'est à dire les pleins pouvoirs dont dispose Macron sont donc votés jusqu'au mois de février 2021 : soit une période de six mois contre quatre pendant le premier confinement.
Démocratie bafouée
Démocratie humiliée
Démocratie outragée
Véritable dictature de la Macronie disposant des pleins pouvoirs !
Mise à mort de toutes nos libertés Publiques : notamment :
*interdiction de manifester, bien que ce droit soit constitutionnellement reconnu. Et que, depuis la loi de 1884, il y eut toujours une application très libérale de ce droit. Au cours des années 70, 99% des manifestations étaient autorisées. Sauf 1% d'entre elles : il s'agissait des petits rassemblements contre la politique du Shah d'Iran ou d'Hussein de Jordanie, de nature à créer des litiges diplomatiques avec telle ou telle capitale étrangère.
Notre camarade Patricia, militante de la FI, gilet jaune, raconte : les Gilets Jaunes s'étaient regroupés à 14 heures devant le Conseil d'Etat. La Police nous a aussitôt nassés, pris un à un, pour nous infliger 135 euros d'amende. Elle est pas belle la liberté de manifester dans la France 2020 ?!
*Interdiction d'avoir une opinion critique vis à vis de Macron. On donnera un seul exemple. En septembre 2017, Alain Badiou publie un ouvrage intitulé "Eloge de la politique", édition Café Voltaire/Flammarion, 2017. Dans ce livre, il dénonce avec lucidité "le coup d'état démocratique", ayant permis à Macron de conquérir l'Elysée. Mais la promotion du livre est rapidement interrompue : Macron ne supportant pas d'entendre des critiques formulées contre lui.
*Interdiction d'amender un projet de loi gouvernemental, qui sera revoté autant de fois que nécessaire, jusqu'à ce qu'il soit conforme aux desideratas du Gouvernement. Le Parlement n'a plus aucun rôle.
Dans un billet de blog "Vu du droit" intitulé "Macron et l'exécution de sa feuille de route : au prix de nos libertés", de janvier 2019, Régis de Castelnau, ex-bâtonnier du Barreau de Paris, raconte la sociogenèse de cette privation, hélas bien avancée, de toutes nos libertés publiques :
"D'abord, il y eut les élections truquées de 2017, qui ont porté Macron au Pouvoir (sic). Ensuite et pour rester au Pouvoir, accomplir le mandat donné par l'oligarchie financière, Macron dispose de deux outils :
1°)-"L'idéologie liberticide consistant à dire que la fin justifie les moyens : que s'il faut basculer dans une société autoritaire, voire dictatoriale, il n'y a aucun problème" (sic).
En l'espèce, et s'agissant de la durée de l'Etat d'urgence, on n'a pas hésité à basculer dans une société dictatoriale, où l'exécutif a tous les pouvoirs.
2°)-- "Le deuxième outil est l'empressement de la Justice à mettre en oeuvre une politique exigée par Macron aussi illégale qu'antirépublicaine (sic).
Depuis 2017 et avec la justice, on assiste à un scandaleux "deux poids, deux mesures" : des Gilets Jaunes condamnés à de la prison ferme, pour avoir manifesté contre le petit banquier. Ce n'est pas un hasard si, dans la prison, on les surnomme "les politiques"(sic). Balkany et autres chouchous du pouvoir libérés, exécutant quelques pas de danse devant la caméra, ce qui montre le cynisme de cette société 2020, où les malfrats sont en haut de l'affiche...!
Sans oublier le triste rôle joué par la Police. Outre l'oeil lâchement arraché de Manu et de Jérôme Rodrigues, un autre exemple : les CRS ont dit à l'équipe médicale présente lors de la dernière manif de gilets jaunes : " si on vous revoit la semaine prochaine, on vous matraque un maximum et la semaine d'après, on vous bute" (sic).
En clair, nous sommes en dictature, celle de l'approfondissement de la domination de la Classe dominante sur les Classes populaires, les gueux, les sans nom, les sans grade que nous sommes, à travers le seul usage de la violence d'Etat. Et personne ne moufte !
En ce moment, le bloc bourgeois se fissure, entre les partisans de Macron. De la ruine totale de notre pays, du grand reset, faisant de nous des esclaves à vie. Et ceux qui (le Sénat, le MEDEF, l'AMF) défendent l'ouverture des commerces et la fin du télétravail 5 jours sur cinq. Et ce faisant la survie de notre économie nationale.
A nous de les soutenir activement sur les réseaux sociaux.
Comme on disait dans les années soixante-dix : ON A RAISON DE SE REVOLTER !