A Casablanca, dans les décombres des Carrières Centrales

Visite aux habitants des Carrières Centrales ce mercredi 4 juin : la population est terrorisée, seule et désemparée, surtout des femmes, pas d’AMDH, pas de partis, pas de soutien. Ils attendent d’autres interventions demain et appellent au secours. Un climat de terreur, de peur et suspicion, beaucoup de délateurs et de royalistes.

 

Quelques photos et témoignages

Le mardi 3 juin 2014 : Jour sombre à Casablanca, dans les Carrières Centrales, quartier historique de luttes et résistances. Les forces de répression interviennent en force et avec violence, cernent et tabassent la population, puis arrêtent des jeunes pour pouvoir démolir les baraques et exproprier les habitants. D’autres démolitions vont se poursuivre. Solidarité urgente.

Un bastion de la résistance contre le colonialisme, puis de l’après indépendance, du syndicalisme, des luttes ouvrières et populaires, est en train de disparaitre. Le cœur et l’histoire de Casablanca est en train d’être effacé de la mémoire et de l’espace.

Solidarité urgente

Le 5 juin, il est prévu d’autres démolitions dans les Carrières Centrales, puis dans Hay Mohamadi, Aïn Sebaa, Koréa... La mafia immobilière ne s’arrêtera pas là !

D’autres quartiers populaires sont menacés. D’autres familles jetées dans les rues, d’autres enfants déscolarisés, d’autres femmes livrées à la violence. La population crie au secours.

Le pouvoir a réussi à diviser, soudoyer les uns, menacer les autres, utiliser des bandes qui sèment la terreur, aujourd’hui ils sont "tchermila", hier "terroristes", la société civile au service du libéralisme de gauche comme de droite se réjouit : le peuple divisé, désemparé, exproprié, sans logement, sans travail, sans droits, crie vive le roi.

Se réveillera-t-on ?

Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=HXzMl5dgZJo

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