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Billet de blog 2 mars 2020

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Nicolas Sarkozy s’est évadé de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis !

Profitant d’un moment d’inattention de ses gardiens pendant sa promenade quotidienne, l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, s’est échappé de Fleury-Mérogis, le célèbre établissement pénitentiaire du département de l’Essonne, un centre de détention moderne dont on ne s’évade pourtant pas facilement.

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Profitant d’un moment d’inattention de ses gardiens pendant sa promenade quotidienne – programmée tous les matins, entre 8 et 9 heures – l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, s’est échappé de Fleury-Mérogis, le célèbre établissement pénitentiaire du département de l’Essonne, pas loin de Paris, un centre de détention moderne dont on ne s’évade pourtant pas facilement.

Nicolas Sarkozy y purgeait une peine d’emprisonnement de 15 ans (confusion des peines), il avait été incarcéré dans la plus grande discrétion vers 18h30 ce samedi 29 février, une demi-heure après l'annonce d'Édouard Philippe concernant le recours de son gouvernement à l’article 49 alinéas 3 de la Constitution pour faire passer sa réforme des retraites.

Au total l’ancien chef de l’État sera resté moins de 48 heures en détention, c’est très peu eu égard aux nombreux délits qu’il a commis tout au long de ses différents mandats.

Monsieur Sarkozy bénéficiait d’un traitement de faveur, il était le seul à occuper sa cellule, il avait eu droit à une télévision Sony grand écran avec un abonnement « toutes options » de Canal +, Pascal Praud et Jean-Michel Apathie se relayaient pour lui amener ses plats favoris à midi et à 18 heures avec une ponctualité qui les honore.

Sa cellule se trouvait à l’angle du couloir en L du bâtiment D4 : à côté de lui, sur sa gauche, la cellule de Roman Polansky, sur sa droite, en face, celle de Mgr Barbarin.

François Fillon a demandé aux juges de le sortir de Fleury-Mérogis au prétexte fallacieux d’une prétendue allergie à Sarkozy, l’ancien Premier ministre ne supporterait plus les sarcasmes de l’Ex à propos de ses tenues vestimentaires – costard-cravate –  en milieu carcéral.

Barbarin, Sarkozy, Fillon, Polansky, que du beau linge !

Il parait que Philippe Barbarin est un fan de « Cul-de-sac » alors que l’ex-président, lui, est un fervent admirateur de « Les plus belles escroqueries du monde », un film sorti en 1964 dont il connait toutes les répliques ; « Répulsion » aussi, pour d’obscures raisons.

L'archevêque de Lyon aurait mis en place des mesures visant à protéger les détenus du Covid-19, pas d'hostie donnée directement dans la bouche, pas de poignée de main, il aurait demandé au directeur de vider les bénitiers... En prenant connaissance de ces mesures drastiques, plusieurs idées m’ont traversé l’esprit : sans la bouche, sans les mains comment faire pour être sûr et certain que l’hostie arrive à bon porc port ? C'est dans ce contexte particulier que Nicolas Sarkozy, pourtant très croyant, aurait décidé de tourner le dos à l'eucharistie, c'est courageux de sa part. Sa nature, il est vrai, le pousse à braver les interdits. Aurait-il vu un piège odieux tendu par le prêtre ?

L’ambiance entre les trois hommes était « bon enfant » d’après l’ancien Primat des Gaules qui sait de quoi il parle, le brave homme.

Pour son évasion Nicolas Sarkozy se serait fait conseiller par Carlos Ghosn, détenu au bâtiment D2.

Mais impossible de trouver une caisse à sa taille, Nicolas est trop petit pour une malle à violoncelle, trop grand pour un attaché-case avec étui à pipeau intégré.

C’est donc tout naturellement que Nicolas Sarkozy s’est décidé à emprunter les tunnels (très nombreux) creusés par des taupes tout autour de la prison.

Malgré l’aspect disgracieux qu’elles donnent aux pelouses, Nicolas Sarkozy aurait surmonté son dégout et serait passé par une taupinière (cheminée verticale) pour rejoindre des galeries horizontales assez profondes, aux multiples ramifications, il aime ça, les ramifications, le Nico.

Compte tenu de la largeur de sa tête (énorme) il a été obligé de plonger, tête la première, dans la taupinière. En voyant ses petits pieds (sans talonnettes) s'agiter, les surveillants n'y ont vu que du feu. Bien joué !

Il parait même que les gros rats, toujours très opportunistes, utilisent ces galeries, c’est ce qui aurait décidé Sarkozy qui avait d’autres options, mais beaucoup plus couteuses. Questions d’affinités, aussi.

Équipé d’un GPS gracieusement offert par le gentil Directeur du centre pénitentiaire en personne, monsieur Emmanuel M, Nicolas Sarkozy n’a eu aucune difficulté pour retrouver ses comparses qui l’attendaient dans un bus spécialement affrété pour la circonstance, stationné, comme il se doit, sur le parking de la prison (à l’endroit où se trouve le distributeur de billets d’entrée) et dans lequel on a pu reconnaître Éric Woerth, Claude Guéant, Brice Hortefeux, Thierry Herzog, Thierry Gaubert, Arnaud Claude, Bernard Squarcini, Bernard Tapie, Gilbert Azibert, Christian Deydier, Michel Gaudin, Patrick Buisson, Jean-Michel Goudard, Julien Vaulpré,  Pierre Giacometti, Édouard Balladur,  François Léotard, Stéphane Courbit, Christine Lagarde et Carlita, très sexy, qui conduisait le bus avec le masque de Jacques Chirac, autre grand délinquant décédé il y a peu.

La liste n’est pas exhaustive, ceux qui ne sont pas nommés (qui me pardonneront) sont encore en taule, eux ; les autres sont sur le point d’y entrer ou en attente de jugement.

Les cons-célébrants qui votent tous les ans aux Césars et tous les cinq ans (maintenant) pour les clowns qui nous gouvernent depuis des décennies ne m’en voudront pas de leur décerner, une bonne fois pour toutes, mon César d’or des minables réunis.

Une grosse bise à Adel H qui a bien fait de se protéger du connard-oh-virus ambiant extrêmement contagieux, un virus particulièrement envahissant comme chacun sait, on ne compte plus ses victimes.

Le collectif des minables réunis tiendra son premier symposium annuel le dimanche de Pâques au centre pénitentiaire de la Santé, on attend avec impatience le discours inaugural de Patrick Balkany.

Le confinement des hommes politiques est une urgence sanitaire, quoi de mieux, en effet, qu’une prison pour garantir la santé de la population ?

Puisque Macron nous a tout piqué, retraites comprises, on a encore le droit de rêver, non ?

On va s'gêner, peut-être !

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