La réalité d'Auchwitz-Birkenau

Contester l'existence des chambres à gaz est inexact et maladroit, vu l'avalanche de preuves, témoignages de déportés, mais aussi du "patron" SS de Birkenau dans le film Shoah de Claude Lanzmann, disant aux déporté (e) nu(e)s envoyées dans la chambre à gaz : "Rauf Schnell".

1°)- Brigitte Pascall : Contester l'existence des chambres à gaz est inexact et maladroit, vu l'avalanche de preuves, témoignages de déportés, mais aussi du "patron" SS de Birkenau dans le film Shoah de Claude Lanzmann, disant aux déporté (e) nu(e)s envoyées dans la chambre à gaz: "Rauf Schnell".

En revanche, c'est un bon argument que de dire qu'il n'y avait pas "que" des juifs à Auchwitz : cf Charlotte Delbo, secrétaire de Louis Jouvet, idéportée à Auchwitz, pointant la bigarrure des prisonniers dans : "Aucun de nous ne reviendra", édition de Minuit., 1970.

2°)-Luçon Gérard ; quelle avalanche de preuves? des témoignages de gens qui manifestement n'y sont pas entrés puisqu'ils ont survécu ... c'est couillon, un de mes oncles, communiste, a été à Auschwitz comme "client" et s'en est échappé, il n'était pas juif ... il avait un joli tatouage sur l'avant-bras mais n'en parlait pas, comme il ne parlait pas des chambres à gaz, des conditions de détention ... mais bon, la dignité n'est pas forcément une chose innée !!!

3°)-Brigitte Pascall : Extrait du livre de Charlotte DELBO :"Aucun de nous ne reviendra", édition de Minuit, 1970 :

"Il y a ceux qui viennent de Varsovie avec de grands châles et des baluchons noués.

Il y a ceux qui viennent de Zagreb les femmes avec les mouchoirs sur la tête.

I l y a ceux qui viennent du Danube avec des tricots faits à la veillée avec des laines multicolores.

Il y a ceux qui viennent de Grèce, ils ont emporté des olives noires et du Rajat-Lokoum.

Il y a ceux qui viennent de Monte Carlo :

Ils étaient au casino. Ils sont en frac avec un plastron que le voyage a tout cassé

Ils ont des ventres et ils sont chauves

Ce sont de gros banquiers qui jouaient à la banque

Il y a des mariés qui sortaient de la synagogue avec la mariée en blanc et en voile, tout fripée d'avoir couché à même le plancher du wagon

Le marié en noir et en tube les gants salis

Les parents et les invités, les femmes avec des sacs à perle/ Qui tous regrettent de n'avoir pu passer à la maison mettre un vêtement moins fragile/

Le rabbin se tient droit et marche le premier : il a toujours été un exemple pour les autres.

Il y a les fillettes d'un pensionnat avec leur jupes plissées toutes pareilles, leur chapeau à ruban qui flotte.

Elles tirent bien leurs chaussettes en descendant.

ET elles vont gentiment par cinq, comme à la promenade de jeudi se tenant par la main et ne sachant.

Que peut-on faire aux petites filles d'un pensionnat qui sont avec la maitresse ?

La maîtresse leur dit : Soyons sages les petites". Elles n'ont pas envie de n'être pas sages" (s

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