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Billet de blog 17 décembre 2020

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2 231 000 cas de Covid en France. Et lui et lui et lui…

Le jour se lève à peine en France, la nouvelle tombe, tragique, bouleversante, extraordinaire, brutale et, à dire vrai, accablante : Emmanuel Macron a attrapé la Covid-19 !

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Le jour se lève à peine en France, la nouvelle tombe, tragique, bouleversante, extraordinaire, brutale et, à dire vrai, accablante : Emmanuel Macron a attrapé la Covid-19 !

Le choc est violent, la stupeur d’abord, l’angoisse ensuite qui précède une vive émotion où se mélangent tristesse, étonnement, effroi, compassion, pitié même.

Qu’allons-nous devenir ? Où va la France ? Et l’Europe ?

Le président aurait contaminé la quasi-totalité des dirigeants européens, y compris les plus hautes personnalités de l’U.E.

C’est un désastre planétaire en plus d'un drame humain qui bouleverse les chaumières.

Emmanuel Macron éternue, il est en sueur, son thermomètre frontal – c’est le seul endroit pour prendre sa température, il serait trop sensible autre part – indique un petit 38.1°, il mouchotte, crachote, toussote, c’est la fin d’une époque.

Il est jeune, mais ce n’est pas une raison, tout de même ! « Au contraire », me souffle Yvonne, ma voisine qui a le sens de la formule.

La Covid est sans pitié, pour un peu on se demanderait si le Syndicat de la magistrature n’y serait pas pour quelque chose ; ou le Parquet national financier, cette institution hollandaise qui ose poursuivre Sarkozy. Et Dupond-Moretti, je parle du Syndicat de la magistrature, bien sûr, le Parquet financier, en ce qui le concerne, ce sera pour plus tard, demain, peut-être.

Ah, ces juges rouges !

Ou alors Mélenchon ? Xavier Bertrand ?? Marine Le Pen ??? Ne plaisantons pas avec ces choses-là, Emmanuel Macron peut être la cible de la gauche, de l’extrême gauche, de la droite, de l’extrême droite, du centre et de l’extrême centre, son positionnement politique original pourrait lui être fatal, il cristallise toutes les haines, le pauvre garçon.

Un président ! Notre président à nous ! Même qu’il est trop beau pour nous !

Nous pensions qu’un président de la République française était différent du commun des mortels, inattaquable, protégé, invulnérable, mi-homme mi-dieu, un roi parfait, et voilà qu’il est victime d’un virus « à couronne » précisément, le coronavirus !

Quel malheureux hasard, quel destin tragique !

En pareilles circonstances, nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à un de ses prédécesseurs, mort dans d’atroces douleurs.

Non, il ne s’agit pas de VGE, encore moins de Mitterrand, mais vous n’êtes pas loin…

Nous sommes le 1er septembre 1715, Louis XIV meurt d’une ischémie aiguë d’un membre inférieur – on ne saura jamais lequel, la science reste muette ou pudique – à cause d’une embolie liée à un trouble du rythme cardiaque compliquée d’une gangrène. Il est 8h15 du matin, ce 1er septembre 1715, l’heure où la France apprend, aujourd’hui même, que Louis Macron fait l’objet d’une attaque personnelle autant que sournoise par ce petit virus prétentieux (le virus, pas Macron, voyons !) et rondouillard.

Toutes les radios, toutes les télévisions en parlent en boucle, ils font la Une sur ce tragique évènement : que faut-il en penser ? Quelles leçons en tirer ? Brigitte serait un « cas contact » ? Le président de l’Assemblée nationale aussi ? Mais alors…enfin…je me demandais s’ils l’avaient attrapé au même moment, au même endroit, unité de lieu, unité de Dieu, unité d’action(s) et tout ça…c’est extrêmement gênant, voire glauque, non ?

Les médias ne répondent pas aux questions qu’ils posent, ils se contentent de tourner en rond, de jouer avec nos nerfs, avec nos légitimes émotions, avec nos sentiments. Avec notre peur.

Et notre amour inconsolable.

Emmanuel Macron s'est auto-isolé ! Comme un grand ! Va-t-il en profiter (enfin) pour se taire ? Nous savions qu'il était isolé, nous savions qu'il fallait l'isoler, question de salubrité nationale, nous sommes comblés au-delà de nos espérances, mais dans des conditions qui font pleurer nos pleureuses journalistes.

Isolé sept jours, sept jours seulement ? Un vrai drame national pour nos réformes libérales !

Je ne sais pas si j'aurais la force, ce soir, d'écouter Pujadas, s'il en fait trop, c'est bien simple, je vais me foutre en l'air !

Nous sommes en France, 2 231 000 personnes ont déjà été infectées, on dénombre près de 60 000 morts. D’autres s'annoncent …

Mais en France, Madame, Monsieur, le président de la République est un être à part, une divinité, un démiurge, une idole.

Et la presse mainstream, des cireurs de pompes funestes !

Il ne peut pas disparaitre, pas comme cela, pas lui, il faut tout faire pour le sauver : il est passé par ici en 2017, il repassera par là en 2022.

Pitoyables clowns.

Lamentable presse !

Ils ne se rendent même pas compte qu’ils sont les principaux vecteurs d’une connerie abyssale !

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