« L’hyper moralisation pourrit notre société »

Éric Dupont-Moretti, avocat des causes difficiles, voire désespérées, a raison : notre société est gangrénée par une maladie dont on ne parle pas assez : la moralisation ; et l'hyper moralisation, bien pire encore...Médiapart est à l'origine de ce pourrissement généralisé, osons le dire ici !

Éric Dupond-Moretti, avocat des causes difficiles, voire désespérées, a raison : notre société est gangrénée par une maladie dont on ne parle pas assez, la moralisation. Il fait sans doute allusion à la vie politique, mais aussi à la vie des affaires, c’est certain, je pense en particulier au triste sort que la justice réserve à Didier Lombard qui risque 15 000 € d’amende pour une toute petite vingtaine de morts à France Télécom dont il était le principal dirigeant ; je pense aussi à Bernard Tapie, son agonie physique rattrapée in extremis par sa résurrection pénale.

La justice, comme la médecine, fait des miracles !

« Tout est perdu, fors l’honneur » s’est écrié Nanard, en s’inspirant du très sémillant François 1er qui n’eut de cesse de poursuivre de ses assiduités libidineuses la très belle Françoise de Foix, épouse de Jean de Laval, en utilisant de vils stratagèmes que la morale, si justement critiquée par Éric Ducon-Moretti, réprouve.

Ah ! l’infamie !

Qu’on les laisse en paix ! ils méritent notre respect !

Une moralisation rampante, sournoise, veule et souvent injuste, hystérique et violente qui maltraite notre personnel politique, une rengaine ; qui salit nos entrepreneurs, une obsession ; nos banquiers, nos grands patrons, un jeu de massacre ; hier Sarkozy, Balkany, Guéant, Lombard, Tapie, Cahuzac, aujourd’hui de Rugy, demain Sarkozy…qui d’autres encore, après demain ? Zidane pour avoir soutenu le Qatar en touchant des millions d’euros ?

Ah ! non ! Pas Zizou ! Pas lui ! Pitié ! Je vous en supplie ! Pas ça, non pas ça !

On veut tuer cette société, on veut nous tuer.

Mais de quoi puis-je encore rêver ?

Nous sommes tous les jours confrontés à ces sauvages assauts lancés méthodiquement par des journalistes sans scrupules, assoiffés de buzz, soupçonneux en toute chose, oui, j’ose le dire, ici, dans ces colonnes, Edwy Plenel, Fabrice Arfi et Karl Laske sont d’authentiques salauds, des arsouilles dont la bave ne peut pas, ne peut plus, ne doit plus atteindre nos blanches colombes.

Le feuilletonnage médiatique est une honte faite à la République, un défi lancé à la démocratie libérale !

Sauvons nos grands hommes !

Guéant est insoupçonnable, cela se voit à son physique – avantageux – de nonce apostolique, je ne fais pas allusion, ici, à Mgr Ventura accusé de caresser les fesses d’un jeune homme à la mairie de Paris en pleine réunion publique, non, pas du tout…L’Église souillée ? Soupçonnée de pédophilie ? Victime de l’homosexualité, de l’homoparentalité ? Voilà ce que les mécréants gaucho-libertaires et décadents pourchassent à longueur de temps.

L’Église est sacrée ! pas touche, manants !

Mais où va-t-on ?

Médiapart, ou la Sainte Inquisition journalistique.

Edwy Plenel est le Tomas de Torquemada d’une presse jamais rassasiée de scandales, inventés de toute pièce pour la plupart. Pauvre Sarkozy si injustement harcelé, Dieu merci, le JDD veille grâce à l’œil vigilant et à la plume acérée d'Hervé Gattegno, son rédac-chef.

C’est à se demander si Plenel n’est pas franc-maçon…chef d’orchestre d’une conspiration judéo-maçonnique dont Médiapart serait l’épicentre.

Plenel ressemble à Judas, en plus cultivé, c’est vrai aussi, mais il est sournois. D’ailleurs tous les francs-maçons ressemblent à Plenel, pas un pour racheter l’autre.

Oui, Éric Dumont Poretti a raison, mille fois raison.

Ce n’est pas un hasard s’il a choisi de dénoncer cet excès de moralisation au moment le plus opportun, c'est-à-dire entre la pseudo affaire Benalla et la non moins pseudo affaire de Rugy, il a le sens de l’à-propos, Éric ; ce n’est pas pour rien qu’il est devenu l’un des plus grands avocats français, Éric ; ce n’est pas un hasard s’il se dit socialiste, Éric ; il voit loin, très loin, il me fait penser à Manuel Valls, parfois. En plus « rond », en plus costaud physiquement parlant, mais tout aussi lucide et clairvoyant que l’ex futur maire de Barcelone.

Mais où est-elle cette gauche, celle de Mitterrand qui faisait écouter toutes les belles actrices, de Fanny Ardant à Carole Bouquet en passant par Isabelle Adjani, grâce aux services des meilleurs commandos dont dispose la gendarmerie nationale.

La force de Mitterrand, pourtant de gauche, résidait dans sa capacité mentale à soutenir son érection malgré une prostate capricieuse.

Le libéralisme est érotogène et libertin, qu’il soit de gauche ou de droite…et alors ? Puisqu’il est de gauche et de droite, le libéralisme est au-dessus de tout soupçon, un point c’est tout ! Il n’y a pas de mal à se faire plaisir comme le dit ma voisine Yvonne qui est amoureuse de Jean-Pierre Pernaut depuis 26 ans. Et de Laurent Maudit qu'elle a vu en photo.

À force d’hyper moralisation, la France risque de mourir d’asphyxie, la tétraplégie la guette, le cancer a commencé sa marche macabre.

La France est en panne.

Moi qui rêve d’une société dépravée où tout serait permis, un pays enfin totalement libéré de ses entraves ; une société où il serait possible d’arrêter des contestataires avant même qu’ils ne contestent, un jour de fête nationale, un 14 juillet, par exemple ; je rêve d’une police qui puisse casser impunément la gueule d’une vieille femme et qui jetterait à la baille tous les petits Steve qui chantent, fin juin ; une société qui se réformerait aux grès des caprices d’un patronat avant-gardiste néo-libéral et néanmoins bienveillant, oui, bienveillant c’est une évidence. Geoffroy Roux de Bézieux ressemble à Warren Beatty en plus drôle, or Warren est un brave homme.

Et on ose piétiner la mémoire de ce bon monsieur Barre mort dans bientôt douze ans au prétexte qu’il aurait détourné des fonds publics ?

C’est odieux, je vais vous dire pourquoi : à cette époque tout le monde s’en mettait plein les fouilles, elle était là, la morale, la morale majoritaire, la morale du plus grand nombre.

Cet homme était d’une probité à toute épreuve, il était probe sur lui.

De Gaulle, dont on nous rabâche les oreilles à longueur de faux scandales, était une exception, c’est pourquoi on en parle encore un demi-siècle après son départ politique, on a rien d’autre à se mettre sous le dentier…vous noterez, d'ailleurs, qu'il n'en parle pas de de Gaulle, Plenel, jamais ! Ni Fabrice Arfi, c'est curieux quand on y pense...plus j'y pense, plus je me demande si Médiapart n'est pas un peu gaulliste sur les bords. En plus du reste...je ne veux pas parler de Mélenchon pour ne pas aggraver leur cas, un peu d'humanisme, que diable !

Oui, Éric Dupont-Mietotor a raison, mille fois raison.

Ouvrez les yeux ! Regardez tout ce qui se passe autour de vous : vous verrez de paisibles forces de l’ordre avancer calmement vers la démocratie, ce qui, entre nous soit dit, a le don de provoquer un désordre monstre dû à tous ceux, jeunes ou vieux, chômeurs ou retraités, qui fuient notre belle République. Et la police.

Moi je vais vous dire « Un nègre qui s’enfuit est un voleur », c’est ce que disait Mark Twain dans Les aventures de Huckleberry Finn.

Il n’y a que la racaille pour fuir, gilets jaunes, noirs ou rouges, ce sont des VOLEURS !

L’hyper moralisation ne passera pas !

Il a raison Ducon-Miroitterie.

Mark Twain a raison aussi. Enfin, lui, il plaisantait.

Bon, ce qui est rassurant, c’est qu’il est fils de pauvres et socialiste, le Pudond Temroti…voilà ce qui arrive à un pauvre quand il devient socialiste…il devient encore plus con que les autres.

 

Post-scriptum : tant qu’on ne retrouvera pas le corps de Steve (dont les médias ne parlent pas, pas assez) mes billets lui seront systématiquement dédiés ; ainsi qu’à ses parents.

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