1°)- Brigitte Pascall : Interdiction des cultes publics : les cathos se rebiffent. Notamment, une manifestation des croyants était prévue devant la Cathédrale de Saint Eustache. Bien sûr, le grand progressiste de choc Lallement interdit le rassemblement.
Il faut se souvenir que les cathos ont été "mous" lors du premier confinement : surtout la hiérarchie. Ne se réveillant un peu que pour la semaine sainte. Cette fois-ci, ils se battent vraiment : voilà pourquoi je leur consacre cet article.
Le refus de Lallement fait suite au rejet par le Conseil d'Etat du référé liberté déposé par l'Eglise catholique.
Les célébrations d'obsèques, de mariages et les visites de fidèles restent autorisées, mais sont strictement encadrées (1).
Ne dites pas : "cela ne me concerne pas, c'est une affaire propre aux cathos traditionalistes" (sic).
Le refus d'autoriser un rassemblement pose le problème de l'interdiction de manifester, bien que ce droit soit constitutionnellement reconnu.
Depuis la loi de 1884 autorisant les rassemblements, il y a toujours eu une application très libérale de ce droit.
Au cours des années 70, 99% des manifestations étaient autorisées. Sauf 1% d'entre elles : il s'agissait des petits rassemblements contre la politique du Shah d'Iran ou d'Hussein de Jordanie, de nature à créer des litiges diplomatiques avec telle ou telle capitale étrangère.
Aujourd'hui, c'est tout le contraire : le droit de manifester est interdit. Et personne ne moufte.
Ainsi, notre camarade Patricia, militante de la FI, gilet jaune, raconte : les Gilets Jaunes s'étaient regroupés à 14 heures devant le Conseil d'Etat. La Police nous a aussitôt nassés, pris un à un, pour nous infliger 135 euros d'amende. Elle est pas belle la liberté de manifester dans la France 2020 ?!
Dans un billet de blog "Vu du droit" intitulé "Macron et l'exécution de sa feuille de route : au prix de nos libertés", de janvier 2019, Régis de Castelnau, ex-bâtonnier du Barreau de Paris, raconte la sociogenèse de cette privation, hélas bien avancée, de toutes nos libertés publiques :
"D'abord, il y eut les élections truquées de 2017, qui ont porté Macron au Pouvoir (sic). Ensuite et pour rester au Pouvoir, accomplir le mandat donné par l'oligarchie financière, Macron dispose de deux outils :
1°)-"L'idéologie liberticide consistant à dire que la fin justifie les moyens : que s'il faut basculer dans une société autoritaire, voire dictatoriale, il n'y a aucun problème" (sic). Il faut supprimer le droit de manifester ? Eh bien, on le supprimera sans vergogne !
En l'espèce, et s'agissant de la durée de l'Etat d'urgence, on n'a pas hésité à basculer dans une société dictatoriale, où l'exécutif a tous les pouvoirs.
2°)-- "Le deuxième outil est l'empressement de la Justice à mettre en oeuvre une politique exigée par Macron aussi illégale qu'antirépublicaine (sic).
En clair, nous sommes en dictature, celle de l'approfondissement de la domination de la Classe dominante sur les Classes populaires, les gueux, les sans nom, les sans grade que nous sommes, à travers le seul usage de la violence d'Etat. Et personne ne moufte !
En ce moment, le bloc bourgeois se fissure, entre les partisans de Macron. De la ruine totale de notre pays, du grand reset, faisant de nous des esclaves à vie. Et ceux qui (le Sénat, le MEDEF, l'AMF) défendent l'ouverture des églises, des commerces et la fin du télétravail 5 jours sur cinq. Et ce faisant la survie de notre économie nationale.
A nous de les soutenir activement sur les réseaux sociaux.
Comme on disait dans les années soixante-dix : ON A RAISON DE SE REVOLTER !
2°)-Le Figaro, Par Paule Gonzalès
Le Conseil d'État a rejeté samedi le recours liberté déposé par la conférence des évêques de France, des religieux agissant en leur nom, ainsi que plusieurs associations catholiques et pratiquants agissant en leur nom. Ils demandaient la levée de l'interdiction de célébrer des messes pendant le reconfinement.
Les juges du Palais royal ont estimé qu'à ce jour, cette interdiction était proportionnée au vu des risques sanitaires et de la nécessité constitutionnelle de protection de la santé et par rapport à la liberté fondamentale de culte.
Juge de l'urgence et de la situation immédiate le Conseil d'État introduit cependant une clause de revoyure fixée au 16 novembre prochain, date à laquelle le gouvernement doit faire un premier point du reconfinement. Il demande au gouvernement une concertation avec les représentants du culte si l'urgence sanitaire et ses restrictions devaient être prolongées au-delà du 16 novembre.
Il maintient ainsi l'autorisation des seules cérémonies d'obsèques limitées à 30 personnes, des mariages limités à six personnes, et des visites de fidèles dans les églises ou à domicile.
Il demande en revanche au gouvernement, comme il s'y est engagé à l'audience, de clarifier l'attestation afin que les fidèles puissent se rendre plus facilement à l'Église. Enfin dans un de ses considérants, il estime que les mesures prises par les lieux de culte ne sont pas toujours satisfaisantes.
2°)- Brigitte Pascall : Le Conseil d'Etat, éternel laquais du Pouvoir macronien, refuse la célébration de messes pendant el confinement. Il estime "cette interdiction proportionnée au vu des risques sanitaires et de la nécessité constitutionnelle de protection de la santé" (sic). Soit.
Mais la concentration de populations et le risque de transmission du virus dans les transports en commun et au travail ne sont-ils pas supérieurs au risque généré par une église, où les pratiquants sont clairement espacés les uns des autres ?
On le voit : deux poids, deux mesures, selon que l'activité est "rentable" à l'économie, ou qu'elle soit de nature simplement spirituelle ! Autrement dit "non essentielle" pour Castex et Macron : car en vous y trompez pas : ce sont bien eux qui ont décidé, in fine......! !