Okakura KAKUZO, dans « Le livre du Thé », poursuit ainsi son propos : «…Pour ses sacrifices, nous dévastons la nature entière. Nous nous vantons d’avoir conquis la matière et nous oublions que c’est la matière qui a fait de nous ses esclaves ».
Plus le temps passe et plus nous nous éloignons de nos racines, plus nous nous éloignons de cette terre qui est à l’origine de tout, la « modernité » a enfanté un monstre qui commande la planète et nous menace de ses griffes.
L’argent est son prophète.
Il n’y a pas d’autre dieu, pas d’autre croyance.
« Deus sive natura », dieu ou la nature, dieu et la nature, la nature est dieu, on peut décliner à l’envi cette idée force de Spinoza, il voulait lutter contre le monothéisme et refusait cette vision anthropomorphique d’un dieu unique à visage humain, il fallait s’en méfier, trop cupide, trop égocentrique, imbu de lui-même, arrogant et dominateur, beaucoup trop humain.
Au milieu du 17e, déjà, il n’y avait pas de place pour l’illusion…
Un guerrier assoiffé de pouvoir et de pouvoirs, plein les poches, plein les yeux, plein les mains, le cerveau spécialisé dans une insatiable conquête.
Toujours plus !
Nous sommes devenus les esclaves de l’argent.
Sous ses coups la nature hurle.
Une infime minorité impose ses règles au plus grand nombre et se sucre au passage pour mieux faire comprendre qui est qui.
Chacun a sa place ? non ! chacun à sa place !
Google ne paiera pas de taxes ni d’impôts supplémentaires.
Les entreprises du CAC 40 ne paieront pas d’impôts, pas autant que les PME ou les TPE, ces petites entreprises dont on nous dit, pourtant, qu’elles seules peuvent nous sauver du chômage.
Uber, Tesla, Google imaginent des voitures, des trains, des avions, des bateaux sans chauffeurs…
Amazon veut livrer ses produits sans intervention humaine, à partir d’un « cloud bounded warehouse », un entrepôt de stockage juste au-dessus de nos têtes, les drones viendront du ciel, surtout à Noël, et jetteront nos produits dans nos jardins, sur nos balcons, sur nos têtes. Moins de 12 heures entre la commande et la livraison.
Dans pas longtemps il ne sera même plus nécessaire de passer commande, les algorithmes penseront à notre place.
Une seule façon de s’en sortir : faites l’amour plutôt que de consommer !
J’en ai parlé à ma femme, elle est d’accord
Elle se présente plutôt bien, cette année 2017...
ET une devise "Je b.... donc je suis !"