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Billet de blog 6 juin 2020

Derrière Emmanuel Macron se cache Peter Pan

Puer aeternus, un garçonnet éternel. Sous des apparences trompeuses et des habits trop grands pour lui – les habits de la République – l’adulte qu’il est refuse de grandir. Depuis trois ans qu’il est au sommet de l’État, tout le démontre, c’est accablant.

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Puer aeternus, un garçonnet éternel.

Sous des apparences trompeuses et des habits trop grands pour lui – les habits de la République – l’adulte qu’il est refuse de grandir.

Depuis trois ans qu’il est au sommet de l’État, tout le démontre, c’est accablant.

Emmanuel Macron est âgé de 6 ans lorsque le psychanalyste américain Dan Killey donne un contenu à sa théorie de l’enfant éternel en 1983, on parle également du « complexe de Peter Pan ».

Les premiers symptômes apparaissent lorsque le garçon adulte devenu jeune homme commence à exercer quelques responsabilités : il a déjà quitté le nid familial, il est généralement issu d’une famille aisée, voire riche ce qui est le cas d’EM né de parents médecins qui lui proposent un cadre de vie confortable et rassurant.

Post pubertaire, il entre en conflit avec sa sexualité, il restera célibataire longtemps, le sexe le dégoute : il aura de très rares et de très brèves aventures avec des jeunes filles beaucoup plus jeunes que lui, puis finira par se fixer sur une femme d’âge mûr qui lui rappellera la tendresse maternelle qui le protégeait si bien et si constamment, jeune enfant : c’est bien son immaturité et son infantilisme qui guident ses pas, lui dictent ses choix.

Pendant une longue période, Il a songé à rester vierge, car il est né vierge.

Ce narcissique se double d’une misandrie ou d’une misogynie que ne le quittera plus.

Lorsqu’il atteint la trentaine, il fait semblant d’être enfin mûr. Il trompe son monde, il se déguise en adulte.

C’est à cet âge que Peter Pan-Macron commence son parcours professionnel qui va le mener de la banque Rothschild au Palais de l’Élysée en passant par la commission Attali qui le présente comme un enfant surdoué à François Hollande, son père, son mentor, qu’il finira par trahir en le combattant, comme tous les garçons du monde qui veulent tuer un père, ou un rival, devenu trop encombrant.

Il n’assume pas ses responsabilités, il cherche des coupables, Édouard Philippe en fera les frais dans les tout prochains jours ; il est également emmuré dans une paralysie émotionnelle particulièrement rigide, il ne sait pas exprimer ses émotions : soit il entre dans de violentes colères, soit il exprime sa joie de façon hystérique, bruyante et tapageuse, comme on a pu le constater dans certains meetings.

Il est incapable de se faire des amis sur le moyen et long terme malgré un très fort besoin d’appartenance à un clan qui pourrait lui rappeler sa famille : comment ne pas penser à LaRem en pleine décomposition ? Ne parlons pas de Gilles Le Gendre...Comment ne pas penser à Gérard Collomb qui lui préfère maintenant Laurent Wauquiez ? Bayrou frissonne de fièvre disruptive…

Son orgueil et son arrogance l’empêchent d’accepter ses limites, inutile de documenter…

Emmanuel Pan-Macron est un adulescent compulsif, mais il est aussi président de la République !

Mais qu’est-ce qui a bien pu se passer pour qu’on en arrive là ?

On me parle de l’abstention, de l’épouvantail Le Pen…je veux bien, mais cela n’explique pas tout, il manque quelque chose...ce n'est pas possible !

Enfin voyons !

Merde !

P.-S. - Ayant déjà abondamment commenté le racisme dans la police, nous avons préféré éviter d'alourdir ce billet en proposant le profil psychologique du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner : d'une part parce la notion de profil psychologique ne peut pas s’appliquer à ce monsieur, nous nous serions beaucoup trop dangereusement rapprochés d'un oxymore ; d'autre part le ca-ca-Staner est différent, il est atteint du syndrome de Peter Pan-Pan, ne mélangeons pas tout.

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