C’est Nabum (avatar)

C’est Nabum

Bonimenteur de Loire et d'ailleurs

Abonné·e de Mediapart

5152 Billets

2 Éditions

Billet de blog 23 août 2025

C’est Nabum (avatar)

C’est Nabum

Bonimenteur de Loire et d'ailleurs

Abonné·e de Mediapart

Faire des émules.

C’est Nabum (avatar)

C’est Nabum

Bonimenteur de Loire et d'ailleurs

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

En grande pompe

Illustration 1

Si les cordonniers sont, parait-il, les plus mal chaussées, les politiciens quant à eux sont prompts à créer des micro-partis européens afin que quelques supporters leur emboîtent le pas afin qu'ils puissent battre la semelle lors de leurs déplacements en province. On dit alors qu'ils font des émules pour prendre rendez-vous avec l'histoire et un destin qu'ils rêvent tous, national.

Pourtant le but est ailleurs car ce sont là de simples petites talonnettes pour se hisser au dessus de la mêlée tout en engrangeant menus subsides (conséquents en fait si vous parvenez à trouver des adhérents dans différents pays de la CEE) par de savantes combinaisons financières en lien surtout avec les fonds européens. Le devenir de la nation à leurs yeux n'a que bien peu d'intérêt pourvu qu'ils remplissent leurs bas de laine eux qui ont les poches trouées dès qu'il s'agit de l'argent public.

Pour faire des émules, point n'est besoin de trouver chaussure à son pied. Il suffit d'un simple pied à terre quelque part en province pour se lancer dans la récolte de fonds qui iront financer une campagne avec quelques godillots de leurs amis, choisis dans la chambre, prêts à ne pas traîner les pieds pour soutenir leur chef de file.

La seule recommandation en la matière depuis l'illusion d'En-Marche est de choisir de quel pied lever les fonds. De droite ou de gauche mais plus jamais au centre, le marcheur en chef a épuisé cette trace. Il laissera du reste une profonde empreinte dans le paysage national car à bien à regarder, il s'y est pris comme un pied, au point du reste qu'il ne sera pas possible de l’accuser de tromperie : il nous avait prévenu.

Quand les émules se prennent pour des savates, la chose tourne à la farce. Mais il est vrai qu'à force de nous prendre pour des ânes, ils ne savent plus sur quel pied danser pour nous inciter à leur emboîter le pas, alors que précisément, ils ne savent même pas quelle direction prendre. Les chefs de file qui furent des pointures dans les grandes écoles, se retrouvent en difficulté dès qu'ils se trouvent au pied de la tâche.

Jadis, les choses étaient plus simples : il y avait les pieds noirs, les pieds plats, les talons aiguilles et les escarpins. Maintenant ils se contentent d'émules pourvu que ce soient des honnêtes gens, manière sans doute de les distinguer de mentors, ces êtres aux pieds crochus qui mènent le bal.

Pour les grandes réceptions, les émules restent à la porte. Ce ne sont que des faire-valoir, des sans culottes qui font le pied de grue lors des soirées électorales, loin des agapes, tandis que ceux de la haute, mettent les patins pour participer aux banquets, boire à volonté dans des verres à pied et faire des pieds de nez à ce bon peuple qui trinque à longueur de mesures d'austérité sans jamais boire avec eux.

À force de se prendre les pieds dans le tapis, il est fort possible d'envisager que les gueux se mettent en colère et leur fassent vilain croche-pied, pied de nez ou bien les gratifient d'un formidable coup de pied dans leur séant. Quand les émules ruent dans les brancards, le train de l'état ne peut plus aller sur le même pied. Il va falloir c'est une évidence, cesser de lever la jambe à nos frais, dans ce joli monde de bras cassés.

Las d'être pris pour des ânes bâtés, des bourriques ou des bêtes de somme, les émules vont cesser de prendre leur carte, d'adhérer à ces partis fantoches. Une tête d'affiche sans ses jambes, ne peut aller bien loin, la chose est connue. Pieds plats et jambe de bois, ils cesseront de se prendre pour des éclaireurs alors que depuis belle lurette, ce sont eux qui ont soufflé sur les lumières.

J'invite donc toute la classe politique, sans aucune exclusive, à passer la main, à laisser le peuple enfin libre de son destin, loin des partis qui du reste ne cachent nullement leur jeu puisqu'ils s'y prennent comme des couilles molles avec les véritables maître du monde. Il serait bon du reste qu'ils prennent tous au pied de la lettre ce conseil avant que de colère et de dépit, la populace monte sur ses ergots et leur écrase leurs nobles arpions. Les (é)mules vous saluent bien !

Illustration 2

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.