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Billet de blog 31 juillet 2020

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Vraie ou fausse menace de reconfinement ?

Menace de reconfinement : il y a vraiment le feu au lac dans la maison capitaliste, pour que le Pouvoir en soit à brandir cette fausse menace !

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1°)- Brigitte Pascall : Lu sur le mur de Danièle Bertrand que je remercie : Excellente analyse sur la fausse psychose mortelle d'une supposée seconde vague de coronavirus, rédigée par Daniel Rodenstein, médecin généraliste retraité : confusion sciemment entretenue des chiffres, entre cas confirmés, hospitalisations et décès.

Et tant pis si en face, il y a 1 million de chômeurs, une économie totalement à l'arrêt que suggère une décision de reconfinement !

Pour que Macron brade volontairement l'économie française (-10 points de PIB cette année), n'écoute pas les pleurnicheries du MEDEF, ses chouchous préférés, c'est vraiment qu'il y a le feu au lac dans la maison capitaliste française libérale, pour qu'il déploie cette fausse menace....!

2°)- Docteur Daniel Rodenstein : "On mélange, et on entretient une confusion entre cas confirmés, maladie bénigne, malades hospitalisés, soins intensifs. En sachant que seule une minorité des patients hospitalisés (12%) a besoin de soins intensifs, et que la plupart des cas confirmés s'en sortiront sans mal. On nous menace d'une deuxième vague en taisant que cette deuxième vague, si elle survient un jour, sera probablement bien moins grave. L'âge des nouveaux cas est inférieur à l'âge de la première vague, il y aura donc moins de cas graves et moins de morts.

Voilà pour le premier plateau de la balance. Que trouve-t-on dans le deuxième plateau ?

Un million de chômeurs temporaires. Dont un nombre incertain le resteront longtemps. Avec des revenus tout d'un coup inadaptés à la façon de vivre et qu'il faut donc brutalement restreindre en sacrifiant ce qu'on peut et parfois ce qu'on ne devrait pas.

L'arrêt de l'éducation. On peut avoir l'opinion qu'on veut de l'éducation que nos écoles et universités sont censées offrir, et des effets de leur fréquentation. Que l'absence d'école puisse améliorer non seulement les cotes des examens, mais les résultats de l'éducation est fort improbable.

L'arrêt de la vie culturelle au sens large. Terrible nouvelle pour ceux qui en vivent. Non moins forte pour ceux qui s'en nourrissent.

L'enfermement carcéral et inhumain de la totalité des vieux vivant en maison de repos, ou plutôt survivant à peine, pendant des semaines sans fin, peut-être justement les dernières semaines de leur vie avec ou sans Covid-19 (car de toute façon environ un quart des pensionnaires des maisons de repos y meurent chaque année).

L'enfermement des enfants et adolescents en pleine étape de socialisation, enfermement qui pour certains, dont l'exiguïté de l'habitat est le lot, transforme leur habitation en prison.

La culpabilisation abusive et généralisée de la population rendue à tort responsable d'une épouvantable peste imaginaire muant les enfants fréquentant les grands-parents en assassins potentiels.

La disparition du sourire. La disparition de la confiance. La disparition des manifestations de l'empathie, de la solidarité, de l'amitié, de l'amour. La disparition de la communication autre que par l'ersatz sans substance des écrans. Qu'on peut apprécier, mais seulement (comme tout ersatz) faute de mieux.

La disparition de l'insouciance qui se nourrit de la confiance de nous savoir chez nous dans notre ville (ou village) et qui explique des magasins à moitié vides, le désespoir des commerçants, des entrepreneurs, des chômeurs.

Que tirer comme bilan ? Il est clair à mes yeux sans le moindre doute que les mesures prises pour combattre cette maladie sont complètement disproportionnées par rapport à la gravité réelle de la maladie. Que la façon de présenter cette maladie (certes nouvelle et à laquelle les médecins ne comprenaient pas grand-chose au début et pas beaucoup plus maintenant, 4) est déformante, anxiogène, exagérée, injustifiée."

Psychose : Etat de panique collective provoqué par un événement ou un fléau vécu comme une menace permanente (Petit Larousse illustré 2007

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