Avoir l'esprit Club

Avoir l'esprit Club, c'est comprendre qu'à Mediapart n'existe aucune commission de censure. Avoir l'esprit Club, c'est comprendre qu'on ne critique pas et ne juge pas. Avoir l'esprit Club, c'est comprendre que Mediapart veille le mieux possible à faire respecter, par et pour tous, la charte éditoriale, colonne vertébrale de notre espace participatif.

Géraldine Delacroix (http://blogs.mediapart.fr/blog/geraldine-delacroix/220515/du-neuf-pour-le-club-2) qui a géré le Club et été votre interlocutrice privilégiée pendant des années avant de passer à l'édition du journal, a dans un énième billet rappelé « les principes qui animent l'espace participatif de Mediapart – des principes que nous défendons d'autant plus vigoureusement en ces temps d'appel à la censure et à la surveillance du Net. Tous les abonnés de Mediapart, et ils sont aujourd'hui plus de 110 000, disposent d'un blog, ouvert automatiquement, et de la faculté d'y publier librement leurs contributions, sans intervention ni contrôle a priori de notre part. Tous les abonnés s'engagent à respecter la Charte éditoriale de Mediapart, laquelle implique évidemment le respect des lois en vigueur. Tout lecteur, même non abonné, peut nous signaler un contenu qu'il pense contrevenir à la Charte ou à la loi.

D'où l'évidente conclusion suivante : nous ne pouvons, sauf à violer nos propres principes, dépublier un billet ou supprimer un blog parce que les positions politiques de son auteur nous déplairaient alors même qu'il reste dans les limites légales de la liberté d'expression ainsi que dans les règles définies par notre propre Charte ».

Depuis mercredi, simples lecteurs du Club de Mediapart et abonnés sont nombreux à s'étonner du contenu du billet de Joël Martin http://blogs.mediapart.fr/blog/joelmartin/030615/durcissement-de-la-censure-mediapart.Et ce même si un petit nombre d'abonnés abonde dans le même sens. La preuve : « Je ne connais pas les deux personnes sanctionnées, mais à lire dans ce billet et dans d'autres, les motifs dérisoires et les commentaires indignés, il apparaît que l'arbitraire se renforce sur MDP. Quand un tribunal rend son verdict, les attendus sont rendus publics, c'est le moins que l'on pourrait attendre d'un journal comme Médiapart qui, via les articles de ses journalistes nous donne à juger, tous les jours, des manquements flagrants à la plus élémentaire justice (Eric Woerth, plus blanc que la farine). Nous prendre à témoin pour les problèmes internes pourrait aussi se pratiquer sur Médiapart ce serait un minimum de cohérence.
Les idées de tirage au sort de modérateurs éventuellement censeurs, impartiales et faciles à mettre en œuvre pourraient-elles être proposées à la direction de MDP ? Un dialogue est-t-il possible ? Sinon être nombreux à alerter en suivant l'idée de Eric Noire. Mais les journalistes lisent-ils les commentaires ? Quelle chance avons-nous devant un tel déni de réalité ?
Soutien total Joël, amicalement, Etienne ».

Au nom de la liberté d'expression, on peut crier au loup comme dans la fable d'Esope. A la censure, à l'arbitraire... connotations morales rigoristes qui font fi de règles fixées au préalable et rappelées par Géraldine Delacroix. A Mediapart, il existe une charte éditoriale, perfectible nous vous l'accordons, mais qui fixe pour tous le ciment d'un vivre ensemble, l'occasion pour tous de s'exprimer dans un espace participatif. Libre à chacun d'avoir une vision simplifiée de la réalité du monde. De penser qu'il ne peut y avoir que les gentils d'un côté et les méchants de l'autre. Sachez que nous ne sommes ni censeurs, ni juges. A Mediapart, nous n'exerçons aucunement la règle du bon plaisir.  On peut brandir les ciseaux avec Anastasie, penser que dans le Club existe une limitation arbitraire de la liberté d'expression de chacun mais reconnaître que la charte reste le seul moyen démocratique pour que notre Club vive sans aucun jugement subjectif ou autre appréciation personnelle.





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