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Billet de blog 14 janv. 2022

Extinction de masse : toutes les espèces sont concernées, sauf une, très résistante…

L’Anthropocène est à l'origine d'un désastre écologique massif, une seule espèce survivra...

Bruno Painvin
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C’est confirmé, une sixième extinction de masse est bien en cours.

Plus de 330 espèces de vertébrés terrestres se sont éteintes et celles qui restent – en dehors de l'espèce humaine – ont vu leur population diminuer de 25 % depuis le XVIe siècle.

En 500 millions d’années, la terre a déjà connu 5 extinctions massives d’espèces, la dernière est celle des dinosaures, il y a 65 millions d’années.

Les scientifiques ont identifié les causes des cinq premières extinctions massives : périodes glaciaires intenses, réchauffement brutal, activité volcanique généralisée et enfin une météorite qui s’écrase sur la planète comme ce fut le cas dans le Golfe du Mexique.

Au XVIe siècle, la population mondiale s’élevait à 460 millions d’hommes, à un milliard au XVIIIe, à 8 milliards aujourd’hui et à 10 milliards demain, en 2100.

Homo sapiens est apparu sur le continent africain il y a seulement 300 000 ans, ce qui, au regard du temps géologique, est quasi contemporain.

Que de chemin parcouru en si peu de temps !

« Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez » recommandait La Genèse, nous y sommes !

Nous avons, bel et bien, assujetti la terre, un pouvoir de domination exorbitant, mais pas infini…

Nous reviendrons sur le terme « féconds » qui nous semble essentiel aujourd’hui si on veut comprendre ces phénomènes qui nous menacent.

Concernant la 6extinction de masse, les premières victimes sont à déplorer au sein de la mégafaune essentiellement peuplée de grands animaux lourds comme c’est le cas actuellement pour les éléphants, les hippopotames, les rhinocéros, les ours polaires et le dragon de Commodo, tous menacés de disparition à court terme.

Lions et tigres sont également sur la liste.

Nous vivons à l’ère de l’Anthropocène qui se caractérise par un ensemble d’évènements biologiques produits par l’homme ayant une incidence globale très forte, parfois brutale, sur l’écosystème terrestre : depuis 1950 environ, nous savons que les activités humaines sont à l’origine de la 6extinction de masse avec le réchauffement climatique et une cascade de conséquences désastreuses, n’y revenons pas.

La faune, la flore, toutes les espèces sont concernées à plus ou moins brève échéance, sauf une, ultra résistante, qui s’adapte aux terrains les plus variés, à tous les climats, à tous les écosystèmes, sous toutes les latitudes et sur toutes les ondes : l’espèce de cons.

Au fur et à mesure que l’Anthropocène se développe, les cons se sont multipliés et ont fini par prendre le pouvoir avec, chronologiquement, une forte concentration de connards en occident qui correspond, d’ailleurs, à l’avènement de l’ère industrielle, au milieu du XVIIIe.

Le terme « féconds » (qu’il convient d’écrire systématiquement au pluriel, car un con isolé a un pouvoir de nuisance très limité, les cons fonctionnent en réseau, on observera en effet que depuis l’apparition de la télévision d’abord et d’Internet ensuite, les cons se reproduisent comme des petits pains, CQFD) employé dans La Genèse est prêté à Dieu qui aurait dicté le texte à Moïse : Dieu avait le sens de l’humour, il ne résistait pas devant un bon mot, par « féconds » il faut entendre « fé cons » qui deviendra ensuite « fait cons » en bon  français puisque Dieu était trilingue, il avait fait araméen en première langue vivante, arabe et français en deuxième et troisième langue. Et espagnol, mais ça ne compte pas.

Le monothéisme est, en quelque sorte, consubstantiel à la connerie, c’est comme cela qu’il faut interpréter la parole divine, cela explique que nous sommes à ce point submergés par la connerie.

En créant l’homme à son image, Dieu s’est pris les pieds (nus ou avec sandalettes, peu importe) dans le tapis de prière, raison pour laquelle beaucoup d’entre nous sont athées, mais très correctement chaussés, pas le moindre des paradoxes.

Se méfier des va-nu-pieds, surtout l’hiver, de dangereux intégristes, exhibitionnistes qui plus est !

On notera qu’il y a de moins en moins de va-nu-pieds chez les communistes, les anarchistes et ne parlons pas des socialistes, en Nike jusqu’à 60 ans et en Weston après, quand ils pensent avoir réussi leur vie.

Le con est par nature un être « civilisé » c.-à-d. capable de détruire la nature sans aucun complexe ni remords, capable aussi de tuer son cousin, de violer sa voisine après avoir frappé sa femme ou de faire la guerre.

Accessoirement, il s’enrichit.

Il suffit d’écouter et d’observer la campagne présidentielle : la densité de cons et de connes au m² est proprement hallucinante, ce sont ces gens-là qui nous représentent, il faut quand même se poser des questions…nous y sommes bien pour quelque chose, non ?

Nous étions en droit d’espérer que les femmes allaient changer la donne, mais les candidatures de Le Pen, Pécresse et Hidalgo refroidissent nos ardeurs électorales aussi sûrement qu’une triple dose de bromure. Nous parlons ici, bien sûr, de programmes, pas d'aspect physique, l’érotisme politique est un oxymore.

Le cynisme – notion qui, comme la connerie, est si typiquement propre à l’homme – est le meilleur ami de la connerie : on massacre des animaux avec d’atroces souffrances pour se nourrir, ensuite on fait appel à leurs organes pour remplacer les nôtres (cœur du cochon) ou on les extermine pour trouver des anticorps (du requin) susceptibles de nous aider à lutter contre le Coronavirus !

Un aller sans retour puisqu’un être humain ne remplacera jamais un éléphant ni un ours blanc même si, du côté du zemmourreland, on tente d’hybrider le cerveau d’une poule avec le corps d’un putois sur un squelette de corbeau avec, en prime, une haleine de coyote ; haleine dont les journalistes semblent raffoler, pas seulement à CNEWS.

Les cons font des études supérieures, raison pour laquelle ils sont supérieurement cons. Certains deviennent journalistes, les plus doués font de la politique ou des affaires, ce qui revient au même.

L'ultralibéralisme est un jeu qu'impose une minorité à une majorité, un Con-Lanta géant où seuls les tricheurs peuvent gagner, Vincent Bolloré a remplacé Denis Brogniart qu'on finirait presque par regretter...à la fin, il n'en restera plus qu'un ! et si c'était Sarkozy ???

Si nos calculs sont bons, les cons en réseau seront largement majoritaires en 2500. À cette date, on plantera des cocotiers au pôle Sud et des asperges au pôle Nord, on entendra des chameaux (deux bosses) blatérer sur les champs Élysées et les dromadaires (une bosse)  grimper au Puy- de-Dôme en toussant, les plaines de la Beauce seront un vaste champ de dunes gigantesques que se disputeront les scorpions et les salamandres tigrées, de bien gentilles petites bêtes au demeurant.

Un conseil pour celles et ceux qui veulent garder espoir : lorsque tout se débine et que rien ne va droit, va à gauche !

Et, quand bien même nous serions minoritaires : « Si vous pensez que vous êtes trop petit pour changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique dans votre chambre et vous verrez lequel des deux empêche l’autre de dormir » dit le Dalaï-Lama.

Moi, je voterai moustique.

Zzzzzzzz !

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