Le Nobel de physique décerné à Nicolas Sarkozy pour ses travaux sur les trous noirs !

L’ancien président de la République ne s’attendait pas à un tel honneur : entendu ce 6 octobre par plusieurs juges d’instruction dans l’affaire des financements libyens, il vient d’apprendre qu’il est récompensé par le Nobel de physique décerné par l'Académie royale des sciences de Suède.

L’ancien président de la République ne s’attendait pas à un tel honneur : entendu ce 6 octobre (Saint Bruno, curieuse coïncidence, NDLR) par plusieurs juges d’instruction dans l’affaire des financements libyens, il vient d’apprendre qu’il est récompensé par le Nobel de physique décerné par l'Académie royale des sciences de Suède.

Cet immense honneur de portée mondiale lui est rendu dans le cadre d’un phénomène physique étrange, voire exceptionnel « La théorie du trou noir libyen », The lybian black hole theory en anglais.

Nicolas Sarkozy, comme tous les lauréats du Nobel, recevra pas moins de neuf millions de couronnes suédoises, soit 830.000 euros. « En p'tites coupures, s’il vous plait, m'sieurs dames » aurait demandé l’ancien président à son interlocuteur suédois au téléphone, en présence des deux juges, Aude Buresi et Marc Sommerer qui n’ont pas eu l’air étonné par cette requête, « c’est cohérent » auraient-ils sobrement commenté.

Nicolas Sarkozy a cru utile de déclarer que « La formation d’un trou noir était une prédiction solide de la théorie de la relativité juridique française », ajoutant que « la découverte d’un objet compact supermassif au centre des investigations policières n’était pas due au simple hasard », il fait sans doute allusion à l’énorme coffre-fort découvert dans une grande banque française et loué par Claude Guéant pour stocker ses nombreux discours, un coffre-fort en effet supermassif.

Les propos de notre nouveau Nobel de physique ne laissent que peu de place au doute, un doute qui pourrait profiter à l’ancien président de la République, une sorte d’allégorie du trou noir, en fait le coffre-fort : « Le trou noir  – c.-à-d. le coffre-fort de la BNP, NDLR – on ne sait pas ce qu’il contient, on n’en a aucune idée, c’est pourquoi c’est aussi exotique, ça fait partie de l’intrigue, ça pousse les limites de notre compréhension », s’est-il enthousiasmé en pensant, sans doute à Fabrice Arfi et à Karl Laske, deux journalistes d’investigation scientifique qui n’ont pas apprécié ce clin d’œil plein d’ironie.

« Je suis ravi de pouvoir servir de modèle pour les jeunes politiciens qui envisagent d’aller vers ce domaine » conclut monsieur Sarkozy, un message d’espoir adressé à Emmanuel Macron ; ou à Eric Dupond Moretti, le meilleur ami de son avocat.

Pour ceux qui l’ignoreraient encore – exception faite des lecteurs de Médiapart – rappelons que les « trous noirs » supermassifs sont des énigmes juridiques et policières, notamment sur la façon dont ils deviennent aussi gros, aux vues et aux sues de tous les observateurs qualifiés. Les juges pensent qu’ils dévorent (Sarkozy et ses amis), à une vitesse folle, tous les billets émis par des États peu scrupuleux – la Libye en l’occurrence, mais pas que – en recherche de reconnaissance internationale, surtout après des attentats terroristes.

La notion de « trou noir » repose sur une simple question : alors qu’il faut un certain culot pour s’affranchir de la gravité d’un délit qu’adviendrait-il si un objet délictuel était si massif que même la vitesse de la justice ne suffirait pas à l’éclaircir pour le juger correctement à temps ? Rien ni personne n’y arriverait, le délit serait invisible, soit « noir ».

Reconnaissons, tout de même, que le trou noir, chez Sarkozy, est un phénomène extrêmement troublant.

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