Il n'y aura pas d'élection en France en 2022 !

Il n'y aura pas d'élection en 2022, tout comme il n'y a pas eu d'élection en 2017...! Article rédigé par Dominique Kern et Brigitte Pascall.

 

Dominique Kern : il n'y aura pas d'élection en France en 2022 tout comme il n'y a pas eu d'élection en 2017. C'est très facile à comprendre, puisque les gens ne se déplacent plus dans les urinoirs démocratiques (pardon les isoloirs)...Les gens, ils vont préférer la rue et de plus en plus... C'est le seul lieu politique : ça l'a toujours été d'ailleurs depuis toujours dans notre pays.

La différence, c'est qu'avant, quand la rue s'exprimait, elle était un peu écoutée : même si on fusillait les leaders, si on envoyait au bagne les communards.

Si le programme du CNR a été appliqué vite, c'est grâce au million de miliciens communistes armés, il ne faut jamais l'oublier !"

2°)- Brigitte Pascall : OUI, il n'y a pas eu d'élection sincère en 2017.

Comme écrit Alain Badiou décrivant les élections truquées d'un pays africain : "l'on monte de sanglantes expéditions militaires un peu partout, notamment en Afrique, pour faire respecter les "droits de l'homme", c'est à dire les droits des puissants à dépecer des états, mettre partout au pouvoir, à travers des élections fantomatiques, des valets corrompus,  lesquels livreront pour rien aux susdits puissants la totalité des ressources du pays" (sic) (cf  Le réveil de l'Histoire, édition Lignes, 2012, page 12).

En 2017, la France a été traitée comme un pays africain. Le bloc bourgeois, Rothshild, Soros, ont imposé, par une campagne médiatico-juridique, le candidat Macron, inconnu de tous. Sans assise électorale. Sans parti, intellectuel collectif,- LREM n'est rien de tout cela-, capable de le populariser. Et de l'imposer dans le pays, avec un corps d'idées étayé, argumenté. On se souvient encore du candidat Macron disant délicatement en janvier 2017 : "les programmes, on s'en fout.. !"

La candidature Macron était le clone de la candidature centriste Lecanuet 1965. Curieusement, Macron a fait 25% au premier tour des présidentielles contre 12% pour Lecanuet. Pourtant, il n'y a pas 50% de cadres dans le pays, mais 55% d'ouvriers et d'employés. Aucune femme et homme politique n'a moufté.

Alain Badiou a parlé de "coup d'état démocratique" (sic), expliquant l'arrivée de Macron à l'Elysée,(cf "Eloge de la Politique", édition Café Voltaire/Flammarion, 2017). Il a du interrompre rapidement la promotion de son livre...

Il est évident que la Présidentielle 2022 sera sur le même modèle que celle de 2017. L'analyse de Dominique est donc malheureusement rigoureusement exacte.

Le seul moyen de se faire entendre, c'est de descendre dans la rue. En créant une opposition extra parlementaire. Rappelons que le mouvement des Gilets Jaunes a fait très peur à Macron au mois de décembre 2018. Et qu'un hélicoptère se tenait prêt à l'exfiltrer du pays...

1°)-Le mouvement des Gilets Jaunes, qui s'est imposé dans le champ politique et dans le coeur des français, comme opposition non parlementaire a donc sa carte à jouer en 2022.

2°)-La figure de Didier Raoult constitue aussi une forme d'opposition à Macron non parlementaire, très vive dans le pays : comme en témoigne l'audience de ses vidéos. Très modestement, je poste un article sur Raoult : et c'est aussitôt un Himalaya de likes et de partages...Que sa dernière vidéo soit supprimée par Youtube : et c'est aussitôt l'incendie sur Tweeter et Facebook !

Voilà deux oppositions bien vivantes à Macron qui se réveillent, ont des lendemains qui chantent sous le soleil.

Le Rassemblement "Le Peuple d'abord",  regroupant les  Insoumis démocrates, les Franchement insoumis, le courant interne/externe à la FI : "Rupture, pouvoir aux insoumis", le PRCF, le PARDEM et  le CNSJS. Dont le porte-parole pourrait être Jacques Généreux, Jacques Sapir ou Jacques Cotta : c'est un laboratoire d'idées soutenant le mouvement des Gilets Jaunes et le Professeur Didier Raoult. Il a rédigé un programme en 23 points au service de ces deux combats populaires.

Facilitant l'émergence d'une nouvelle hégémonie idéologique, mère de toute victoire politique sur le terrain.

 

 

 

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