ON SE MARRE : COQUEREL, NOUVEAU CHE GUEVARA DES PAUVRES !

On se marre : Coquerel fait la "Une" de Politis, sur le thème : "Gilets Jaunes : un moment révolutionnaire" : le journal le désignant ainsi comme le nouveau Che Guevara de Prisunic de la cause des ronds-points : alors qu'il n'y a pas plus apparatchik que lui, ayant viré en janvier 2015 Ramzi, Marie-Luce du BN du PG, pour avoir mené à Libourne une réunion de courant, préconisant la sortie de la zone euro. Comme si un député, rémunéré 20 000 euros par mois, était le mieux placé pour défendre la cause des Gilets Jaunes, dont la doléance numéro une est :

1)- "de pouvoir bouffer à la fin du mois"(sic). 80% des français ont du mal à joindre les deux bouts explique le rapport du Médiateur de la Republique 2015.

2)- "Avoir une pension de retraite suivant le coût de la vie", demande la pétition lancée par Francine, retraitée, et qui a déjà obtenu plus de 240 000 signatures !

3)-Obtenir le retour de l'ISF et l'obtention du RIC, référendum d'initiative citoyenne.

J'écoute attentivement Coquerel dans sa phase "Gilets Jaunes", essayant de faire du "social". Certes, on voit bien des efforts de sa part. Mais son discours médiocre, ennuyeux manque de sincérité, de chaleur humaine, pour soutenir, tirer véritablement vers le haut les sans nom, les sans grade que nous sommes, avec nos misères et nos larmes. Coquerel participe de cette "fausse" gauche opportuniste qui tient le système. Hier encore, il donnait du "Monsieur" à Macron. Aujourd'hui, il essaie de récupérer lourdement le mouvement des Gilets Jaunes, oubliant son hostilité première à cette mobilisation jugée "facho"(sic), comme il disait en novembre dernier. Et dans la direction de la FI, il n'était pas le seul d'ailleurs. Et puis soudainement, en l'espace d'une seule nuit, il trouve que le mouvement des Gilets Jaunes a de beaux yeux, surtout avec un sondage montrant que 70% des français soutiennent toujours les GJ, au bout de onze semaines de luttes. Et ce, malgré les chiffres truqués de Castaner a chaque mobilisation des GJ, tous les samedis. Malgré ou peut être à cause des mauvais traitements de la Police et de la Justice (projet de loi anti casseurs) contre les Gilets Jaunes, traités, comme la métropole française de la IIIème République traitait les Peuples colonisés, en citoyens de seconde zone.

Plus tard, les historiens jugeront très sévèrement, ou rigoleront plein pot, c'est selon, de ces retournements de veste lamentables, dignes du théâtre de Guignol. On rappellera à Coquerel son refus catégorique de répondre à la lettre de Mickael Wamen, l'invitant à défiler contre Macron le 18 novembre 2018 : au seul motif que, pour lui et le reste de la direction de la FI, "MACRON A LE POINT" (sic), "MACRON A LE POINT"(sic), "MACRON A LE POINT"(sic), ce qui exonérait semble-t-il de se battre contre la casse abjecte de notre code du travail vieux de plus de 100 ans...!

Mais aujourd'hui, et comme dans la chanson, Coquerel a la mémoire qui flanche. Il nous jure, la main sur le coeur, qu'il aime le Peuple, comme d'aucun dirait : "j'aime le cassoulet" : attitude puante d'hypocrisie, d'opportunisme grossier, fausse sincérité : lui qui n'a eu de cesse de mettre mes articles sur le chômage et la pauvreté à la poubelle, lorsque j'étais au PG (c'est lui qui m'en a virée !), Responsable de la Commission Chomage-précarité : où il passait ses après-midi à caviarder mes projets de tract sur la pauvreté, mettre mes propositions de création d'emplois dans le secteur non marchand et projets de livrets au rancart.

Y'a pas à dire : Coquerel a plus de talent à faire des croche-pattes fielleux, perfides et venimeux, aux militants du PG/FI voulant sincèrement défendre la question sociale ; plutôt qu'à se transmuer en tribun hugolien se battant pour l'abolition de la misère, dans un discours inoubliable. Coquerel, ce sera toujours le triomphe du penser plat et des idées courtes, le totalitarisme du déjà vu, déjà entendu. Elle s'arrête au premier étage, sa pseudo envolée sociale et encore... Et bien sûr, en se tenant solidement à la rampe de l'escalier...! Le tout dit avec un coeur d'huissier venu récupérer les meubles du pauvre expulsé de chez lui, faute de loyers payés : plutôt qu'avec le célèbre accent de sincérité de l'Abbe PIERRE, tonnant, nous saisissant les tripes, lors de son discours de l'hiver 54...!

Comme écrit Alain Badiou : "la gauche a toujours été une institution du pouvoir dominant, elle en est une nuance" (sic) (Éloge de la politique", édition Café Voltaire/Flammarion, 2017). Faire croire qu'elle défend sincèrement le Peuple, est un fake grossier. Coquerel n'a d'autre but que de sauver son poste, le soldat Macron, servir le pouvoir dominant : notamment, en faisant très attention de ne pas relayer les Gilets Jaunes, lorsqu'ils demandent la démission du locataire de l'Elysée. Mais aussi, dans leur demande d'obtention d'une vie décente, un peu plus d'argent pour finir le mois.

2019 va être une année charnière, où les Gilets jaunes vont se structurer en parti, former un nouvel intellectuel collectif. Elaborant un nouveau corps d'idées, dont beaucoup seront reprises de notre programme "L'avenir en commun". Tandis que la petite gauche des notables, décrédibilisée, démonétisée, pourra juste survivre seulement à cette Révolution sociale imposée par les classes populaires...!

 

 

 

 

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