À CEUX QUI METTENT LES PIEDS DANS LA MERDE POUR INSULTER JACQUES SAPIR...!

À CEUX QUI METTENT LES PIEDS DANS LA MERDE POUR INSULTER JACQUES SAPIR...!
Res Publica : De Annie | 29 juillet 2015 | Économie

1°)- Brigitte PASCALL : Naturellement, je partage 5 sur 5 cette défense de Jacques SAPIR. Il s'agit d'un intellectuel de la gauche critique de très grande qualité : je me suis appuyée constamment sur ses travaux pour défendre mon amendement présenté au congrès du PG, préconisant une sortie partielle ou totale de la zone euro. Et je me réjouis de trouver sur son blog des analyses très précises, souvent chiffrées, sur lesquelles je peux appuyer mes dires. De plus, elles sont peu courantes, originales, ce qui permet de renouveler utilement la façon de poser le problème de la sortie de la zone euro. Ce matin encore, grâce à une analyse de Jacques Sapir, je pouvais expliquer à mes amis que, dans l'hypothèse d'un Grexit, la chute du pouvoir d'achat serait moindre pour les classes populaires que pour les classes favorisées qui consomment davantage de produits importés.

Assimiler Sapir et le FN est d'autant plus scandaleux que Marine Le Pen (MLP) est une petite voleuse à la tire, qui a volé de façon éhontée les livres et les idées de Frédéric Lordon (idée de "Nation") et de Jacques Sapir (sortir de la zone euro. Or, il n'y avait pas plus européiste, eurobéat, Hymne à la joie, 9ème symphonie de BEETHOVEN que Jean-Marie Le Pen, Père. Quant à MLP, elle feint de vouloir sortie de la zone euro sur la base de l'article 50, ce qui suppose l'unanimité des 28 états membres, une condition qui ne se réalisera jamais : une profonde hypocrisie s'il en est...! Comme disait Bernard STIEGLER, "Le FN de MLP, c'est un libéralisme qui se cache derrière un supposé antilibéralisme" piqué chez Sapir et Lordon. Ceux qui critiquent Sapir n'ont rien compris au film...!

2°)- Article :
Dans le flux des blogs du FdG on trouve vraiment de tout.

Récemment nous avons eu droit à un titre croquignolet : « Sapir a mis le pied dans la merde, et ça ne lui portera pas bonheur ».

Ce blogueur a pris ses sources dans Wikipédia sans aller se faire sa propre opinion sur le site de l’intéressé qui a écrit au moins 2 billets à ce sujet.

Citation du paragraphe de Wikipedia qu’on retrouve pour ainsi dire in extenso sur le billet de l’insulteur :

Le 3 février 2014, sur le plateau de l’émission télévisée Mots Croisés, le ministre de l’Économie Pierre Moscovici, face à Marine Le Pen, qualifie Jacques Sapir d’économiste « d’extrême droite » provoquant une vague d’indignation parmi les militants de la gauche radicale. Jacques Sapir répond le lendemain aux attaques de Pierre Moscovici dans un billet de son blog et reçoit à cette occasion de nombreux soutiens à gauche. Peu de temps après, un de ses proches collaborateurs défraie la chronique en ralliant le Front national. Philipe Murer y occupe depuis les fonctions de conseiller économique de Marine Le Pen. Le journal Sud Ouest a affirmé de son côté que « c’est au lendemain d’un dîner organisé par Paul-Marie Coûteaux avec l’économiste Jacques Sapir que la présidente du FN s’était convaincue de sortir de l’euro », information qu’aurait démentie l’intéressé. Le 12 octobre 2014, Jacques Sapir intervient à la tribune du congrès de Debout la France.

La moindre des choses eut été d’aller lire au moins un des billets de Jacques Sapir mis en référence sur Wikipédia :
Faut-il-sortir-de-l'Euro-Jacques-Sapir

Ce que Sartre aurait appelé des “saloperies”… du 4 février 2014

Jacques Sapir met en lien un billet précédent du 11 novembre 2013 qui va à l’origine des accusations faites à son encontre :

À TOUS ET TOUTES… du 11 novembre 2013

jacques sapirLes origines des médisances sont de plusieurs sources mais en particulier de :

Jacques Attali qui est le premier accusateur des soit disant « bonnes relations » de J. Sapir avec le FN et les Le Pen.
Le Figaro Magazine.
Alexis Corbières qui « va chercher l’objet de sa prétendue polémique dans les poubelles de la presse réactionnaire » : citation de J. Sapir.
Colombani dans Direct matin le 3 février 2014, qui tant qu’il y est rallonge la sauce en l’accusant de racisme, et autres gentillesses.
Pierre Moscovici l’accusant d’être un économiste d’extrême droite à quoi précise J. Sapir :

Un économiste peut être classé parmi les différentes écoles de la pensée économique. On peut dire qu’il est « néo-classique », « hayekien », « keynésien », « néo-keynésien », « post-keynésien », « monétariste », « marxiste » ou, en France en particulier, « régulationniste », et j’en oublie certainement. Il s’agit de qualifier l’origine de sa pensée, en se référant aux textes qu’il utilise et qu’il produit. Mais, parler d’un économiste d’extrême droite ou d’extrême gauche n’a tout simplement pas de sens.

Et je cite la morale qu’il tire de l’histoire :

Joseph Goebbels, de sinistre mémoire, disait déjà qu’il voulait jouer sur l’émotion et non la raison. Peu importe donc les arguments que j’ai pu avancer, arguments qui peuvent être considérés comme juste ou faux suivant les opinions, mais qui n’en restent pas moins des arguments. Il s’agit de me déconsidérer et, à travers moi, tous ceux qui pensent que l’Euro est une mauvaise chose, et ils sont de plus en plus nombreux que ce soit parmi les économistesou dans la population. Il s’agit de les associer, dans les représentations collectives, avec ce monstre à cent têtes qu’est « l’extrême droite ».

C’est exactement ce que fait le compère dont s’agit dans ce titre de billet.
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7 réactions à À ceux qui mettent les pieds dans la merde pour insulter Sapir

Un partageux
29 juillet 2015 à 22 h 26 min

Ces derniers six mois grecs ont et vont avoir un impact énorme sur la gauche française. Trois options : les partisans de l’abandon de l’euro, les partisans du maintien dans l’euro et ceux qui s’installent dans le doute et /ou glissent progressivement vers le refus.

Certains partisans inconditionnels du maintien dans l’euro sont tentés de diaboliser les refuzniks anciens ou nouveaux. Certains refuzniks sont tentés de mettre en doute les capacités intellectuelles des pro-euro. Traiter des camarades de suppôts de Le Pen ou de débiles mentaux, tordre des citations ou mentir pour prouver que les autres méritent l’enfer, tout cela n’avancera en rien la discussion.

Bien que j’en appelle au respect de ceux qui pensent différemment, je crains fort de voir encore de nouvelles fractures ouvertes. Comme si le mouvement ouvrier n’était pas encore assez faible et émietté.

Pourrions-nous nous souvenir que la France compte par exemple 6 millions de chômeurs, 10 millions de personnes au dessous du seuil de pauvreté et 11,5 millions de personnes vivant sans chauffage ? Pourrions-nous nous souvenir que notre priorité absolue est de défendre ces personnes ?
Annie
29 juillet 2015 à 22 h 43 min

Brigitte Pascall

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