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Billet de blog 25 juin 2022

Dominique Strauss-Kahn lance un nouveau parti politique !

Les résultats des élections législatives qui viennent de s’achever laissent un goût amer à Emmanuel Macron, mais font saliver d’envie Dominique Strauss-Kahn...

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Les résultats des élections législatives qui viennent de s’achever laissent un goût amer à Emmanuel Macron, mais font saliver d’envie Dominique Strauss-Kahn.

Contre toute attente et alors qu’on le croyait définitivement retiré de la vie politique française, DSK vient de déposer les statuts de son nouveau parti politique, le SMS.

La filiation entre l’ancien ministre des Finances, ex-directeur général du FMI et l’actuel président de la République, remonte aux années 2005, Emmanuel Macron a toujours été subjugué par « la prodigieuse intelligence » (Macron dixit) de son prédécesseur à Bercy.

HEC, Sciences Po, docteur en sciences économiques, licencié en droit, avec une maîtrise de statistiques, DSK est reçu au concours d’agrégé des universités (Paris X, Nanterre) en économie en 1977, l’année de naissance d’Emmanuel Macron, ils ont 29 ans d’écart ; le cursus universitaire de Strauss-Kahn impressionne le jeune pubère précoce qu’est Macron.

« Je suis ton père » aurait annoncé Dominique à Emmanuel lors de ripailles païennes et néanmoins républicaines organisées par Jacques Attali en 2005, une plaisanterie potache qu’Emmanuel avait bien prise à l’époque, jusqu’à la terrible et sordide affaire du Sofitel de New York, en 2011…

Les deux hommes ont un point en commun, ils partagent la même passion, celle du pique-nique, mais, alors que les goûts de DSK le font pencher du côté des cochonnailles, Emmanuel est plutôt attiré par les crudités, radis et concombres, et les œufs durs mayonnaise qu’il est capable de gober d’un trait, jusqu’à l’étouffement comme on peut le constater en ce moment.

Il n’a pas fallu plus d’un quart d’heure à Dominique Strauss-Kahn pour éplucher et analyser en détail les résultats des législatives : un nom, un visage (magnifique) accrochent immédiatement son regard d’aigle à deux têtes, celui de Rachel Kéké, élue NUPES sur la liste LFI.

« L’Assemblée nationale va trembler ! » met en garde cette femme de 48 ans d’origine ivoirienne, elle ne croyait pas si bien dire, car en étudiant son cursus, DSK a été pris de tremblements incoercibles.

Elle s’était fait remarquer en juillet 2019 lors d’une grève qu’elle avait mené aux côtés d’autres femmes de chambres de l’hôtel IBIS – groupe Accor, NDLR – de Batignolles, à Paris ; elle exerçait ce métier depuis 2003.

Femme de chambre dans le groupe Accor, franco-Ivoirienne, meneuse charismatique de gauche et maintenant députée, Il n’en fallait pas plus à Dominique Strauss-Kahn pour se remotiver, l'un de ses deux cerveaux est immédiatement entré en ébullition.

« Qu’on me dise dans quel hôtel elle travaille en ce moment ! » éructe-t-il, car il éructe plus vite que son ombre.

L’idée de créer un parti politique n’a pas mis longtemps à germer dans son cerveau malade, c’est comme cela qu’est né le parti des Soubrettes Muettes et Soumises », le SMS.

La gauche qu’incarne DSK, après celles de Mitterrand, de Rocard, d’Attali, de Valls et de Macron, nous a montré tout ce qu’il ne faut pas faire, tout ce qu’il ne faut plus accepter, tout ce qu’il faut rejeter.

Fermement.

Vive Rachel !

P.-S. - On me pardonnera la tonalité volontairement frivole, mais sarcastique de cette fable que m’inspire cette gauche d’un autre temps, devenue infréquentable depuis des décennies.

Rachel Kéké incarne, elle, l’espoir, l’avenir, tandis que DSK et Valls m’inspirent un profond dégoût teinté de mépris, d’autant plus que j’ai ouï dire que Strauss-Kahn a l’oreille de Macron et de ses sbires, au même titre, d’ailleurs que Sarkozy…

Bon week-end à toutes et à tous.

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