Emmanuel Macron veut remuscler sa jambe gauche ? Renforcez votre pied droit !

À quelques mois de la campagne pour les présidentielles de 2022, dans la perspective de sa réélection, Emmanuel Macron ambitionne de se positionner à gauche, car il sait que pour passer le 1er tour, vers le 15 avril 22, il devra ratisser très large, pas une voix ne devra manquer à l’appel pour réussir son pari d’affronter l'épouvantail à moineaux, Marine Le Pen, deux semaines plus tard.

À quelques mois de la campagne pour les présidentielles de 2022, dans la perspective de sa réélection, Emmanuel Macron ambitionne de se positionner à gauche, car il sait que pour passer le 1er tour, vers le 15 avril 22, il devra ratisser très large, pas une voix ne devra manquer à l’appel pour réussir son pari d’affronter Marine Le Pen deux semaines plus tard.

Il rêve d’affronter l’épouvantail à moineaux et invite les Français au bal des maudits, il commence sa danse du ventre.

C’est le sens de son déplacement à Nantes, ce jeudi, il va annoncer une série de mesurettes pour « promouvoir l’émancipation et l’égalité des chances », il veut « restaurer l’égalité républicaine dans l’accès aux emplois publics ».

1000 places seront réservées aux plus modestes de nos jeunes pour accéder à la haute fonction publique !

Quand on sait que près d’un jeune actif  sur cinq de 15-24 ans est au chômage sur une population totale de 10 millions d'individus ...

Révolutionnaire !

Dans ma campagne roannaise, à mi-chemin des Monts du Lyonnais et des Monts de la Madeleine, je croise, en effet, tous les jours, plein de jeunes qui rêvent de la haute fonction publique, « Un job à la Bayrou » me disent-ils pour illustrer leurs ambitions « tu fais rien, tu passes à la télé ou à la radio tous les jours et t’es payé plus de 10 000 € par mois, avec bagnole, chauffeur et secrétaire, logé, chauffé, nourri ».

Au moins ils sont concrets !

Dans la foulée, il évoquera sa plateforme de lutte contre les discriminations. En faveur des musulmans souvent amalgamés à des terroristes ?

Ah le brave homme !

Ah le saint homme !

Pour arriver à passer le 1er tour, le président sortant (quelle belle expression quand on y pense !) est prêt à tout, il l’a déjà amplement prouvé, mais il souffre de plusieurs handicaps qu’il serait trop long d’énumérer ici, nous avons pris l’option de ne citer que les plus évidents.

En cause donc son anatomie, sa morphologie, son cerveau, sa psychologie, sa formation, son entourage, son histoire familiale, son apparence physique, sa manière de s’exprimer, sa coupe de cheveux, les expressions de son visage, sa démarche, ses costumes bleu marine, sa voix et enfin sa génétique.

Le président de la République est victime de douleurs articulaires aiguës, de troubles visuels et de vertiges qui donnent cette étrange sensation de déséquilibre quand on le voit déambuler à l’Élysée ou au Touquet-Paris-Plage depuis qu’il est élu.

Quand on l'écoute, pour ceux qui ont encore la force de l'écouter, c'est pire.

Il a souvent besoin de se faire épauler qui par Nicolas Sarkozy, qui par Gérald Darmanin. Il penche à droite de la droite. Sa tête est trop lourde.

Il en résulte des tensions dans le dos et les mâchoires, des douleurs dans la colonne vertébrale et des maux de tête que ne saurait masquer un sourire qui s’entête sans raison apparente et que rien ne justifie.

Revenons à l’anatomie présidentielle, il y a déjà beaucoup à dire.

Sa jambe droite est …extrême …énorme, colossale, à dire vrai démesurée.

Sa jambe gauche est rachitique, atrophiée, chétive, maigrichonne, elle fait peine à voir tant elle est discrète et inutile, la pauvre. Un membre fantôme qui ne l'a jamais vraiment démangé.

Cette dysmorphie ne serait rien sans son extrême centre …un extrême centre tout riquiqui, étriqué, mou, atone, velléitaire, recroquevillé, « un centre qui n’est nulle part » s’apitoie Brigitte Macron en paraphrasant Pascal, une Brigitte qu’on sent touchée au plus profond d’elle-même, on peut la comprendre.

Macron est un unijambiste de droite. Pour passer la barre du 1er tour il voudrait devenir un prestidigitateur de gauche …

Que faire alors ?

Les Français s’interrogent, l’épidémie de coronavirus est une dramatique parenthèse politique qui risque fort de se calmer, de se normaliser, voire de se terminer au moment précis où commencera la prochaine campagne présidentielle, c’est pourquoi Emmanuel Macron ne veut pas se laisser enfermer dans un bilan sanitaire assez peu flatteur, pour ne pas dire catastrophique en ce qui le concerne puisqu’il décide de tout pour tout le monde.

La solution pourrait venir du sport, du football en particulier.

Il s’agit, pour les électeurs que nous sommes, de s’entrainer avec nos pieds, le droit pour les droitiers, le gauche pour les gauchers ; des deux pieds pour les personnes mal latéralisées, relativement majoritaires en 2017, ceux-là mêmes qui ont voté pour lui dans un moment de sidération, les cons.

L’idée est de s’entrainer à shooter sur un sac accroché sur un arbre, par exemple, à une hauteur d’environ 1 mètre, 1 mètre 15 du sol. Ou sur un vieil oreiller pourave.

Un vieux ballon dégonflé peu faire l’affaire, voyez Bayrou.

Du plat intérieur ou extérieur du pied.

Ou de faire ce qu’en jargon technique on appelle un « pointu », c.-à-d. taper avec la pointe du pied, il parait que cela fait très mal. En plein extrême centre arrière !

Il faut nettoyer la toile d’araignée, faire pleurer les filets, envoyer un scud, un golazo !

Mesdames, messieurs, oui, pour la prochaine présidentielle, la seule réponse qui puisse convenir c’est le fameux, le célèbre, le merveilleux, le formidable, le salutaire coup de pied au cul.

 

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