Pléthore Macron et Opulence Trump vous souhaitent de bonnes et joyeuses fêtes.

Pléthore et Opulence souhaitent de bonnes et joyeuses fêtes à Misère et Pauvreté sous les applaudissements bienveillants d'Inégalité, la déesse du libéralisme moderne. Et tout le monde applaudit ! Ou presque...

Thomas Piketty, directeur d’études à l’EHESS, et Lucas Chancel, codirecteur du laboratoire sur les inégalités mondiales à l’École d’Économie de Paris confirment ce que nous savions déjà, les inégalités, après avoir été criantes, sont devenues intolérables.

Globalisation, mondialisation, libéralisme, capitalisme financier, spéculation boursière, délocalisations (fiscale et/ou industrielle), exonérations (fiscales) mènent une guerre acharnée contre le travail salarié, parent pauvre d’une économie binaire, simplifiée jusqu’à l’extrême.

« Le salaire est déterminé par la lutte entre capitaliste et ouvrier. La victoire appartient nécessairement au capitaliste. »

La victoire est au bout du portefeuille, Marx a raison.

Les classes moyennes sont torpillées et rejoignent la horde des pauvres. D’abord incrédules voire abasourdies, elles prennent progressivement conscience de leur nouveau statut.

Ce qui ressort spectaculairement de cette étude c’est la tendance qui se dégage depuis une quarantaine d’années : les riches sont de plus en plus nombreux et de plus en plus riches tandis que les pauvres sont de plus en plus nombreux et de plus en plus pauvres... le patrimoine des premiers augmente de 40% pendant que le pouvoir d’achat des plus démunis s’essouffle à 2% de croissance. Des miettes.

Comme si cela ne suffisait pas, les États font appel à la solidarité populaire pour éponger les pertes abyssales des spéculateurs plus cyniques que fous, c’était il y a 10 ans à peine…

Les pertes sont socialisées, les profits restent et resteront privés.

L’injustice est révoltante puisqu’elle n’est pas révolutionnaire, pas encore.

En ce mois de décembre 2017, au pays de l’argent roi, la fiscalité entame une nouvelle danse du ventre destinée aux chefs d’entreprises qui n’en espéraient pas tant, Trump est aux manettes, il tient sa promesse, c’est sa première « victoire » politique, preuve que le ridicule ne tue pas.  

La chambre des Représentants a voté sa réforme fiscale par 227 voix contre 203.

Inutile de traverser l’Atlantique et de se payer un fly trip en première classe à 350 000€ l’aller, la réplique française de Trump a un nom, Macron, il ne fait pas autre chose que son homologue nord-américain.

Leur Chambre des Représentants et les républicains qui la composent ressemble à notre Assemblée Nationale  avec ses députés LREM.

À 6000 kilomètres de distance, ils suivent l’un et l’autre, en même temps, des chemins parfaitement parallèles qui doivent atteindre le même but.

L’antique modèle français qui fait de la santé et de l’éducation pour tous l’alpha et l’oméga de la République est en train de fondre au soleil d’un libéralisme obscène et entêté.

Me revient une phrase de Marx, une de plus : « Le capital est semblable au vampire, ne s’anime qu’en suçant le travail vivant et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en pompe davantage. »

J’ai envie de m’autoriser une petite liberté, après tout c’est Noël, qu’il me soit donc pardonné de paraphraser l’auteur de L’Idéologie allemande : « Le libéralisme est au monde réel ce que l’onanisme est à l’amour. »

Oui, une vraie bande de bran...

 

 

 

 

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