Le coup d'état démocratique de Macron

On le sait tous : Macron est arrivé au Pouvoir en 2017, suite à un "coup d'état démocratique", pour reprendre l'excellente formule d'Alain Badiou, tiré de son ouvrage : "Eloge de la Politique", édition Café Voltaire/Flammarion, 2016.

1°)- Le coup d'état "démocratique" de Macron :

On le sait tous : Macron est arrivé au Pouvoir en 2017, suite à un "coup d'état démocratique", pour reprendre l'excellente formule d'Alain Badiou, tiré de son ouvrage : "Eloge de la Politique", édition Café Voltaire/Flammarion, 2016. Badiou s'était expliqué sur son titre : en réalité, il faut lire : ""un coup d'Etat s'inscrivant dans la procédure de l'élection présidentielle au suffrage universel"

Il faut savoir aussi, que la promotion du livre d'Alain Badiou, qui commençait très fort, a été interrompue  au début du mois d'octobre 2017, du jour au lendemain par les sbires de Macron : ce qui montre combien ce livre lucide et intelligent  gênait le petit banquier !

Régis de Castelnau résume aussi parfaitement la situation : "Le coup d’État financier, médiatique et judiciaire perpétré en 2017 a installé à la tête de l’État une bande minoritaire et illégitime. Incarnée par celui qui est leur chef, Emmanuel Macron"(sic), extrait de son billet de son blog "Vu du droit" du 6 octobre 2019, intitulé : "Pourquoi il ne faut pas demander le départ de Castaner".

En 2017, la France a été traitée comme un pays africain. Que fait-on en Afrique ? Dans son ouvrage, "Le réveil de l'Histoire", Alain Badiou répond : "On (les Etats-Unis) monte de sanglantes expéditions militaires un peu partout, notamment en Afrique, pour faire "respecter les droits de l'homme", c'est à dire les droits des puissants à dépecer les Etats, mettre partout au pouvoir -par la combinaison de l'occupation violente et "d'élections" fantomatiques -des valets corrompus, lesquels livreront pour rien aux susdits puissants la totalité des ressources du pays" (sic) ("Le réveil de l'Histoire", édition Lignes, 2012, page 12).

De la même façon, en 2017, grâce à des élections sans vérité, on a imposé le valet corrompu Macron à l'Elysée :
1°)-d'une part, pour siphonner les richesses françaises au profit des américains. 2°)-Surtout on a placé King Kostard, directement en réponse au mouvement anti Khomri de 2016, pour discipliner cette "populace", comme ils disent, qui avait eu l'audace de descendre dans la rue à 14 reprises, afin de s'opposer à un projet de loi (loi Khomri) voulu par la dictature supranationale de Bruxelles.

J'ai souvenir de la joie incroyable de Pierre Gattaz, suite à la réussite de cette sinistre entreprise. En effet, le Tour de France s'arrêtait un jour de juillet 2017 à Périgueux : on avait dressé des stands, en invitant notamment celui qui était encore "le patron des patrons". Il n'en pouvait plus de bonheur de cette nouvelle situation, comme le montre une photo vu de lui dans la "Dordogne libre" achetée à l'occasion, hilarant, plié en deux de rigolade, comme on ne l'avait jamais connu.

Ce qui rend cette analyse très crédible, c'est aussi une interview de Macron interrogé sur cette loi scélérate par des journalistes états-uniens en juin 2016 ; et qui, parlant en anglais (!), s'était exprimé de façon particulièrement brutale contre les manifestants anti-khomri : promettant d'y mettre fin et de faire régner l'ordre, alors qu'il n'avait pas encore déclaré sa candidature à l'Elysée, ce qu'il ne fera que le 30 août de mémoire ! Nouvelle Jeanne D'Arc, King Kostard a promis solennellement à la presse américaine de "bouter les manifestants de toutes des rues françaises !"

J'ouvre une parenthèse : chaque fois que le petit poudré s'exprime en anglais, hélas dernièrement dans le Times, sans que personne n'y trouve à redire, je ressens une forte envie de dégobiller. Imagine-t-on le Général de Gaulle parler anglais à Roosevelt ou Eisenhower ? Naturellement, un tel scénario eut été invraisemblable. Mais ce choix de la langue anglaise est bien la preuve, malheureusement, que la France n'est plus qu'une petite colonie des Etats-Unis, où le vassal (Macron) réaffirme son humble subordination, son obéissance totale au suzerain, à l'époque encore Obama : pire encore, dans la langue de l'état puissant. Situation plus humiliante, tu meurs.

2)-Les anciennes règles du jeu politique ne s'appliquent plus :

Comme écrit Chris Hedges, ex journaliste au New York Times, "les anciennes règles de la politique ne s appliquent plus." Nous ne nous sauveront qu en dressant un pouvoir contre le pouvoir. Et puisque nos 2 principaux partis politiques obéissent servilement au pouvoir des entreprises et montrent peu de différences essentielles sur presque tous les problèmes majeurs, de l impérialisme au capitalisme sans entrave nous devons partir de zéro. Les personnalités politiques, y compris celles de gauche comme Bernie Sanders sont des DISTRACTIONS. Ils n'ont aucun pouvoir au sein du parti démocrate. Ils servent à réduire la politique à des querelles personnelles et à une vaste émission de télé réalité perpétrée à des fins lucratives par des médias privés. Les va et vient quotidiens de ces personnalités détournent notre attention de la consolidation rapide de la richesse et du Pouvoir par la classe dominante sic) extrait de : "Peur contre Peur", 4 octobre 2019, site Les Crises.

De la   même façon, en France, l'opposition, notamment la FI, est "démonétisée", réduite à un rôle de figuration à l'Assemblée  Nationale, avec des amendements systématiquement jetés à la poubelle. Nos députés LFI achetés grassement avec l'argent du financement de la vie politique, comme on l'évoquait longuement dans un article récent : "La FI, un parapluie troué face à Macron". Il en est de même des responsables syndicaux également achetés avec l'argent du financement de la vie syndicale : 21 millions d'euros chaque année. Tous les corps intermédiaires sont devenus un théâtre de papier, un leurre qu'on agite et que l'on invite dans les médias, histoire de faire croire qu'on est toujours en démocratie.

Demain : suite de mon article avec : IL N'Y A PLUS DE CHEF DE L'OPPOSITION DE GAUCHE, véritable président bis, comme un Mitterrand par exemple dans les années 70, pour qui je n'ai jamais voté.

 

 

 

 

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