Le Mouvement des Entreprises de France, ou MEDEF, s’est trouvé », en plus d’un « patron », un leitmotiv qui prête à sourire : « Premier réseau d'entrepreneurs de France, le MEDEF met au cœur de son action la création d'emplois et la croissance durable ».
Ben voyons !
De véritables petits saints, des exemples à suivre, on pense immédiatement à Lafarge qui n’hésite pas à sponsoriser de gentils terroristes en Syrie, ou à Bolloré, un groupe néocolonialiste présent dans 46 des 54 pays – certains sont en guerre – qui composent le continent africain. La Franceafrique d’hier fait pâle figure à côté de ce mastodonte, Elf est un vieux souvenir qui fait éclater de rire Vincent, l’ami de qui vous savez, expert en blanchiment de terroristes libyens.
Des écolos pur jus !
De vrais démocrates !
« La création d’emplois », l’ambition sociale est là, symbolisée par ce « s » que personne ne voit, PSA, Carrefour, Société Générale…la liste des « recruteurs » qui décrutent est plus longue que l’Amazone.
Tout ce beau monde à le vague à l’âme, et ce n’est pas l’élection de Geoffroy Roux de Bézieux, surnommé Godefroy de Montmirail par Matignon, qui changera quoi que ce soit à l’affaire, le mal est beaucoup plus profond.
Plus sournois aussi.
Certains n’hésitent plus à s’interroger publiquement « mais à quoi servons-nous, maintenant ? « qu’allons-nous devenir ? » « quel futur pour le MEDEF ? ».
Dépression, mélancolie, désespoir et tristesse se lisent sur les visages des habitués du 55 Avenue (du) Bosquet, à Paris, dans le très chic 7e arrondissement.
Il a suffi d’une toute petite année, d’une misérable petite année, à Emmanuel Macron pour dévaliser le MEDEF de fond en comble.
Il a tout piqué : l’ordinateur et les logiciels, la finance, le fichier du personnel, le plan stratégique de développement à 10 ans, la liste des fournisseurs officiels, la liste des fournisseurs « cachés », la liste des clients…tout !
Y compris les petits et les grands secrets sur la nouvelle équipe dirigeante qui ne devra son salut qu’à la condition de se soumettre, sans états d’âme.
Macron a réussi un hold up total.
Résister à Jupiter n’aurait aucun sens, il fait le job. Leur job.
À tous ces gentilshommes en situation de chômage technique, désœuvrés, tentés par le renoncement ou la démission, attirés par un nihilisme compréhensible depuis mai 2017, attirés par un « à quoi bon » désespéré, ces quelques mots de Paul Valery extraits de Regards sur le monde actuel :
« Arrête ! Arrête-toi ! Vainqueur, sur ce moment si haut de la victoire. Prends un temps de silence et te demande ce qu'il te faut penser sur ce sommet, ce qu'il te faut penser qui ne soit pas sans conséquence.
C'est un voeu, un serment, un acte sans retour, un monument de l'âme, et comme une prière solennelle, que tu dois, sur les morts et sur les vivants, prononcer et instituer, afin que ce moment silencieux si beau ne périsse pas comme un autre.
Déclare en toi et grave dans ton cœur : que le jour ne luise jamais où le souvenir de ce jour de victoire puisse apporter une amertume et un retour funeste vers la présente joie ; que jamais revivant ce qui est aujourd'hui ne te vienne à l'esprit cette lourde parole : à quoi bon? »
En ce qui me concerne, je vais adresser ce message plein d’espoir et d’énergie à Godefroy de Montmirail – Roux de Bézieux, à l’adresse indiquée sur leur site : contact@medef.fr.
Jamais d’indifférence face à une entreprise en difficulté !