Pour une transformation radicale des banques

Le 26 avril Reuters annonçait le licenciement de 300 personnes en une journée par la Deutsche Bank, dans une volonté de diminuer ses activités de banque d'affaire. Quelques semaines plus tôt, l'AFME - lobby européen des banques d'affaires et acteurs de marché - déplorait la diminution des activités de marché des banques européennes.

Si l'on se souvient du diagnostic posé au lendemain de la crise, ces nouvelles devraient être de nature à nous réjouir : une diminution du volume d'activité des marchés financiers contribue à réduire le risque de crise, alors que 97 % des transactions sur le marché des changes (qui représentent 5 000 milliards de dollars par jour) sont reliées à des activités spéculatives. Mais il faut aller plus loin ! En appeler à la seule "bonne volonté" des banques et du marché ne nous mènera nulle part : pourquoi ne pas réduire drastiquement la taille des banques, interdire leurs méfaits, les démocratiser et prendre le chemin de la socialisation ?

Les banques font figure de colosses fragiles du capitalisme, multipliant les bombes à retardement. Mais une fois le choc arrivé, on l'a vu, ce sont les populations qui trinquent, via l'augmentation des dettes publiques et l'instauration de politiques d'austérité. L'impact délétère des décisions des banques sur les populations ne peut plus durer. Les banques devraient être mises au service des populations, elles devraient intervenir dans l'économie locale tout en répondant aux besoins des habitants. Une banque socialisée permettrait de choisir où vont les financements. Le projet de socialisation implique de faire des banques un outil au service d'un véritable projet de société, qui mêle justice écologique et sociale.

Pour réfléchir à ces questions, apporter des éléments de réponse et contribuer au débat, le CADTM publie un nouveau numéro de sa revue, Les Autres Voix de la Planète (AVP) intitulé : "Pour une socialisation des banques". Au menu de ce dossier de près de 100 pages : Quel est le rôles des banques privées ? Que s’est-il passé depuis 10 ans dans la finance, que de nombreux politiques et banquiers promettaient de réguler ? Quelles alternatives existent déjà et comment aller plus loin ? Quelques exemples d'actions historiques concernant les banques, mais aussi : Pourquoi la socialisation du secteur bancaire est-elle préférable au système bancaire privé actuel ?

Pour commander ce numéro ou s'abonner, rendez-vous sur cette page ou contacter commandes@cadtm.org.

Pour une socialisation des banques, AVP, mai 2018 © CADTM Pour une socialisation des banques, AVP, mai 2018 © CADTM

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