1°)-P-Y BASDEMESION : Ruffin ? Je ne le connaissais pas il y a quelques mois, j'ai suivi ces discours devant les parlementaires et sur le terrain...il semble honnête.
2°)- Brigitte Pascall : Ruffin roule pour Macron : ils sont allés au même collège privé d'Amiens, et cela crée des liens.
En 2017, les salariés licenciés d'ECOPLA (Isère) sont venus voir Ruffin, afin qu'il les défendent. Ruffin est allé Tour Montparnasse avec les salariés voir le candidat Macron, et non pas Mélenchon.
Macron a faussement promis de les défendre et de venir les voir. Il est venu en Isère et s'est fait filmer en train de défendre pendant une heure sa politique libérale, cassant des emplois, augmentation du profit oblige.
Ruffin aussi s'est fait une super publicité sur le dos des salariés d'ECOPLA, qui ont fini par être licenciés l'été 2017 et abandonnés, tant par Macron que par Ruffin;
3°)- TCI Maul Disputh : "Cette histoire mis en scène par R. BRANCO ne démontre pas l'insincerité de RUFFIN, qui l'assume.. La sollicitation de MACRON s'est faite, AVEC l'approbation des salariés. Il est évident que ce type de séquence en pleine campagne électorale est un "bonus" de communication.
QUI ? Connaissait RUFFIN à cette époque ? Je suis triste que le projet de reprise en SCOP par les salariés ait échouée. ( je n'en connais d'ailleurs pas la raison ?)
4°)-Brigitte Pascall :
4.1°)-D'abord, je n'ai pas besoin de Branco pour analyser ce plan de licenciement économique, sujet que je connais hélas bien pour m'en être occupée sur le plan professionnel.
4.2°)-On voit visiblement que vous n'avez jamais défendu des salariés licenciés : aujourd'hui, un enfant de 4 ans sait que sauf miracle, un salarié qui perd son emploi n'en retrouvera pas un équivalent.
II ne faut pas leur promettre des choses que l'on sait ne pas devoir tenir.
C'est le cas précisément de Ruffin et Macron, qui ont fait croire aux pauvres salariés d'ECOPLA , qu'ils allaient leur sauver leur emplois. Et qui les ont laissé tomber comme une vieille chaussette, une fois l'élection présidentielle passée. Ce qu'ils ont fait c'est du foutage de gueule, point barre.
4.3°)- Les raisons de l'échec de la création de la SCOP Ecopla, me rappellent l'histoire de la célèbre SCOP LIP dans les années 70 avec Charles PIAGET. "On fabrique, on vend on se paye" disaient courageusement les LIP, lorsqu'ils ont créé leur SCOP : avant de se casser la figure. Il faut savoir que 90% des entreprises nouvellement créées ferment le rideau au bout 'un an. Ce chiffre est de presque 100% pour les SCOP, essayant de mettre un peu de social dans la cupidité capitaliste.
4.4°)- L'échec de la SCOP d'ECOPLA est à resituer dans le capitalisme mondialisé. Comme explique Frédéric Lordon dans son excellent ouvrage analysant la crise des subprimes et intitulé : "Et la vertu sauvera le monde...Après la débacle financière, le salut par l'éthique", édition Raison d'agir, 2009 : "aux capitalistes, il en faut toujours plus : toujours plus de profit, toujours plus de grandiose, toujours plus de part de marché internationale" (sic). Et, dans ce décor hyper concurrentiel, la SCOP est une frêle esquif en papier voulant aller de Bordeaux à New York : elle n'a aucune chance de survivre.
4.5°)- Sans oublier la célèbre mais hyper actuelle loi de la baisse tendancielle du taux de profit énoncée par MARX. A un moment où le dollar est mort et enterré et que Trump envoie aux américains des hélicoptères monnaie, que vaut la vraie valeur, hier de l'horlogerie de LIP, aujourd'hui de la production d'ECOPLA.
4.6°)- Pour moi, la SCOP fait partie de ces rêveries rocardiennes d'un capitalisme "gentil", moins agressif que les requins de la finance. Mais venant de militants hyper intégrés à la société capitaliste comme Rocard : qui, on le rappelle, était énarque, inspecteur des finances. Et qui louait l'ENA, "une grande école de rigueur" (sic). Possible pendant le capitalisme des trente Glorieuses. Non viable aujourd'hui. Pour ma part, je préfère travailler avec les associations 1901, qui ne font pas d'opérations d'achat et de vente, et qui défendent l'intérêt général, et "que" l'intérêt général..
4.7°)-On met sur le même plan le candidat de droite qu'a toujours été Macron et Ruffin, notable d'Amiens, qui a intenté un procès à une liste de la FI non ralliée à "l'union de la gôche" la veille du jour du scrutin. Résultat : 10 000 euros de frais pour la liste dissidente de Cédric Maisse, chef de liste de "Amiens insoumise".
4.8°)-Mon appréciation personnelle de Ruffin est la même que celle de Jean-Pierre Garnier dans son livre : "Le grand guignol de la gauche radicale", édition critiques, 2017. A propos de Ruffin, il écrit :
Au demeurant, Ruffin avait admis, pressé par Patrick Cohen, éprouver un peu de sympathie personnelle pour Macron, partenaire involontaire de combat (2017), qui a sa préférence, allant même jusqu'à parler à son propos de "thatchérisme au visage poupin", ce qui traduirait presque une certaine tendresse à son égard"" (sic).
En clair, Ruffin est plus proche de Macron que de JLM !