66 millions de procureurs et moi et moi et moi…

Il ne peut pas s’en empêcher, c’est plus fort que lui, il ne supportait pas ces « Gaulois réfractaires », il décompte maintenant « 66 millions de procureurs ». « Illettrés », « fainéants » auxquels il fallait ajouter « ceux qui ne sont rien », au bout de trois ans, ça fait du monde !

Il ne peut pas s’en empêcher, c’est plus fort que lui, il ne supportait pas ces « Gaulois réfractaires », il décompte maintenant « 66 millions de procureurs ».

« Illettrés », « fainéants » auxquels il fallait ajouter « ceux qui ne sont rien », au bout de trois ans, ça fait du monde !

Le compte est bon : 66 millions d’ingrats, d’égoïstes, en un mot 66 millions de cons !

Un peuple qui passe son temps à « traquer l’erreur » : ce serait tellement plus simple si les Français se laissaient faire sans rien dire, sourds, aveugles, muets, dociles, c’est comme cela qu’il nous rêve.

Amalgamer volontairement des citoyens qui exercent leur droit à la critique à des « procureurs » en dit long sur la vision qu’Emmanuel Macron a du fonctionnement de notre démocratie.

Il se comporte comme un monarque de droit divin, un autocrate qui ne supporte pas la critique.

Comment ne pas le critiquer quand on assiste à cette débandade généralisée dans la lutte contre le Covid-19, cela fait un an que nous claudiquons lamentablement à côté de ce virus ?

Il n’était pas préparé à exercer une telle fonction, sans aucun mandat électif, sans aucune expérience de terrain, il prouve tous les jours son incapacité à gouverner.

Se compte-t-il dans ces 66 millions de procureurs ou bien se voit-il comme l’exception culturelle qui emporterait tout sur son passage ?

Seul contre un peuple unanime ?

Nous sommes en train de flirter dangereusement avec le diable, la France est en train de se renier, elle se perd.

Emmanuel Macron affiche un tel niveau de mépris à l’encontre des Français que la question de sa légitimité morale se pose avec d’autant plus d’acuité que c’est, comme on le voit, un multirécidiviste.

Les lois liberticides qui nous assiègent depuis son arrivée au pouvoir ne sont pas le fruit du hasard : Emmanuel Macron ne peut gouverner qu’à grands coups de lois d’exception, quels qu’en soient les motifs. Avec des discours ampoulés.

Roi des francs et empereur d'Occident ? Retourne à l'école de la République, jeune homme.

Dans un an il faudra le dégager, c’est un devoir civique, un enjeu de salubrité publique.

Mais d’ici là, que va-t-il encore nous faire ?

Un an c’est long …

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