Une magouille peut en cacher une autre. Ou plusieurs…

La droite compte dans ses rangs des gens capables de transformer le vent et le sable en espèces sonnantes et trébuchantes. Trébuchantes surtout.

Le nom de François Fillon revient à la une des médias.

Une première fois dans le cadre d’un rapport de police parfaitement accablant dans l’affaire du financement Libyen de la campagne de Sarkozy pour les présidentielles de 2007, Fabrice Arfi et Karl Laske en parlent dans ces colonnes. Fillon, comme Guéant, faisait parti de ces « patrons » à qui étaient destinées de grosses enveloppes bourrées de gros billets.

On notera au passage que Guéant avait loué un coffre-fort grand comme lui dans une banque afin de mettre les discours de son champion à l’abri…

Il faut reconnaître qu’ils ont du souffle les discours de Sarkozy !

Il avait un secret de fabrication, l'Ex, ou alors je ne m'y connais pas, Guéant allait probablement déposer des brevets à l'INPI.

L'homme africain...passons !

On se souvient de ses propos «Je demande à mes amis qui m'ont accompagné jusqu'ici de me laisser libre, libre d'aller vers les autres, vers celui qui n'a jamais été mon ami, qui n'a jamais appartenu à notre camp, à notre famille politique, qui parfois nous a combattu.»  

A l’appui des enquêtes de Fabrice Arfi validées puis renforcées maintenant par celles de la police on se doute qu’il fallait conserver une trace écrite relative à la « méthode » Sarkozy « …me laisser libre, libre d'aller vers les autres, vers celui qui n'a jamais été mon ami… » il aurait pu ajouter « …et qui vit sous le soleil de Tripoli » il parle à mots couverts de son ami Kadhafi, c’est un message subliminal destiné aux initiés.

Revenons à Fillon.

Il a détourné le salaire de sa femme, celui de sa fille, celui de son fils ; il se fait payer des costards sur mesure.

Ok, il est poursuivi, il devra rendre des comptes.

La France a découvert le caractère vertueux du candidat « de la droite et du centre » lors des présidentielles de 2017.

Décidemment !

Heureusement qu’il y a des présidentielles…

Aujourd’hui on découvre que chez les Fillon les magouilles se suivent et se ressemblent.

Dangereusement.

Doté d’un don d’ubiquité exceptionnel en plus d’une émouvante constance on sait que l’ancien candidat « de la droite et du centre » a gagné 20 000 euros net par mois en 2016 grâce à sa fumeuse (à ne pas confondre avec « fameuse ») entreprise de conseil la bien nommée, 2F.

240 000 euros qui se répartissent en deux « tas » : 96 000 euros au titre de ses fonctions de gérant, 144 000 euros en tant que salarié.

En 2016, faut-il le répéter ?

Alors député de Paris Fillon a effectué 65 meetings entre mars et novembre 2016, plus de 7 meetings par mois, quasiment deux par semaine sans compter les déplacements…. A ces charges de travail de député et de future candidat à la présidentielle, en pleine primaire LR, il faut ajouter la rédaction d’un livre « Vaincre le totalitarisme islamique » rédigé entre août et septembre de l’année en question…

Pendant ce temps là, il « gère » sa petite entreprise et génère un CA qui l’autorise à se salarier pour plus de 12 000 € par mois…

Avec un tel talent on se demande pourquoi la France n’a pas su profiter des bons conseils de l’excellent Monsieur Fillon, un gars capable de transformer du vent en espèces sonnantes et trébuchantes à côté d’un autre génie capable, lui, de transformer le sable Libyen en or.

Avec l’aide de complices tel Guéant et Woerth, Woerth, ancien trésorier de LR qui préside aujourd’hui la commission des finances de l’Assemblée Nationale.

Ben oui, c’est logique.

Forcément !

Au moins avec ces experts vous savez où passe votre fric de contribuable.

C'est rassurant.

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