Le 18 mars 2016, l’Union européenne signait un texte singulièrement honteux et cynique avec la Turquie de Recep Erdoğan visant à contrôler l’immigration dite « illégale » à destination de l’Europe et de la Grèce en particulier, porte d’entrée.
En contrepartie, l’UE s’engageait à verser 6 milliards d’euros en deux tranches, la première pour aider la Turquie à faire face aux frais d’accueil des migrants, la seconde, conditionnelle, après épuisement de la première…sous-entendu si le travail était bien fait !
Quand on pactise avec le diable, on prend le risque de perdre son âme, l’UE n’avait donc rien à craindre…
Au cynisme machiavélique de l’Union européenne, Erdogan répond par un ignoble chantage, il demande à l’Europe de le soutenir militairement en Syrie, le piège se retourne contre des femmes et leurs enfants embarqués sur des radeaux de fortunes : on les menace, on leur tire dessus, on fait exploser les boudins gonflables avec des piques, on leur tape dessus avec des bâtons...
« On » c'est-à-dire nous.
Les images diffusées depuis hier sont insupportables, l’indifférence est un crime, le début d’un authentique génocide qui continue sa course folle et macabre quand on sait que près de 18 000 personnes sont déjà mortes, noyées dans la méditerranée, depuis 2014. Si les chiffres ne sont pas minimisés…ce qui est à craindre.
On le sait, la connerie tue, mais quand les salauds sont au pouvoir, c’est notre vie au sens collectif du mot qui est en jeu, pas seulement celles des migrants.
L’Union européenne est moralement répugnante.
Elle est donc morte, mais son cadavre bouge encore.