La CGT, FO et les gilets jaunes, ces dangereux fous qui ruinent la France !

« Comment la CGT ruine la France », titre Le Point qui parait ce 16 janvier avec un sous-titre particulièrement alléchant « Enquête, témoignages, petits arrangements… L’histoire d’un syndicat qui coûte cher aux Français ». De « petits arrangements », car les syndicalistes et les manifestants sont d’ignobles magouilleurs dont la duplicité n’est plus à démontrer. Ah ! les fourbes !

« Comment la CGT ruine la France », titre Le Point qui parait ce 16 janvier avec un sous-titre particulièrement alléchant « Enquête, témoignages, petits arrangements… L’histoire d’un syndicat qui coûte cher aux Français ».

De « petits arrangements », car les syndicalistes et les manifestants sont d’ignobles magouilleurs dont la duplicité n’est plus à démontrer.

Ah ! les fourbes !

Ah ! les traîtres !

Comparés à eux, Fillon, Guéant et Balkany sont des amateurs. Sarkozy un ange, un ange déchu, certes, mais un ange tout de même.

Même son de cloche (!) à Europe 1 relayé par une dépêche AFP « Selon Europe 1 et les calculs de la Confédération des petites et moyennes entreprises, la grève a pour l’instant coûté 15 milliards d’euros à l’économie française ».

Ah ! les salauds !

D’après la station de la rue des Cévennes, « La RATP et la SNCF estiment que le coût moyen de la grève en cours représente une perte sèche de 3 millions d’euros par jour pour la première et de 20 millions par jour pour la seconde ».

Bande d’ordures !

Salopards de grévistes !

Europe 1, très pessimiste, pense même que « pour l’économie française, les chiffres sont encore pires ». Julien Pearce qui tient l’antenne dès 5 heures du matin et Matthieu Belliard qui lui succède à partir de 6 heures jusqu’à 9 heures font les comptes, la France est au bord de la faillite.

Fumiers !

L’île de France est la région la plus touchée, Le Point reprend leurs propos « Relayant les chiffres du Medef, la station indique ainsi que les entreprises franciliennes ont dépensé en moyenne 233 euros par salarié sur 40 jours de grève, soit huit euros par jour, servant à couvrir notamment des frais de transport en taxi ou de nuits d'hôtel ».

L’hebdomadaire a raison d’expliquer qu’Europe 1 relaye les chiffres du MEDEF, les choses sont claires, le journalisme s’honore de s’alimenter à partir de sources fiables et indépendantes, sans parti-pris.

Pourritures !

Les Échos, Valeurs actuelles, le Figaro… mais aussi LCI, CNews, BFMTV, France Inter, RTL, France Télévision, TFI…

Concernant Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, le qualificatif qui lui va le mieux, car repris par tous ces journalistes, est celui de « révolutionnaire », une belle unanimité qui fait plaisir à entendre.

Certains se demandent même s’il n’est pas devenu fou, les sous-entendus sur LCI et sur CNews le laissent entendre.

Quant au « front syndical » il est « brisé, cassé, disloqué », les plus avisés des commentateurs ajoutent, l’air savant et la mine grave, « de toute façon il n’y a pas de front syndical en France », nous voilà rassurés.

Pour résumer la situation, la CGT, FO et les gilets jaunes nous emmènent tout droit dans le mur, on parle d’incivisme, d’irresponsabilité et de menaces pour la démocratie, on rappelle à ceux qui font semblant de l’oublier qu’Emmanuel Macron a été « légitimement élu », ils n’ont pas tort de nous le rappeler…

Rien sur le CICE et les milliards donnés aux entreprises, rien sur l’ISF, rien sur la diminution des charges pour les gros salaires et pour les entreprises dans le projet de réforme des retraites, tout cela se chiffre en dizaines de milliards d’euros.

Rien non plus sur les 60 milliards de dividendes versées aux actionnaires du CAC 40.

Ce ne sont pas les mêmes euros, pas les mêmes comptes, vous mélangez tout !

Comme le disent si bien Nadine Morano, Christine Boutin et le père Preynat, Dieu merci, la police est là pour sauver ce qui reste de démocratie dans un pays en pleine décadence néomarxiste.

Oui, mesdames, oui, mon père, la police veille au grain. Et pas qu’un peu…il faut bien ça pour faire enfin basculer la France dans la mondialisation ultralibérale. Culbutons cette France réfractaire au changement !

« Ceux qui rendent une révolution pacifique impossible rendront une révolution violente inévitable », c’est un révolutionnaire redoutable qui vous le dit, John Fitzgerald Kennedy en personne qui, sous le régime Macron, paraît beaucoup plus dangereux qu’Ernesto « Che » Guevara, question d’époque et d’ambiance.

À côté, Philippe Martinez fait pâle figure, lui aussi.

Ah ! le bâtard !

Avec les médias d’un côté et la police de l’autre, nous voilà bien entourés.

Le droit de grève et le droit de manifester sont passés de mode, le temps est venu de passer aux choses sérieuses : le devoir de dire oui !

De gré ou de force.

 

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