Alain BAUER, professeur de criminologie au CNAM, était invité ce matin sur LCI. Il a analysé la violence créée par l'Etat Républicain. L'Etat ne négocie que s'il y a un rapport de forces, obligeant les manifestants à descendre dans la rue et faire monter la pression.
En Mai 68, il y a eu 7 morts, dont personne n'a parlé, à cause d'une censure efficace. Aujourd'hui, il est impossible de cacher des décès intervenus lors de manifestations, à cause des smartphones possédés par tout un chacun.
1°)- Le niveau de violence progresse :
"La violence est devenue le système régulateur de la société. Le niveau d'exaspération progresse" affirme Bauer. D'accord avec cette idée : en 2020, tout s'obtient au rapport de forces. Son idée rejoint celle émise récemment par Alain Benajam : "la justice, la médecine, deux piliers auxquels les français croyaient jusque là, se sont effondrés.
On avait ajouté que notre camarade ne disait rien de la "gôche", vendue à Macron contre de l'argent public (dispositif de financement de la vie politique), devenue "macron compatible". Refusant dès lors de le critiquer frontalement. C'est le troisième pilier de la société qui s'est écroulé, après la Justice et la Médecine : encore qu'il reste Didier RAOULT, des généralistes et spécialistes honnêtes : Christian Perronne, Nicole Délépine, Violaine Guérin, Laurent Toubiana, le Professeur Toussaint.
LA SOCIETE FRANCAISE EST EN COMPLETE DECOMPOSITION.
Nous vivons dans une société sans aucun pilier régulateur : il ne reste plus que la violence.
2°)- Bauer occulte la violence spécifique faite aux Gilets Jaunes :
En revanche, pas d'accord du tout avec BAUER, lorsqu'il dit que "les Gilets Jaunes ont été traités de la même façon que les casseurs"(sic) : c'est un gros mensonge.
Souvenons-nous de Manu et de Jérôme Rodriguez, qui ont perdu un oeil, alors qu'ils étaient tout ce qu'il y a de pacifique, le premier Place d'Italie, le second Place de la Bastille.
On ne m'otera pas de l'idée qu'il ne s'agit pas d'une "bavure" policière individuelle, et que les ordres venaient d'en haut...!