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Billet de blog 12 juil. 2015

QUAND LA DIRECTION DU PG PRATIQUE LE DENI DU REEL...!

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QUAND LA DIRECTION DU PG PRATIQUE LE DENI DU REEL...!

1)- ARIANE ECRIT : "La grosse rigolade (mais pas pour les Grecs) continue : le PG demande à Hollande d’intervenir !!! Ou vous êtes idiots ou vous jouez bien mal la comédie !!"

2)- Brigitte PASCALL : "Le Parti de gauche demande à Hollande d'intervenir, afin de "sauver" les dernières propositions de Tsipras. Ce qui revient à soutenir (de façon pathétique) des concessions très dures faites à l'Eurogroupe. Et avec malheureusement, une nouvelle louche de misère et de détresse pour le Peuple grec, déjà essore, exangue. D'ailleurs, ces derniers ne s'y trompent pas, étant 78% à rejeter violemment, catégoriquement, ce plan élaboré avec des énarques français du PS.

Parfois, si l'Histoire peut être hésitante, jamais le présent combat n'aura été aussi limpide : Le Peuple grec contre L'Europe, pilier hégémonique de la Bourgeoisie. La survie d'un Peuple tout entier contre la dictature des banques. Jamais les mots de Paul Nizan, "il n'y a jamais que deux partis à prendre : celui des oppresseurs et celui des opprimés", et d'Elsa TRIOLET, "les barricades n'ont que deux côtés n'ont été aussi vérifiés que dans la crise grecque actuelle.

A partir de là, dire comme certains au PG : "l'Histoire jugera très sévèrement l'attitude de Schaüble, ses petits calculs politiciens"(sic), visant à obtenir une sortie temporaire de la Grèce de la zone euro. Réserver sa colère aux seuls partisans du Grexit, c'est se mettre directement au service de la Bourgeoisie européenne, CONTRE LES PEUPLES grec et européen martyrisés, paupérisés : 32 millions de chômeurs européens, 125 millions de pauvres dans la zone européenne. Peuples givrés de solitude et de dépression dans ce BAGNE MURE DE RUINES, qu'est devenue la construction européenne, 60 ans après sa création. "Une prison pour les Peuples" vient de dire fort justement Zoé Constantopolou, Présidente du Parlement grec...

Et c'est là où on voit combien, malgré ses mots d'ordre alléchants "Place au Peuple", "Révolution citoyenne", la petite bourgeoisie, -et la bourgeoisie, dirigeant le Parti de gauche défend les seuls mots d'ordre culturels qui lui parlent, où elle existe en tant que petite bourgeoisie européiste : l'Europe, l'Europe, l'Europe. Pour le reste, elle entretient complaisamment une stupéfiante cécité face à l'ampleur du chômage et de la pauvreté, directement produits par l'Europe aux yeux de pierre depuis ses débuts. Cette direction préfère congédier le réel, lui faire débarrasser le plancher. Débrancher les capteurs de la culpabilité et de la mémoire. Préférant le DENI DE REALITE, ce mécanisme consistant à refouler une chose qu'elle ne peut pas avaler (la pauvreté de masse), pour lui substituer du bobard extra-large (le discours européiste comme rideau de fumée). Substituer à l'insupportable quelque chose de supportable...!

Depuis 2009, j'écris tous les jours sur Facebook sur le chômage et la pauvreté. D'abord sur un petit compte de 150 amis, mon seul espace des possibles, mes articles sur le chômage s'étant vus violemment refuser de la part de cette gauche critique, tout parti et formation confondus : refus de publier mes articles par la Direction du PG, du PCF, du NPA, d'ATTAC, du journal "L'Humanité", ou de maisons d'édition comme "La Découverte"...

A force de coups de cravache dans la figure, je sais donc les yeux fermés l'incroyable difficulté qu' il y a à se battre, rien que pour que ces questions ACCEDENT DANS LA BULLE MEDIATIQUE DES SUJETS DONT ON PARLE.

L'âpre combat que nous venons de mener, dans le cadre du congrès du PG de Villejuif, où nous avons eu trois minutes pour défendre nos idées de sortie partielle ou totale de la zone euro (soit une autre façon de parler de la question sociale) ; contre 23 minutes allouées complaisamment au défenseur de la position de la "désobéissance" illustre également ce même déni du réel pratiqué par la Direction du PG : son choix forcené en faveur de l'Europe "heureuse" : son mépris puant, pour tout ce qui ressemble à une vraie défense des classes dominées : à travers la demande d'un affranchissement de la contrainte européenne ; et d'UNE VIE DECENTE POUR CHACUN, grâce à un emploi correctement remunéré ou un revenu d'existence suffisant.

La bataille n'est pas terminée : elle ne fait que commencer. On essaiera, je présume, de dire que j'ai perdu mon enthousiasme. A tort. Le combat se poursuit. On l'entend encore.

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