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Billet de blog 3 juillet 2017

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Démocratie ? vous avez dit démocratie ? comme c’est étrange.

En démocratie la politique obéit aux même lois que l'économie de marché, Emmanuel Macron est l'archétype de ce libéralisme aussi politique qu'économique. Sa prétendue "complexité" consiste à fondre l'offre libérale au sens économique du terme dans l'offre libérale au sens politique du terme.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

A quelques heures du discours d’Emmanuel Macron devant le parlement, à Versailles, me reviennent ces quelques mots :

« La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures ».

« L’endoctrinement n’est nullement incompatible avec la démocratie, il est son essence même ».

« Dans une société bien huilée, on ne dit pas ce que l’on sait, on dit ce qui est utile au pouvoir »

Pour ceux qui veulent prendre encore un peu plus de recul :

« De manière générale, en réalité, la publicité commerciale est fondamentalement une tentative pour saboter les marchés. Nous devrions en prendre acte. Si vous avez suivi un cours d’économie, vous savez que les marchés sont censés être basés sur des consommateurs avertis accomplissant des choix rationnels. Vous jetez un œil à la première publicité que vous voyez à la télévision et vous vous demandez … Est-ce bien son objectif ? Non. Son but est de créer les consommateurs mal informés accomplissant des choix irrationnels. Et ces mêmes institutions mènent des campagnes politiques. Cela revient à peu près à la même chose : vous devez saper la démocratie en essayant d’amener des gens mal informés à faire des choix irrationnels. Et ce n’est qu’un aspect de l’industrie des relations publiques. Ce dont [Edward] Herman et moi avons discuté, c’est d’un autre aspect de l’ensemble du système de propagande, qui s’est développé à peu près à la même époque, à savoir : la ” fabrique du consentement ” (c’est ainsi qu’on l’appelait). [C’est-à-dire le consentement] aux décisions de nos chefs politiques ou des dirigeants de l’économie privée, pour tenter de s’assurer que les gens ont les bonnes croyances et ne cherchent pas à comprendre la façon dont sont prises les décisions qui peuvent non seulement leur nuire, mais nuire aussi à beaucoup d’autres. C’est de la banale propagande. Nous parlions des médias et de la communauté intellectuelle mondiale en général, qui se consacrent dans une large mesure à ces choses : ce n’est pas que les gens se considèrent eux-mêmes comme des propagandistes, mais… C’est qu’ils sont eux-mêmes profondément endoctrinés concernant les principes du système, ce qui les empêche de percevoir beaucoup de choses visibles juste à la surface, [des choses] subversives pour le pouvoir, si elles étaient comprises. »

La pseudo "complexité" de Macron repose sur une illusion : fondre l'économie ultra libérale dans un discours qui se veut "moderne" et dans un œcuménisme politique libéral, c'est une façon de se planquer idéologiquement parlant.

Sa propagande versaillaise n'a pas d'autre but, pas d'autre sens.

Nous sommes traités comme des consommateurs, comme de vulgaires consommateurs, il suffirait de pas grand-chose pour changer la donne.

Par exemple sortir de cette torpeur généralisée.

Arrêter de "consommer" idiot...

Ni pub ni Macron.

Tiré de "Noam Chomsky interviewé par Michael S. Wilson"

http://www.noam-chomsky.fr/lanarchisme-auquel-je-crois/

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