Dans la France de Macron et de Le Pen des féministes se font violemment agresser

Quatre militantes féministes ont frôlé la mort le 30 août à Montpellier.

La scène se déroule à Montpellier, le 30 août dernier, en début de soirée.

Des militantes féministes collent des affichent pour dénoncer le viol qu’elles ont subi, parfois très jeunes.

La violence, les coups, les insultes, les menaces jusqu’au crime, jusqu’à l’acte sexuel forcé qui les marquera pour le restant de leurs jours.

Ce dimanche-là, elles décident d’alerter, de témoigner, elles sont quatre en train de coller des affiches avec des prénoms, plein de prénoms, trop de prénoms…celui de mes sœurs, de mes filles, de mes amies.

Une voiture s’immobilise à leur hauteur, un homme en descend, il les invective, les insulte, les menace, mais elles n’ont pas peur, elles l’ignorent.

Il remonte dans sa voiture en leur promettant de revenir.

Un petit quart d’heure plus tard, la voiture revient en contresens, accélère, monte sur le trottoir et fonce droit sur les colleuses pour les écraser !

Une des jeunes femmes parvient à éviter la voiture, les trois autres sont percutées, l’homme prend la fuite.

Elle explique : « Je pensais que mes amies étaient mortes ou qu'elles n'avaient plus de jambe [...] je suis extrêmement choquée. J'ai peur de sortir de chez moi, j'ai peur de croiser des voitures, j'ai peur du bruit. Mes amies et moi, nous n'allons pas bien du tout psychologiquement. »

Être féministe dans la France de Macron, de Le Pen et de Pascal Praud, dans la France de Sarkozy, de Darmanin et de Manuel Valls, c’est prendre le risque de se faire insulter, agresser, attaquer qui par des abrutis qui se sentent mis en cause dans leur virilité, qui par des femmes que ces femmes victimes insupportent jusqu’à la haine.

Jusqu'à la mort.

Dans cette France macronarde qui n’a de cesse d’apeurer la populace sur les risques liés à l’insécurité (ou à la Covid-19), dans cette France lâche et néofasciste qui récite son bréviaire du parfait mouton asservi, on n’entend pas Pascal Praud dénoncer ces actes barbares, ni Pujadas, ni Jean-Michel Apathie.

Le silence de la honte.

Il y a violence et violence, celle qui sert le pouvoir pour légitimer la « police républicaine » et celle qui pourrait le déstabiliser, les mains et les pieds arrachés, les yeux crevés et ces femmes qui se battent après avoir été battues puis violées.  

On peut s’interroger, on doit s’interroger sur l’hystérie (!) antiféministe d’un Pascal Praud : cet abruti qui a essayé d’écraser ces quatre jeunes femmes est peut-être un habitué de CNEWS, un fan de ce pseudo journaliste, spécialiste du ballon rond.

Un grand merci à Titiou Lecoq qui est une des seules journalistes, à ma connaissance, à parler de cette agression inqualifiable de Montpellier, pas question de laisser une femme seule face à cette tentative de meurtre contre des frangines.

Quand la connerie prend le pouvoir, le fascisme s’installe.

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