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Billet de blog 13 octobre 2020

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J’ai été sexuellement harcelé par Isabelle Adjani et par Laetitia Casta !

J’ai été sexuellement harcelé par Isabelle Adjani et par Laetitia Casta, mais pas en même temps. Heureusement !

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Je lis beaucoup d’articles sur le harcèlement dont sont victimes les femmes, au bureau, dans la rue, dans le métro, à la terrasse d’un bar-restaurant.

Parfois agressées jusque chez elles par un mari ou un amant alcoolisé.

Des témoignages édifiants, poignants, déchirants qui démontrent à quel point les hommes, certains hommes, se conduisent comme d’authentiques animaux, des bêtes sauvages, des prédateurs de la pire espèce, j'entends l'espèce humaine.

Mais de quoi sont-elles coupables ?

J’aime les femmes, mais pas au point de les « chasser » tel un vulgaire gibier, je les aime, car je les respecte, plus elles sont attirantes et plus je les respecte, je mets une distance entre elles et moi, je suis embarrassé par mes émotions.

L'attirance n'a rien à voir, ici, avec la beauté, il n’y a pas de femmes laides, elles sont toutes belles, ce sont des femmes !

Quand les émotions laissent place à des pulsions, c’est dangereux pour l’entourage féminin.

Impossible d'être indifférent, je suis concerné, consterné.

La dimension physique n’est pas seule en cause, un regard, un sourire, un geste, une manière de se déplacer peuvent déclencher toute une série de réactions qu’il vaut mieux garder pour soi, c’est ma ligne de conduite : il faut être deux pour se rapprocher, le chemin qui nous sépare, la distance qui nous sépare, l’espace qui nous sépare, le temps qui nous sépare est trop fragile, trop subtil, trop délicat pour franchir cette odieuse et charmante frontière.

La frustration ajoute au plaisir de l’œil et excite l'imagination, on a tendance à idéaliser le manque que l’on vient de croiser…

Je n’ai pas parlé de la voix de cette inconnue qui m’a fait tanguer, je suis sensible à la voix des femmes, à sa voix, une mélodie qui semble être faite pour moi tout seul, je suis certain qu’elle savait que sa voix allait me faire chavirer !

C’est dans cet état d’esprit que j’ai fait la connaissance d’Isabelle Adjani ou, plus exactement, qu’Isabelle Adjani a fait ma connaissance, car c’est elle qui est venue vers moi, sans prévenir, sans s'annoncer : « J’aimerais vous inviter à diner chez moi, ce soir, en entrée, j’ai préparé des œufs mimosas suivis d’un hachis Parmentier arrosé d’un bon Bourgogne millésimé, un Chambolle-Musigny 76 ; en dessert une religieuse au chocolat noir ! Nous irons nous coucher après un café à l’armagnac…»

Elle a ajouté, dans un sourire qui en disait long, très long « on va bien s’amuser ensemble, Bruno ».

Quelqu’un de mon entourage a dû parler : il y a tout ce que j’aime, rien ne manque y compris les œufs mimosas que me préparait ma grand-mère !

Mais qui a parlé de moi à Isabelle ? Nathalie, ma femme ? Impossible, ma femme est jalouse, elle sait que j’adore Adjani…

J’appelle Isabelle Adjani par son prénom, car nous ne sommes plus très loin d’une relation torride, échevelée. Échevelée en ce qui la concerne, car je suis victime d’une alopécie qui n’en finit plus de galoper depuis mon 25e anniversaire, il y a un peu plus de 40 ans…

Les longs cheveux noirs d’Isabelle sur mon torse puissant, notre transpiration, sa peau blanche, son sourire, ses cris, son regard si pénétrant. Elle est vraiment belle, cette femme.

Brune, typée, piquante, je l’aime Isabelle !

Si, en plus, elle porte un pull marine beaucoup trop large, très échancré...

J’ai eu beaucoup de chance d’être harcelé par Isabelle Adjani, mais j’ai dû mettre un terme à notre relation, car Isabelle était très…comment dire…exigeante ! Elle partait tous les matins vers 5h30 pour un tournage alors que j’arrivais vers 21 heures…le hachis Parmentier, à force, c’est trop roboratif. Surtout après des œufs mimosas ; sans parler de la religieuse, café ou chocolat, on finit toujours par se lasser des religieuses.

À moi le ménage, la vaisselle, le rangement, nettoyer la salle de bains, passer l’aspirateur, faire des machines à laver le linge…à la longue c’est usant, ma libido en a pris un coup.

C’est très fragile la libido d’un homme, surtout s’il a 66 ans, mais cette vulnérabilité commence dès la puberté, les hommes ont beaucoup de mal à l’accepter. Surtout avec un aspirateur dans les mains...

J’ai culpabilisé par rapport à Nathalie, ma femme adorée.

Non ! c’est décidé, il fallait que je mette un terme à cette relation ahurissante et forcée avec isabelle Adjani, elle a beau être une très grande et magnifique actrice, pas question de fragiliser mon couple !

Cette relation, bien que torride, n’était pas, à proprement parlé, complètement consentie. Pas librement consentie, le désir est parfois plus fort que la raison, disent les criminels du sexe.

J’en étais là de mes réflexions, pesant le pour et le contre d’une vie maritale par rapport aux nombreux inconvénients liés à une relation « hors mariage », ce que l'on appelait en vieux français un adultère, quand, tout d’un coup, brutalement, sauvagement, une femme me saisit par la main, Boulevard Saint-Germain, à Paris, vers 6H30, juste après avoir terminé mes tâches domestiques chez la Adjani, sachant que les tâches ménagères ne sont pas sans noblesse me disais-je pour me consoler en pensant à Michel Audiard.

Je n’ai vu que sa silhouette, qui plus est de profil : une femme très grande – Isabelle est plutôt petite, voire menue – une poitrine imposante et fière, un foulard sur la tête d'où s'échappaient quelques mèches blondes, des talons hauts, des lèvres pulpeuses. Nue sous sa gabardine serrée à la taille…

Sa voix rauque trahissait un désir violent, incontrôlable, avec une légère pointe d’accent corse…impossible de résister à une femme corse aussi pulpeuse, aussi déterminée.

Je me suis fait violer par Laetitia Casta en personne, sous une porte cochère, 256 boulevard Saint-Germain, à Paris, dans le 6e arrondissement, entre 6h30 et 6h32 du matin !

Avant de partir, elle m’a glissé à l’oreille un message troublant « j’aimerais t’inviter à souper chez moi, ce soir, je te préparerai des œufs mimosas suivis d’un très très bon hachis Parmentier arrosé d’un très très bon Bourgogne millésimé, un Aloxe-Corton 69 ; en dessert une mousse au chocolat sublime ! Nous irons nous coucher juste après…sans prendre d’alcool, car l’alcool nuit à la virilité des hommes, mon Nono ! »

Vous aurez noté que Laetitia me tutoie d'emblée, comme si elle me connaissait, la bougresse !

Elle est bien familière la Casta ! Mon Nono, et puis quoi encore ?

J’ai été sexuellement harcelé par Isabelle Adjani et par Laetitia Casta, mais pas en même temps !

Heureusement !

Je me demande encore si elles se sont concertées, elles tournent peut-être dans le même film ?

Si mon nom (ou mon prénom) circule dans le milieu cinématographique, je vais finir par faire la « connaissance » de Catherine Deneuve, de Fanny Ardant, d’Isabelle Huppert, de Leïla Bekhti ? J'aime beaucoup Leïla Bekhti !

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant d’une femme inconnue et que j’aime et qui m’aime et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre et m’aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon cœur transparent pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême, elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l’ignore. Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est sans pareil au regard des statues et pour sa voix lointaine et calme et grave elle a l’inflexion des voix chères que se sont tues.

Vive les femmes !

Vive la poésie !

Vive la liberté !

P.-S. - Merci à Paul Verlaine d’exister, sans lui et quelques autres, la vie serait nettement moins belle, un véritable cauchemar pour beaucoup de femmes. Tenez bon, les frangines, vous n’êtes pas toutes seules !

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