Le trésor du voyage d’Ulis

Les contes écrits par les élèves.

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Cyprien et son oiseau

 

Un beau jour d’été, Cyprien part se promener en bord de Loire. Il y trouve un bel oiseau aux plumes noires et orange. L’animal a une patte cassée. L’enfant le ramène chez lui pour le soigner, le nourrir, le loger.

Cyprien fait des recherches pour savoir de quelle espèce est l’oiseau. Il découvre que c’est un pinson. Il le nourrit de graines tout en lui fabriquant une attelle à l’aide de branches et de tissus pour le soigner. Cyprien appelle l’oiseau Cookie.

Quatre mois plus tard Cookie va déjà mieux. Le cœur gros, Cyprien, retourne en bord de Loire remettre l’oiseau dans son milieu naturel. L’été suivant, Cyprien s’ennuie, il est triste. Il repense à cet oiseau qui lui avait tenu compagnie quelques mois durant l’année précédente. Il part à sa recherche en bord de Loire quand, tout à coup, il entend un chant surprenant. Il se dit qu’il a mal entendu, il écoute donc plus attentivement. C’est sûr, il entend bien «Tiens, Tiens voilà Cyprien!».

Cyprien aperçoit Cookie perché dans un peuplier noir, l’oiseau tout en chantant s’adresse au garçon dans sa propre langue. Heureux de s’être ainsi retrouvés, le pinson et Cyprien vont passer un merveilleux été, se donnant rendez-vous tous les jours en bord de Loire pour se raconter de merveilleuses histoires.

 

Lisa & Topaldy

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C’’Nabum et les castors

 

Un conteur du nom de C’’Nabum voyage à travers la France en suivant les bords Loire. Arrivé à la Chapelle Saint Mesmin, il critique un castor qui est en train de manger un tronc d’arbre. Le castor bondit sur la jambe de C’’Nabum et le mord cruellement. Le conteur tombe à la renverse dans les orties.

Un groupe de loutres qui mangeaient des poissons non loin de là entend ses cris de douleur. Elles vont à sa rencontre pour le sauver et l’emmène jusqu’au bateau d’Agnès qui s’était arrêtée sur la berge pour observer des oiseaux. Cette dernière lui prépare une potion à base d’Aloe Vera. La douleur disparaît un peu mais le conteur est très fatigué.

Agnès lui propose de rester sur le bateau pour se reposer. Il accepte et s’endort jusqu’au lendemain. Au matin, il reprend la route. Sur son chemin il retrouve le castor qui veut savoir pourquoi l’homme l’avait ainsi critiqué.

Le marcheur lui explique que sa maison a été récemment détruite par un membre de son espèce : un arbre s’est abattu sur le toit et il est maintenant sans abri. Le castor est désolé quand soudain, il lui vient une idée. Le rongeur déclare au conteur : « Ne t’inquiète pas, mes amis et moi allons t’en rebâtir une encore plus jolie ».

Quelque jours plus tard une maison en rondin est construire juste en bord de Loire. C’’Nabum remercie les animaux pour leur travail de qualité en créant une association avec Agnès pour protéger les castors. Depuis ce jour, beaucoup de monde participe à l’association les castors viennent souvent écouter ses histoires !

Léa / Théo

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Le Héron

 

Il était une fois un héron qui s’appelait Hérol. C’était un bel oiseau migrateur. Il en avait assez de voyager pour se rendre toujours au même endroit. Il voulait aller plus loin que l’Afrique, il rêvait de se rendre en Australie.

Ce matin-là, Hérol part d’Orléans : il survole les terres pour un voyage plus sûr. Il traverse plusieurs pays comme la Turquie, l’Iran, l’Inde, le Vietnam, l’Indonésie. À chaque étape, il s’arrête pour une pause touristique. En cours de route pour l’Indonésie, il s’offre un séjour dans une ville du Vietnam.

Là, le courage d’aller en Australie l’abandonne car il se dit que c’est décidément trop loin. Perdu dans ses réflexions, il entend tout à coup, une voix qui lui dit :

- « Tu sais, tu peux aller en Australie si tu crois en toi. Allez, courage, tu peux y arriver ». Hérol répond :

- D’accord je vais le tenter. Mais qui es-tu ?

- Je suis juste un vieux sage qui t’encourage à poursuivre ton rêve ».

Hérol reprend alors sa route avec la conviction de réussir ce périple.

Finalement, après des milliers d’heures de vol, il arrive enfin en Australie.

Cette île est grande se dit-il, elle est belle aussi, je vais bien me plaire ici.

Hérol y fait la rencontre d’un oiseau à plumes multicolores. Ce dernier lui fait la proposition de faire le tour de l’île et lui montre des endroits extraordinaires.

En effet, là-bas, il existe des cascades aux couleurs de l’arc en ciel qui scintillent au loin comme des étoiles durant la pleine lune, et la mer est d’un bleu très clair à travers lequel on peut observer les fonds marins.

On y trouve du poisson en abondance. Hérol se dit qu’il n’aura pas de mal à s’en procurer. Il imagine déjà des grands festins avec ses futurs amis.

Bien vite, les deux oiseaux deviennent bons copains.

Tout à coup, alors qu’ils discutaient, Hérol aperçoit un endroit qui l’intrigue. Il s’agit d’un gros rocher en forme de menhir et il s’interroge sur l’origine de ce rocher. Dans sa tête, il se demande s’ il n’est pas de retour en Bretagne. Une brume mystérieuse les enveloppe soudain complètement, à un point tel qu’ils ne peuvent plus se repérer. Ils gagnent alors de la hauteur pour essayer de se situer.

En contrebas, ils voient une lumière étrange sortir du menhir qui finit par disperser la brume. Après ce moment d’inquiétude, ils décident de se poser au sommet du rocher pour se remettre de leurs émotions.

A partir de ce jour, Hérol s’installe au point culminant de ce rocher qui deviendra sa demeure pour tous les hivers prochains, en espérant percer le mystère de l’origine de cette étrange lumière.

Nolhan

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La fée et Marcus

 

Un homme prénommé Marcus se promène à Orléans où il admire la Loire. Il est parti de chez lui et n’a plus d’endroit où dormir.

La Loire est tellement belle qu’il décide de rester près de ce fleuve.

Au loin, il voit un bateau et le reconnaît tout de suite.

C’est une toue cabanée, un bateau de pêche qui peut accueillir au moins 20 personnes. Il voit la porte de la toue ouverte. Il décide alors d’y rentrer afin de vérifier s’il n’y a personne.

Il inspecte le bateau et fouille un peu partout. Il découvre des poissons, en fait son repas et finit par s’endormir profondément.

Dans son rêve, il voit une fée qui lui dit :

« Bonjour Marcus, voici une carte qui te mènera à un trésor ».

Marcus prend un air étonné et lui demande :

- « Comment connaissez-vous mon nom ?

- C’est une longue histoire, rassure-toi je suis là pour t’aider, tu verras ta vie n’en sera que plus belle ! »

Marcus lui demande ce qu’il doit faire et la fée demande d’avoir confiance en elle. Marcus souhaite que la fée vienne avec lui, mais elle hésite...

Marcus se réveille en sursaut, il n’en croit pas ses yeux : la fée est devant lui ! Heureux, Marcus lui saute au cou et la remercie.

Le lendemain, ils partent ensemble comme prévu : ils traversent tous deux la rivière envahie de crocodiles, des champs infectés de guêpes et arrivent à destination. La carte indique une plage bordée d’arbres grandioses.

Ils se mettent à creuser dans le sable doux et frais non loin d’un rocher étincelant et finissent par découvrir ce fameux trésor. C’est en fait des bijoux en or qui appartenaient à la reine Cléopâtre. Devenu riche grâce à la vente du trésor, Marcus achete la toue où il avait trouvé refuge. Il passera le reste de sa vie à naviguer sur les fleuves en pensant souvent à cette fée qui a changé sa vie.

Célia

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Une partie de cache-cache entre deux salamandres

 

C’est l’histoire de deux salamandres qui jouent à cache-cache sur les bords de Loire. Le grand frère dit à sa sœur :

« Tu peux commencer à te cacher en premier ».

La petite sœur se précipite sous une pierre pour se camoufler. Là, elle trouve une peau de grenouille. Elle se glisse à l’intérieur et prend l’apparence de l’animal.

Après un long moment de recherche, le frère va demander aux animaux où se trouve sa petite sœur. Il commence par la loutre mais celle-ci lui déclare qu’elle ne l’a pas vue. Il part ensuite à la rencontre d’un castor qui rongeait un tronc d’arbre et l’interroge également. Ce dernier n’a croisé personne.

Alors, le grand frère décide de s’adresser à une grenouille qui nageait tranquillement dans le fleuve. Le batracien, en ricanant, affirme ne pas avoir vu de salamandre. La Salamandre ne comprend pas pourquoi la grenouille rigole. Vexé par cette réaction et fatigué de rechercher sa sœur, il part s’allonger en bord de Loire. Il réfléchit à l’endroit où celle-ci aurait pu se cacher.

C’est alors qu’il comprend qu’elle s’est déguisée en grenouille. Il repart en courant la retrouver et lui dit de retirer immédiatement son déguisement ; ce qu’elle fait. Il est arrivé juste à temps car non loin de là, à quelques centimètres d’elle, un héron affamé, le bec pendant, les yeux rivés sur sa proie, s’apprêtait à la dévorer.

Le héron déçu, repart dans son marécage, triste avec juste une libellule comme repas. « Oh la la, déclare la jeune sœur, j’ai eu une de ces peurs ! Heureusement que tu es arrivé à temps mon cher frère! »

Après cette journée mouvementée et riche en émotions, les deux salamandres fatiguées, décident de rentrer chez elles.

Elles rejoueront à cache-cache, mais promis, il n’y aura plus de déguisement.

 

Alban et Thibault

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