Hep toi ! t’as pas 100 balles ?

Les frères Pétard de la politique française, Sarkozy et Fillon, ne connaissent pas la crise, ils étaient fait pour se compléter harmonieusement, on en a la preuve aujourd'hui. Sous les pavés le fric !

On reconnait immédiatement le style direct, vif et flamboyant, un tantinet familier, voire autoritaire de Nicolas Sarkozy qui, s’adressant à François Fillon après les primaires de la droite et du centre lui demande un « petit coup de main » financier pour l’aider à payer l’ardoise de sa campagne foireuse.

Il a du mal à boucler ses comptes, décidemment les fins de mois se suivent et se ressemblent tristement…

Toute Bérézina a un prix, plus la défaite est lourde, plus elle coûte chère.

300 000 €, ce n’est rien comparé aux 24 millions d’euros de dépassement de la Présidentielle de 2017, c’est 80 fois moins !

L’ancien Président essaye de faire bonne figure, ses progrès sont incontestables même s’il a encore un peu de mal à bien ajuster la mire, la rigueur n’est plus très loin, en tout cas elle se rapproche.

Ou se rapprochait, pour être plus précis, car il n’est pas certain qu’il aurait une autre chance de briguer le moindre suffrage, j’en ai bien peur.

Nicolas Sarkozy est né sous une mauvaise étoile, il se fracasse et se disloque, il se désintègre et se putréfie sur le mur de l’argent, un mur qu’il croyait, qu’il croit toujours pouvoir sauter facilement.

L’argent n’a jamais été un obstacle infranchissable ni une source d’inquiétudes pour ce jeune maire dont l’appartement de Neuilly, dans l’île de la Jatte, payé une brindille, fut revendu pour le prix d’une forêt amazonienne avec eau gaz et électricité derrière chaque arbre.

A grands coups d’aides parlementaires.

Sarkozy fait de l’or et quand cela ne fonctionne pas, ou plus, il demande aux uns et aux autres de combler le déficit, de boucher les trous.

Aux contribuables hier, à Fillon aujourd’hui.

Les frères Pétard de la politique française s'entendent comme larrons en foire et se renvoient l'ascenseur avant l'échafaud.

Peu de gens on cette capacité à rebondir, d’un prêt personnel à une avance, d’une banqueroute à une valise libyenne bourrée de billets, d’un salaire augmenté de Président aux honoraires faramineux de consultant, il est sur tous les fronts.

Si Sarkozy était un chien truffier il serait obèse, atteint d’une obésité morbide. Déjà mort probablement, les chiens résistent mal, en effet, à l’opulence, c’est d’ailleurs terriblement injuste…

La notion un peu vieillotte, il est vrai, du « revers de la médaille » il ne connait pas, le Nicolas, il accumule, il accumule encore et encore, partout et toujours les billets, les médailles et tout ce qui va avec.

Les spécialistes de la finance appellent cela la « résilience économique », Sarkozy est champion du monde toute catégorie dans son genre.

Ce qui est tout à fait remarquable chez lui c’est qu’il aura gagné beaucoup plus de fric à titre personnel qu’il n’en a fait gagner aux Français en tant que Président de la République.

Un exploit !

On me dit qu'à terme il pourrait s’expatrier dans un "pays ami" qui n’aurait pas de convention d’extradition avec la France.

Cela s’appelle la résilience pénale.

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