Pour Castaner, la bassesse, comme la répression, n’a pas de limite !

Amateur, incompétent, voire incapable, Christophe Castaner se croit maintenant obligé d’ajouter la bassesse à son curriculum vitae déjà particulièrement pauvre en termes de (bonnes) références, mais si dramatiquement riche en victimes de toute sorte.

Amateur, incompétent, voire incapable, Christophe Castaner se croit maintenant obligé d’ajouter la bassesse à son curriculum vitae déjà particulièrement pauvre en termes de (bonnes) références, mais si dramatiquement riche en victimes de toute sorte.

Voilà ce qu’il vient de déclarer sur France-Inter à propos d’Olivier Faure, premier secrétaire du PS : « J'ai été surpris d'entendre Olivier Faure, que je connais bien et que j'ai accompagné dans ses divorces et ses séparations. J'ai été étonné de ses leçons de morale ».

Pour défendre un ancien ministre macronard, ex-candidat à la mairie de Paris qui s’est rendu coupable de légèreté, de naïveté et d’exhibitionnisme, le tout dans un sentiment d’impunité générale qui en dit long sur la ploutocratie ambiante – le sémillant Benjamin Griveaux, donneur de leçon de morale à ses heures perdues – Castaner, tout en dénonçant une « attaque insupportable à la vie privée des hommes et des femmes politiques », s’en prend…à la vie privée d’un membre de l’opposition !

Ajoutons la contradiction à son palmarès, il n’est pas à une connerie près : ce qui est « insupportable » pour ses amis politiques est parfaitement légitime pour ses adversaires ; amis et compagnon de route d’hier, notons-le au passage.

Un ministre de l’Intérieur qui collectionne les contre-performances avec autant d’acharnement, avec autant de régularité, sans se rendre compte qu’il franchit allégrement les lignes rouges à chaque fois que les médias lui en donnent l’occasion, a de quoi inquiéter quand on connait ses prérogatives à la tête d’un ministère régalien particulièrement sollicité en période de révolution ultralibérale dans un pays qui ne l'est pas.

C’est le même homme qui s’empressait de décorer tous ces policiers faisant l’objet d’enquêtes de l’IGPN, notamment celui qui a donné l’ordre d’assaut à Nantes, assaut qui s’est tragiquement terminé par la mort du petit Steve comme chacun sait.

« La violence est le dernier refuge de l’incompétence » d’après Isaac Asimov qui ne m’en voudra pas d’ajouter la connerie, autre vecteur de barbarie.

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