Mélenchon s'enfonce dans ses incohérences, devenues fange...

Article sur Mélenchon 2020 rédigé par Olivier Delorme romancier et Yul Bencher, membre du Rassemblement "Le Peuple d'abord"

1°)-Olivier Delorme Romancier parle de Mélenchon :

 Quand je pense qu'à un moment j'ai pu considérer Mélenchon, non vraiment comme un espoir, mais comme un pédagogue de qualité, qui savait, entre autres choses, assumer l'histoire de France - conscience sans laquelle il n'y a pas d'avenir.

J'ai voté pour lui une fois. Pas à la dernière présidentielle - et je ne le regrette pas, aujourd'hui moins que jamais. A celle d'avant.

A la veille du premier tour, la dernière fois, j'hésitais encore. J'ai compris que tout cela n'était que du vent, lorsqu'à Dijon il a dit qu'il ne sortirait pas la France de l'euro. Toute la campagne avait été ambiguë, à commencer par la page blanche du Plan B sur le site programmatique.

Ce soir de Dijon, je voulais encore douter; ce sont d'anciens du Parti de gauche qui, dans une longue discussion sur Messenger, ont fini de me dessiller.

Depuis, je l'ai vu s'enfoncer dans les incohérences, purger son mouvement gazeux des meilleurs, partir d'autres, dégoûtés de pratiques et de propos... Longtemps, je me suis interdit de critiquer publiquement parce que je pensais que quelque chose restait peut-être possible.

Puis il y a eu le défilé avec les barbus et les voilées. Et des incohérences, on est passé à la fange. La démagogie n'a aucune limite. Dans son cas, elle est en plus singulièrement stupide car pour gagner quelques poignées de voix gauchistes, islamistes et indigénistes, il va évidemment en perdre beaucoup plus.

Décidément, la politique française n'est plus qu'un champ de ruines.

2°)- Yul Bencher :

Donc s'il (Mélenchon) vient au pouvoir, il fera tirer sur les manifestants ? Nan, je plaisante (à moitié seulement). Il ne sait plus quelle attitude adopter, quelle posture prendre, à quelle idéologie se référer pour exister.

C'est symptomatique de la période, surtout lorsqu'on observe les résultats des législatives partielles qui se sont tenues dernièrement, montrant l'ensemble des partis écrabouillés par une abstention intersidérale. Elle atteint des chiffres jamais égalés dans la troisième, euh, je veux dire la cinquième République (proches de 90%).

Il est tout de même intéressant de voir l'idiot Mélenchon se débattre dans un marigot où tel un animal pris dans la lise, il s'enfonce inexorablement alors qu'un boulevard lui était offert depuis longtemps, face à Hollande puis, face à Macron.

Mais tous sont désormais logés à cette même enseigne d'infamie, tant les scandales, les corruptions diverses, la paresse intellectuelle, la gabegie, les copinages, les conflits d'intérêt, désormais exposés sur la place publique signent une fin d'époque.

Toutefois, il faut toujours garder à l'esprit que la baisse générale du taux de profit reste le véritable chef d'orchestre de cette période décadente.

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