Narcisse Macron a rendez-vous avec Némésis, déesse de la Vengeance…

D’après sa mère, la nymphe Liriopé, Narcisse devait vivre longtemps, pourvu qu’il ne vît jamais son propre visage. Le drame d’Emmanuel Macron est qu’il passe son temps à se contempler, à s’admirer, à s’aimer, il semble programmer pour les plaisirs solitaires et demande, devant le spectacle obscène de sa jouissance ultralibérale, qu’on l’encourage, qu’on l’applaudisse, qu’on le vénère.

D’après sa mère, la nymphe Liriopé, Narcisse devait vivre longtemps, pourvu qu’il ne vît jamais son propre visage.

Le drame d’Emmanuel Macron est qu’il passe son temps à se contempler, à s’admirer, à s’aimer et à s'écouter, il semble programmer pour les plaisirs solitaires et demande, devant le spectacle obscène de sa jouissance ultralibérale, qu’on l’encourage, qu’on l’applaudisse, qu’on le vénère.

Malheureusement le plaisir n’est pas partagé, c’est l’essence même de sa politique onaniste basée sur la satisfaction immédiate d’une poignée de spéculateurs contre un peuple qu’il déshabille aux grès de ses fantasmes.

Eh bien, dansez maintenant ! dit-il d'un ton martial à cette plèbe qui ne le reconnait pas.

Hier, devant un parterre de député(e)s fétichistes et « en même temps » soumis(es), voire masochistes Narcisse Macron s’est livré à son exercice préféré, se mettre en scène pour faire le beau, claquettes comprises, « contemplez-moi et vous serez guéri, mes braves, mais surtout ne doutez pas ! ».

Onaniste et « en même temps » exhibitionniste.

Il explique à sa horde de suiveurs-voyeurs qu’ils catalysent « la violence de manière inqualifiable, injuste et disproportionnée » et ajoute « Avec les retraites, tout ressort. On nous reproche les problèmes de leur quotidien. Tous les ressentiments sont en train de ressortir, ça tombe sur nous. C'est parce qu'on a agité la société ».

« Violence disproportionnée… On nous reproche les problèmes de leur quotidien…ça tombe sur nous…on a agité la société ».

Il fait appel aux images savamment montées et complaisamment diffusées (et rediffusées en boucle) par les chainesd’infosencontinu, propagandistes officiels, il renverse la problématique de l’injustice sociale, en faisant l’impasse sur les conséquences désastreuses de ses réformes et se positionne, in fine, en victime expiatoire : il met en scène un autre « film » que celui auquel les Français assistent depuis près de trois ans, en rhétorique on appelle cela une hypotypose. Qui commence comme hypnose, ce dont ont le plus besoin ses ouailles-député(e)s venues se ressourcer.

En psychologie, la réactance est un mécanisme de défense activé par une personne qui tente de maintenir à tout prix sa liberté d'action  lorsqu'il la croit menacée, c'est son cas à chaque fois qu'il est contesté.

Macron ajoute la réactance à la jactance...

« Tous les ressentiments sont en train de ressortir », dit-il sans bien se rendre compte qu’il est à l’origine du problème et que si les Français ont la nausée c’est à cause de lui et de sa foutue politique.

Reprenons, mais cette fois dans l’ordre, en suivant une logique, la seule qui vaille, qui est au lapsus politique ou à la langue de bois murement réfléchie ce que l’éjaculation précoce est au coït : « On a agité la société en aggravant les problèmes quotidiens des Français liés aux inégalités et à leur pouvoir d’achat, c’est l’objet même de nos réformes, ce faisant nous avons généré des violences inévitables auxquelles se rajoutent celles de la police, il est donc tout à fait normal que tout cela nous retombe dessus ».

Némésis, hier déesse de la juste colère et du châtiment céleste, aujourd’hui représentante du « peuple d’en bas », nouvelle expression d’une saine Vengeance, descend dans la rue, manifeste et se met en grève pour venger l’honneur d’une population éreintée de fatigue, exsangue et passablement appauvrie par le jeune bellâtre aux dents longues : elle l’oblige à se regarder dans ce fleuve libéral qui nous submerge de ses vagues meurtrières.

Cela lui sera fatal, c’est une question de temps, il commence déjà à dépérir en singeant son modèle, Nicolas Sarkozy.

Il fane, mais aucune fleur ne portera son nom.

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