Écopez, Écopez tant que vous voulez, le navire prend l'eau !
La preuve par l'exemple.
Je sais qu'il est facile de tirer sur une ambulance, qu'il n'est pas très beau de frapper un joueur à terre et qu'il est très vilain de montrer du doigt. Pourtant, c'est avec une intense jubilation que je cède au plaisir de cracher mon venin après la pathétique pantomime de l'UMp ! Le spectacle que viennent de nous donner ceux qu'il y a peu étaient encore ministres ou très hauts responsables gouvernementaux est d'une affligeante tristesse, d'une impensable médiocrité, d'une insondable bêtise.
Il ne faut surtout pas avoir la mémoire courte. Il est utile de se rappeler que l'inénarrable PS (l'autre partenaire de ce duo comique) a, lui aussi, en son temps, usé des bonnes vieilles recettes du bourrage des urnes, des électeurs fictifs, des gros porteurs et des résultats falsifiés. Les uns pas plus que les autres n'ont l'exclusivité de la farce et de la malveillance électorale.
Ainsi, une fois encore, la preuve est faite que le pouvoir corrompt, que les humains sont prêts à toutes les bassesses pour conserver celui-ci, que la morale n'a rien à voir avec la politique et que les représentants de nos deux grands partis hégémoniques sont les plus pervertis du microcosme politique. C'est la faute à un système entièrement acquis à leurs forfaitures, taillé sur mesure pour ce genre de gribouille.
Tout cela parce que les règles du jeu démocratique sont parfaitement encadrées pour maintenir cette oligarchie honteuse en place, qu'il n'y a pas de place pour un contrôle effectif et permanent par le peuple. C'est l'argent et des appareils de type mafieux qui gouvernent le fonctionnement démocratique. La constitution est à revoir, les principes sont à repenser et les individus sont à changer.
Coppé ou Fillon, c'est fieffé gredin ou gredin fieffé ! Aubry ou Royal, c'est affreuse mégère ou mégère affreuse. Seule la couleur du drapeau ou la porte de sortie de l'ENA changent et n'espérez pas trouver mieux ailleurs. Tant que nous aurons des politiciens professionnels, nous ne pouvons trouver mieux que des tricheurs, des menteurs et des voleurs.
Rassurez-vous, il n'est pas question de faire le jeu d'un parti qui affirme être seul à avoir les mains propres mais qui dans l'ombre de ses décisions internes agit de manière tout aussi obscure pour remplacer le père par la fille au royaume des borgnes ! Tous, sans exception appartiennent à ce qu'on nomme à raison « La classe politique » faute d'oser le mot «caste ».
Changeons tout et oublions ces structures financières d'abord destinées à détourner l'argent public afin d'alimenter l'avidité des membres de cette abominable classe politique. Exigeons véritablement l'avènement du mandat unique. Non pas cette illusion que le gouvernement veut nous vendre avec bien du mal ! La commission Jospin n'est qu'un détournement d'attention. Non, il faut exiger un vrai mandat unique ! La politique devrait constituer un passage provisoire aux responsabilités avant que de retourner travailler le reste de sa vie de citoyen
Quand messieurs Coppé et Fillon ont-ils connu le monde du travail ? Quand mesdames Aubry ou Royale ont-elles cherché un emploi ? Et tout ce joli monde se permet de parler en notre place, d'évoquer des difficultés qu'ils n'ont jamais expérimentées. De leur tour d'ivoire, comment voulez-vous qu'ils sachent comment vivent leurs électeurs ?
Cessons aussi de leur accorder des privilèges, des gardes du corps, des voitures de fonction, des appartements ministériels, des retraites dorées, des cumuls scandaleux. Qu'ils fassent comme le commun des mortels ! Ils découvriront enfin la queue dans les bouchons, la difficulté de se garer, les mois d'attente pour un rendez-vous médical, les lettres de candidature sans réponse, les logements insalubres, les difficultés économiques, les fins de mois difficiles, l'angoisse des fins de mois.
Car, pire que tout encore, notre système de représentation nationale, à de rares exceptions, ne met en place aux postes de décisions que des représentants de la bourgeoisie friquée, des privilégiés ignorant tout de l'existence ordinaire des classes moyennes ou défavorisées. Une démocratie représentative doit être comme son nom l'indique capable de faire émerger des élus de toutes les composantes de sa société. Ce qui est bien loin d'être le cas dans notre Barnum électif !
Alors, vivement une sixième République où nous serons enfin débarrassés de ces grimaciers méprisables, de ces prétentieux orgueilleux, de ces sinistres personnages si hautains et imbus de leur personne. Qu'ils se rassurent, nous leur rendons leur mépris au centuple, nous avons désormais le nombre en notre faveur et bien peu sont encore les naïfs ou les crédules qui leur accordent confiance et respect. Le changement est désormais indispensable !
Exaspérement leur