Aurore Bergé, députée de la 10e circonscription des Yvelines – Rambouillet-Saint-Arnoult-en-Yvelines – est une femme politique qui, en matière de connerie, sait de quoi elle parle puisqu’elle a, tour à tour, soutenu Valérie Pécresse, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Nadine Morano, Jean-François Copé et bien d’autres encore.
En janvier 2017, elle participe au lancement de Droite-lib, « un mouvement pro-Fillon et anti-Macron », fondé par Virginie Calmels.
C’est donc très logiquement qu’elle décide de soutenir, six mois plus tard, Emmanuel Macron, « sans aucun opportunisme » affirment ses proches sans rire, deux petits mois après son élection ; et sans « esprit partisan », on veut bien les croire.
Un tour d’horizon dextrogyre étourdissant qui lui donne une incontestable crédibilité pour s’étrangler devant la connerie de ses nombreux nouveaux amis, elle parle en tant que porte-parole du groupe LaREM, c'est dire si ce poste lui va comme un gant, ses mots ont du poids.
Écoutons la porte-parole présidentielle s’exprimer il y a deux heures à peine « Nous sommes pris entre deux feux : d'un côté, l'opinion qui, à raison, dit qu'on a déconné et de l'autre, une partie de l'exécutif qui nous traite de cons. Les cons, ce sont des députés qui ont juste été loyaux à l'égard du gouvernement ».
Aurore Bergé est lucide sur l’état de l’opinion publique, consciente de faire partie d’une équipe de bras cassés qui « déconne », parfaitement au fait d’être la risée de l’exécutif qui n’hésite pas à les « traiter de cons ».
Nous sommes très loin de la langue de bois et des éléments de langage habituels de la macronerie, c’est probablement ça la nouvelle stratégie de communication gouvernementale, le fameux « Acte 2 » du quinquennat tel que l’a esquissé Emmanuel Macron.
La députée des Yvelines fait allusion à un ténor de la macronerie qui avait affirmé de son côté que « Les députés LREM sont cons » et qu'ils « ne savent pas faire le boulot », il s’exprimait dans Le Parisien de dimanche donnant donc raison au Conseil d’État qui vient de retoquer la réforme des retraites ainsi que la « circulaire Castaner » avec son « nuancier » fumeux destiné à noyer dans un amalgame de « sans étiquette » une inévitable déroute électorale de LaREM lors des prochaines municipales.
Une unanimité émouvante autant que déconcertante.
Le choix des députés macronards est cornélien : être loyaux et cons « en même temps » ou être traîtres et intelligents « en même temps ».
Cruel dilemme de l’emmêmetemptisme.
La connerie a encore de beaux jours devant elle, pour s’en convaincre il suffit d'écouter Murielle Pénicaud se justifier d’avoir repoussé le projet de loi UDI en séance, à l’Assemblée nationale « Que le congé pour deuil dure cinq ou douze jours, il ne permet pas de se remettre et de compenser le traumatisme ». Elle enfonce le clou en refusant que les entreprises payent, seules, la note, ce que le patron du MEDEF a finalement dénoncé à juste titre.
« Quand on s'achète de la générosité à bon prix sur le dos des entreprises, c'est quand même un peu facile », a tenu à argumenter la députée LaREM Sereine Mauborgne venue au secours de sa ministre.
« Quand on s'achète de la générosité à bon prix...c'est quand même un peu facile » !
Deux femmes qui franchissent sans rougir le mur de la honte absolue !
Pas de doute, ce sont bien des cons. Et des connes !
Parole d’un père qui a perdu un de ses enfants il y a deux ans.
Des cons, mais pas seulement…