Un pouvoir en roue libre!

L'arrogance idéologique du Pouvoir macronien cède à une peur palpable. Que l'on devine entre les lignes. Entre les efforts risibles de son service de «com», pour rendre leur patron, Macron 1er, «intéressant», «djeun», «neuf», malgré la vieillerie rédhibitoire de sa politique menée, digne d'un Charles X.

UN POUVOIR EN ROUE LIBRE ! 

Tout a changé. L'arrogance idéologique du Pouvoir macronien cède à une peur palpable. Que l'on devine entre les lignes. Entre les efforts risibles de son service de "com", pour rendre leur patron, Macron 1er, "intéressant", "djeun", "neuf", malgré la vieillerie rédhibitoire de sa politique menée, digne d'un Charles X. Les yeux des français sont blasés par un an de macronisme ultra-libéral. Sur ce point, le petit banquier a tenu toutes ses promesses : il est bien le fils spirituel studieux et appliqué de Milton Friedmann, conseiller de Pinochet... !

1)-L'hyper présence de Macron :

On voit bien que Macron ne maîtrise plus rien, ne "capte" plus, comme le montre notamment son omniprésence médiatique quasi quotidienne, depuis son débat raté avec Plenel et Bourdin. Pas un seul jour sans voir la bobine inoubliable de ce Jupiter en plastique, et la fébrilité qui s'y attache. Pas un seul jour où on ne pense : "un Président digne de ce nom ne devrait pas se conduire comme cela". Il en fait dix fois plus que les confidences de Hollande à deux journalistes : personne ne moufte, personne pour dire qu'avec un tel mode opératoire, la fonction présidentielle est tombée dans les eaux sales du caniveau de la non pensée élyséenne... !

2)-De nombreux médias lâchent Macron :

Mais ce n'est pas tout. Le parti médiatique, "la seconde peau du système", pour reprendre l'expression de JLM, est en train de lâcher l'inconnu de la campagne présidentielle 2017. Qui ne doit sa victoire qu'aux 54 "une" des journaux aux ordres. FEU SUR LE PALAIS IMPERIAL. Ce fut d'abord "Le Canard enchainé", qui dénonça la coupe budgétaire de 7 milliards prévus dans l'enveloppe des minimas sociaux. Ensuite, France Inter pointa les rabais consentis pendant sa campagne, ce qui lui a permis de ne pas dépasser la limite autorisée. De même, dans un article cinglant, Hubert Huertas sur Mediapart, critiqua la politique du glyphosate de Hulot et des autres. A présent, c'est Le Monde et Marianne qui s'y collent, faisant des gorges chaudes sur une lettre de Jean Pisani-Ferry et Philippe Aghlion, les meilleurs conseillers économiques de Macron pendant sa campagne, réclamant un virage à gauche ; afin que la question sociale soit mieux prise en compte. De façon générale, le ton des médias a changé : même BFMTV cogne à boulets rouge contre son président bien aimé, ne ménageant pas ses critiques pour celui qu'elle a imposé sans vergogne aux français l'an passé, dans les circonstances extravagantes que l'on sait. Et Hollande donne enfin l'estocade, multipliant les vacheries contre Macron, à l'occasion de la promotion de son dernier ouvrage..

On le sait : tout le système macronien repose sur la confiscation des médias aux ordres du Pouvoir. Que les médias changent de camp, et c'est tout le système qui s'effondre, pareil à un château de cartes... ! L'oligarchie en aurait-elle soudain assez de son poulain ? Voudrait-elle mettre à sa place Marion Marechal-Le Pen, comme le murmurent les mauvaises langues ? Je l'ignore, ne fréquentant pas ces milieux, invités du club Bilderberg. Ce que je sais en revanche, c'est que Macron est pris dans la contradiction suivante :

1)-D'un côté mener des réformes libérales au pas de charge, imposant une société du malheur pour tous. Comme écrivait Aragon : "le déroulement des choses à venir leur est déjà connu. Belle lurette qu'il a eu lieu, l'avenir, pour eux ce ne sera plus qu'un éternel recommencement" (préface à l'ouvrage de Milan Kundera "La plaisanterie", Gallimard 1968). C'est exactement la même chose pour nous, français de 2018 : "l'avenir radieux" chanté par Macron, ce ne sera jamais que le recommencement de l'éternelle politique libérale de Giscard et de Mitterand, générant sciemment le chômage, la pauvreté de masse, l'isolement et le malheur de vivre de millions de femmes et d'hommes : sans que personne en moufte, et ne dise : CA NE PEUT PLUS DURER COMME CA...!

2)-De l'autre, la nécessité de maintenir une certaine acceptation sociale pour rester à l'Elysee : voir analyse d'Alain Badiou sur LCP avec Olivier Mongin de mai 2017).

Or justement, avec le réveil des luttes catégorielles (cheminots, étudiants, personnel hospitalier et des Ehpad, caissières de Carrefour, retraites), le succès de la fête à Macron du 5 mai, la grande et belle manifestation du 26 mai avec 65 000 manifestants à Marseille, l'acceptation sociale minimale est en train de fondre comme neige au soleil. NOUS NOUS DIRIGEONS VERS UN TRÈS LONG MAI 68 : avec une société en colère dans la rue, multipliant les luttes, et que personne ne pourra arrêter. Une France perpétuellement en grève contre Macron et qui, de plus, reçoit l'appui inattendu des médias officiels, soucieux tout à coup de tourner casaque.

Voilà pourquoi il faut que JLM s'en mêle. Et rassemble positivement tous les manifestants autour de notre programme antilibéral, "L'avenir en commun", préconisant une société d'entraide et de partage, capable d'arracher le Peuple français au malheur opaque dans lesquel il s'enfonce depuis 35 ans, depuis Giscard. Il faut donc sortir de la naphtaline notre programme AEC et son rédacteur : Jacques Genereux, afin de tenir compte des aspirations des jeunes et des adultes en colère, clairement demandeurs d'une offensive politique extra système. Dans le climat social actuel de "REVOLUTION PERMANENTE" cher à Georges Moustaki, ce qui compte, c'est la popularisation d'un nouveau corps d'idées de nature à modifier l'ordre ancien de ce monde. C'est de faire de la Politique avec un grand P : POLITIQUE D'ABORD ...!

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.