1°)-Brigitte Pascall : "Lu dans Le Canard enchainé de cette semaine : confidence d'Emanuel Macron (TF1,14/07) : "je ne prendrai pas de chloroquine en cas de contamination au Covid-19" (sic). Et dire que Didier Raoult continue de le prendre pour son ami, voire son confident, à qui il confie toutes ses analyses d'infectiologue mondialement réputé. Il n'a toujours pas compris que la visite du petit banquier à l'IFU de Marseille était un leurre de première. Et que Macron est une machine à désorienter les consciences !
A ce niveau de naïveté, on en baisse les bras d'impuissance !
2°)- Danièle Bertrand : "Il a besoin des crédits alloués en sous main á son navire hospitalier de Marseille, pour en rester le capitaine omnipotent et il est donc obligé de ne pas faire de vagues autour de Macron, qui lui concède cette faveur en échange de sa discrétion sur la polémique chloroquine".
3°)-Brigitte Pascall : En clair, Macron le fait chanter : " si tu parles de la chloroquine, je te retire les crédits de l'IHU. A propos de ce chantage, on se pose différentes questions :
*Ainsi, Macron peut-il véritablement mettre sa menace à exécution ? C'est à dire supprimer publiquement les crédits de l'IHU de Marseille, sans que cela ne provoque un incendie médiatique ? Des réseaux sociaux à feu et à sang, des journaux comme "Le Figaro", et "Le parisien" restés critiques sur la gestion calamiteuse du covid par la Macronie, Personne n'est amnésique : depuis mars 2020. l'institut de Marseille a donné les meilleurs réponses en terme de guérison des malades covid-17 marseillais : dans un rapport de 1 à 5, si on compare la guérison des parisiens et des marseillais atteints du coronavirus.
Supprimer les crédits de l'IHU de Marseille serait susciter de nouveaux rassemblement de Gilets Jaunes solidaires de l'infectiologue.
Macron a beaucoup à perdre à mettre ses menaces en exécution : la première étant d'apparaitre pour ce qu'il est : un roi nu sans base sociale.
*Si Macron plonge l'IHU de Marseille dans le chômage partiel, il révèle au monde entier ce que nous disons depuis le début : il ne veut pas soigner véritablement les malades, juste engraisser Big Pharma avec le Remsedivir ou un vaccin miracle profondément inefficace. Ce choix politique alors clairement perçu par tous les français ne peut que susciter la colère d'électeurs de droite modérés ou peu politisés.
Son intérêt bien compris est de donc continuer à subventionner l'IHU sans broncher, sauf à ouvrir une boite de pandore, qu'il n'est pas prêt de refermer.
Sachant cela, Didier Raoult peut se montrer plus critique et pointer la volonté de ne pas nous soigner pendant l'épidémie : absence de masques, de gel, de lits de réa, de chloroquine interdite de vente, absence de contrôle aux aéroports. Personnes âgées malades non hospitalisées. 10 000 malades décédés du covid-19 chez eux, sans les soins élémentaires qu'une société moderne comme la France aurait du leur prodiguer. Cliniques privées fermées, alors qu'elles auraient pu soigner les malades.
Médecine de ville et pompiers mis sur la touche, alors qu'ils auraient pu soigner. Impossibilité pour une ONG spécialisée dans les situations de catastrophe de distribuer gratuitement masques et gels, qui n'a eu de cesse de se confronter à un Etat hostile à cette activité pourtant d'intérêt collectif.
Didier Raoult ne doit pas céder au chantage, continuer à être un homme libre et courageux : sachant qu'il possède de nombreux soutiens dans le pays.
Certes, Raoult est un mandarin de la médecine : on l'a compris dès les début. Malgré tout, il fédère les mécontents de droite et de gauche, Les Gilets jaunes à une certaine partie du bloc bourgeois préférant Raoult à Buzyn/Véran. S'il le voulait, il pourrait aider à construire un nouveau bloc social majoritaire anti Macron.
Certes, Raoult ne s'attendait pas à l'Himalaya d'insultes et de saloperies que les labos et la Macronie lui ont jeté à la figure. C'est certain. Mais il ne s'attendait pas aussi à ce que les réseaux sociaux s'enflamment durablement pour sa cause.
On maintient notre analyse : Raoult est tenté par la Politique, même si ce n'est pas Che Guevara, ce que je n'ai jamais prétendu. C'est un homme politique en devenir.
Il a 68 ans, un âge charnière. Soit il part à la retraite, soit il entre en Politique.
Il bénéficie d'une adhésion populaire remarquable, puisqu'il est à la troisième place dans le sondage : "Qui pourrait réinventer la France demain" ? Mais il manque de culture politique, comme le montre sa fascination un peu naïve pour Macron, alors que c'est son pire adversaire. Le petit banquier redoute, plus que tout au monde, qu'il se présente aux Présidentielles en 2022 !