1- Origine de la pollution en tritium dans l'eau du robinet des franciliens

Partie 1- L'origine de la pollution radioactive en tritium dans l'eau du robinet de Paris et d'Ile de France : un secret et un scandale?

Quelle est l'origine de la pollution en tritium dans l'eau du robinet des franciliens? Est-elle naturelle? Vient-elle de la centrale nucléaire de Nogent sur Seine? Ou bien, des Commissariats à l'Energie Atomique (CEA) entourant Paris, tel le CEA de Bruyères-le-Châtel une installation nucléaire de base secrète militaire, qui rejetait dans l’air beaucoup plus de tritium qu’une centrale nucléaire? Que nous apprend l'hydrogéologie sur le cheminement de cette pollution en tritium? Est-ce que les autorités responsables de la gestion de l’eau font la transparence sur ce tritium dans l’eau du robinet des franciliens? Est-ce que les autorités compétentes sur les mesures de la radioactivité dans les nappes phréatiques et l’air donnent les informations nécessaires à cette recherche?

La carte de l'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (Acro) permet de savoir qu'il y a des ''moyennes'' de tritium dans l'eau du robinet en Ile de France, pouvant atteindre 15 Becquerel par litre (Bq/l): Sainte Geneviève des Bois 15 Bq/l, Saint Michel sur Orge 15 Bq/l, Longpont sur Orge 15 Bq/l, Villiers sur Orge 15 Bq/l, Corbeil Essonnes 15,4 Bq/l, Vigneux sur Seine 14,9 Bq/l, Morsang sur Seine 13,5 Bq/l, etc. Comme c'est une ''moyenne'' les valeurs peuvent être plus élevées. Vous comprendrez plus loin (partie 3) pourquoi je mets des guillemets au mot moyenne. http://www.acro.eu.org/carteeaupotable/index.html#13/48.8626/2.3642
Chercher à comprendre d'où peut venir le tritium dans l'eau du robinet des franciliens, amène à découvrir une succession de problèmes. Au final, est-ce un scandal ? A vous de vous faire votre idée.
Commençons par le début de la médiatisation de cette pollution. En juillet 2019, les franciliens ont appris la présence de tritium, un atome radioactif, dans l'eau de leur robinet. Face à ce problème, les franciliens ont été très inquiets. Les journaux, remarqua Beyong Nuclear, n'ont pas fait d' ''enquête sur la cause et la source du tritium dans l'eau potable. Au lieu de cela, il y a eu une campagne de propagande pour neutraliser l'inquiétude et calomnier ceux qui ont sonné l'alarme.'' https://beyondnuclearinternational.org/2019/08/11/when-your-beverage-of-choice-is-tritium/ Alors, pour palier à cette carence, interrogeons nous.

Tout d'abord, qu’est-ce que le tritium?

C’est un atome d’hydrogène radioactif. Il émet des rayons radioactifs bêta. Sa demi-vie est de 12,32 ans. Ce qui veut dire qu’après 12,32 ans, il en reste encore la moitié et qu'après 24,64 ans il en reste le quart et ainsi de suite. (1) Ceci lui laisse largement le temps de s'accumuler. (86) D'autant plus qu'il est extrêmement difficile de le confiner. En effet, mobile et petit, il peut traverser de nombreux matériaux (ex : béton, métal). A la base, cet hydrogène se combine avec l’oxygène de l’air pour générer une « eau tritiée » qui est chimiquement de l’eau mais qui est ''superlourde'' et donc radioactive. Ce qui fait que le tritium s'incorpore facilement à l'eau des nappes phréatiques, des cours d'eau et de la pluie qui peut se retrouver dans notre verre d'eau. Dans les milieux vivants, il peut s’incorporer dans les tissus biologiques et émettre ses radiations au cœur des cellules. On parle alors de tritium organiquement lié. (86) (88)

Pourquoi est-ce important de savoir si il y a du tritium dans l'eau du robinet et d'où il vient ?

Le tritium est dangereux pour la santé car il a une radiotoxicité faible. https://www.investigaction.net/fr/pollution-radioactive-au-tritium-de-leau-du-robinet-en-france/ (51) A ce titre, déterminer son origine est utile à la prévention des risques ou dangers qu'il pourrait faire courir. Il n'existe aucun traitement de l'eau permettant d'enlever le tritium de l'eau. Il est impossible de retirer l’eau radioactive en tritium (eau tritiée), de l’eau .
D'où peut venir la pollution en tritium dans l'eau du robinet de Paris et d'Ile de France révélée par l'Acro dans sa publication du 17 juillet 2019 ? https://www.acro.eu.org/wp-content/uploads/2019/07/CP-ACRO-du-170719.pdf

Est-ce que l'origine de cette pollution est naturelle ?

Le tritium est ''naturellement présent dans la nature'' car ''il peut être produit par l’action des rayons cosmiques sur des composants de l’air''. (2) (86) Néanmoins, la pollution en tritium de l'eau du robinet des franciliens ne peut pas être naturelle car la concentration moyenne de tritium de 10 Bq/l révélée par l'Acro est très supérieure à la radioactivité naturelle des eaux de surface se situant entre 0,1 et 0,9 Bq/l (UNSCEAR), et car les nappes phréatiques anciennes, (qui n'ont pas été touchées par les retombées en tritium des essais nucléaires) ont des niveaux de tritium de l'ordre de 0,1 Bq/l, voire indétectable. (3) (4) Par exemple, l'eau des Abbatilles, qui sert de référence aux laboratoires, est si ancienne qu'on ne trouve pas de tritium à l'intérieur. (88)

Puisque cette pollution en tritium n'est pas naturelle, qu'elle est l'origine de cette pollution artificielle ?

Par le passé, les essais nucléaires ''ont injecté dans l'atmosphère une quantité de tritium environ 100 fois supérieure à l'activité naturelle. Depuis, le réservoir atmosphérique s'est progressivement déchargé : incorporé à l'eau de pluie, le tritium s'est déposé sur toute la surface du globe.'' (5) Pour autant, entre 2 et 5 Bq/l, on peut être presque certain que la pollution soit liée à une installation nucléaire. (6) Et, au delà de 5 Bq/l, on a la certitude d'être en présence d'une pollution dûe à une ou plusieurs de ces installations nucléaires. (88)
La radioactivité naturelle et les essais atomiques étant insuffisant pour expliquer l'origine de la pollution en tritium dans l'eau du robinet des franciliens, s'impose alors la question : est-ce que cette pollution vient de l'industrie du nucléaire ?
Avant de répondre à cette question, interrogeons nous d'abord sur le réseau de distribution de l'eau du robinet à Paris et d'Ile de France et sur les modes de pollutions de l'eau par le tritium.

Quel est le réseau de distribution de l'eau à Paris et d'Ile de France ?

Sur Paris, il y a quatre unités de distribution de l'eau avec des eaux venant de différentes provenances, tels que la Seine, la Marne, la Voulzie ou les eaux de sources du Loing, de l'Avre ou de la Vanne. Paris est, en outre, alimentée par plusieurs aqueducs, depuis des sources en partie situées dans des départements limitrophes de l’Ile de France.
Concernant le réseau de distribution de l'eau potable de l'Ile de france, il existe deux sources principales: les cours d’eau principaux (Oise, Seine et Marne) et les eaux souterraines, captées hors de la zone agglomérée parisienne. (7)
En somme, 39,8% de la population francilienne reçoit, en ouvrant son robinet, une eau d’origine superficielle provenant de la Seine ou des rivières Marne, Oise ou Essonne ; 31,8% reçoit une eau d’origine souterraine ; enfin, 28,4% de la population reçoit un mélange d’eaux souterraines et superficielles, dit « eau mixte ». D'où l'intérêt pour cette recherche de savoir si la Seine, les rivières et les nappes phréatiques d'Ile de France sont contaminées en tritium. (8)

Quels sont les modes de pollutions de l'eau par le tritium produit par l'industrie nucléaire?

Il existe de nombreuses sources de pollution en tritium dûes à l'industrie du nucléaire civile et militaire. Par exemple, les militaires s’en servent dans la fabrication des bombes atomiques (ex: bombe H) et les réacteurs nucléaires en rejettent des quantités importantes dans l’environnement. Ce sont les usines de retraitement qui en produisent le plus, telles les usines de la Hague (Manche). (87)
Cette pollution en tritium peut suivre alors plusieurs voies à partir de l'industrie du nucléaire, à savoir :
-les rejets gazeux (légaux ou non) en tritium dans l'air s'incorporent à l'eau de pluie, retombent au sol, puis s'infiltrent dans les eaux de nappe ;
-les rejets liquides (légaux ou non) de tritium dans les fleuves passent ensuite des eaux de surface aux eaux souterraines ;
-et les infiltrations à partir de site de l'industrie nucléaire, du fait de fuites. (9)

A ce propos, le physicien, ex-président de la CRIIRAD, désormais porte-parole de la CRIIRAD, R. Desbordes écrit : '' Le tritium est très mobile dans l’environnement. Il peut, donc, se retrouver très loin de son point d’émission.'' (10)

Pour donner un ordre de grandeur aux mesures qui vont suivre, voici les valeurs de références pour le tritium dans l'eau du robinet.
La référence de qualité de la réglementation française est de 100 Bq/l. C'est une transposition d’une directive de l’Union Européenne correspondant à plus de 100 fois la radioactivité naturelle. (11) Selon R. Desbordes, ce niveau d'alerte est bien trop élevé. (12)
Pour l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la valeur de référence est de 10 000 Bq/L. Soit 100 fois plus que la référence européenne et française. Cette valeur ne sera pas retenue pour cet article car elle est le résultat d’un calcul erroné et non pas d’une démarche scientifique rigoureuse. De plus, ce chiffre a été arrondi, par l’OMS, largement au dessus du résultat du calcul initial qui était de 7 800 Bq/L. (13)
Il est important de retenir qu'entre 2 et 5 Bq/l, on peut être quasiment certain d'être en présence d'une pollution liée à une installation nucléaire. (6) Et, au delà de 5 Bq/l, on en a la certitude. (88) (14)

Ces précisions étant faites, revenons à notre question : est-ce que la pollution de l'eau du robinet de Paris et d'Ile de France vient de l'industrie du nucléaire civile ou militaire?

Une certitude: la centrale nucléaire de Nogent sur Seine pollue l'eau du robinet en tritium de certains franciliens.
Selon l'Acro, la pollution de la Seine en tritium résulte des rejets de la centrale nucléaire de Nogent sur Seine. L'Agence de Sûreté Nucléaire (ASN) est plus nuancée et pense que ''l’activité en tritium dans la Seine (à Choisy-le Roi notamment) est bien attribuable aux rejets de la centrale de Nogent pour la majeure partie.'' (49) Cette centrale nucléaire a été construite en amont et à environ 100 km de Paris alors que l’on savait qu’elle rejetterait de la pollution radioactive en tritium dans l’eau de la Seine venant alimenter les réservoirs d'eau potable de Paris! (17) (18) Dans la centrale nucléaire de Nogent, du tritium est produit dans l'eau qui sert au refroidissement des réacteurs, et dans le combustible nucléaire, lors de certaines fissions. Par an, 45,3 Tbq (10 exposant 12 Bq) de ce tritium liquide sont rejetés dans la Seine, et 1450 Gbq (10 exposant 9 Bq) de tritium gazeux sont rejetés dans l'air. (99)
''Les concentrations moyennes de la Seine mesurées en aval de la centrale de Nogent sont de l’ordre de 27 à 48 Bq/l en moyenne durant les dernières années''. (90) Quel effet cela fait-il aux parisiens de savoir qu'ils se désaltèrent avec une eau qui a cheminé dans une centrale nucléaire?
C'est une certitude. Certaines unités de distribution de l'eau du robinet de Paris sont polluées en tritium à cause de rejets liquides ou gazeux en tritium de la centrale de Nogent (ex: UDI Sud-Ouest, UDI Est). (20) Pour chaque centrale nucléaire française, il y a un arrêté qui fixe les autorisations de rejets radioactifs dans l'eau et dans l'air. (15) Pour la Centrale de Nogent, c'est l'arrêté ministériel du 29 décembre 2004. (16) Cette pollution est légale. Attention: légal ne veut pas dire légitime.
Etant donné que l'eau du robinet de Paris est polluée en tritium même lorsque son eau ne provient pas de la Seine (ex : UDI Centre) (21), il y a, donc, une ou plusieurs autres sources de pollution. Il peut très bien se superposer plusieurs sources de contamination en tritium. Comme l'écrit l'ASN, la centrale de Nogent n'explique pas tout. (49)
Etant donné la densité et la diversité des industries nucléaires dans le bassin parisien, il est difficile d'identifier immédiatement laquelle est responsable et dans quelle proportion.
R. Desbordes explique que pour le savoir il faudrait ''avoir une cartographie précise des valeurs en tritium de tout le bassin Seine Normandie…qui permettrait de trouver le point d’émission […] Ce qui n’est pas normal, c’est que les Agence Régionale de Santé n’imposent pas aux laboratoires un seuil de détection plus bas (par ex : 0,5 Bq/l), ce qui permettrait de voir, de suite, un impact anthropique (humain) ou non ! '' (22)
Est-ce que la pollution en tritium vient du Commissariat à l’Energie Atomique de Saclay ?
Le tritium de l'eau du robinet de Paris peut aussi venir de rejets radioactifs du Commissariat à l’Energie Atomique de Saclay (CEA), selon R. Desbordes. Ce CEA utilise du tritium pour la recherche en biologie et en pharmacologie et du tritium apparaît également lors du fonctionnement des réacteurs nucléaires de recherche.
Ce CEA rejette du tritium liquide dans son environnement, tels les cours d'eau. (90) Par exemple, 10 Gbq par an de tritium liquide ont été rejetés, de 2014 à 2017. (96) (27) (28) Ainsi, sur ce site, on trouve du tritium dans toutes les eaux douces. Dans la pluie, il a été mesuré, par exemple, 11,8 Bq/l en 2015. (23) Dans les étangs de Saclay, si précieux à la biodiversité, aux insectes et aux oiseaux, il y a aussi du tritium (ex: 22,3 Bq/l en avril 2014; 19 Bq/l en janvier 2017) provenant d'eaux d'évacuations rejetées par ce CEA. (24) Les cours d'eau du CEA de Saclay ont eux aussi été pollués en tritium dans des valeurs très significatives telles 90,6 Bq/l en mars 2014 et 65 Bq/l en mai 2016. (25) Les nappes phréatiques de Saclay, si importantes pour l'eau du robinet, peuvent atteindre des mesures deux fois plus élevées que la référence de qualité pour le tritium dans l'eau du robinet de la réglementation française qui est de 100 Bq/l, soit par exemple 220 Bq/l et 160 Bq/l. (26) Les variations de ces mesures sont grandes. Néanmoins, selon R. Desbordes, quand on en arrive à trouver ''des niveaux largement au dessus de 10 (donc significatifs)…voir même au-delà de 100 …on ne doit donc plus traiter le problème à la légère comme le fait l’Agence Régionale de Santé''. (50)
Ce CEA produit aussi du tritium gazeux. De 2014 à 2017, les rejets gazeux en tritium du CEA de Saclay étaient de 10 000 Gbq par an. (96) Etonnant ces différences énorme de chiffre. Ces quantités expliquent sans doute la présence de tritium dans l'eau de pluie qui a pu ponctuellement atteindre entre 4,3 Bq/l et 320 Bq/l. Oui, 320 Bq/l, soit plus de trois fois la référence de qualité de la réglementation française pour l'eau du robinet. (94) Par le passé, des rejets atmosphériques légaux en tritium de ce CEA, ont pu se recombiner avec les eaux de pluie et contaminer en tritium, la nappe de Fontainebleau qui est à 60 km. (29) Alors, ont peut tout à fait concevoir que ce CEA puisse contaminer Paris à seulement 25 km de Saclay, la Seine et les cours d'eau d'Ile de France. D'autant plus que ce CEA est dans les vents dominants Sud-Ouest de l'Ile de France. (30)
Aucun doute, à Saclay, les eaux de surfaces, les nappes phréatiques et l'air sont contaminées en tritium. Dans cette commune, il pleut du tritium, et de nombreux animaux sauvages boivent ou nagent dans de l'eau polluée en tritium. Je m'éloigne du sujet. Quoi que, si la valeur de référence pour l'eau du robinet est à 100 Bq/l alors quel effet ça fait à une mésange, un mulot ou un poisson de se retrouver à boire dans un cours d'eau à 90,6 Bq/l? Un échantillon de poisson prélevé en 2017 présente une activité en tritium organiquement lié de 41 Bq/l consécutif à l’incorporation de tritium tout au long de sa vie. (91)
Ce CEA, comme tous les autres, a des autorisations légales pour polluer notre environnement, (31) sans le consentement éclairé des franciliens.
Est-ce que la pollution en tritium vient du CEA de Fontenay-aux-Roses?
Un autre CEA de l'Ile de France est aussi une bonne hypothèse pour expliquer en partie la pollution en tritium de l'eau du robinet des franciliens. C'est le CEA de Fontenay-aux-Roses. Son réacteur nucléaire et ses laboratoires de recherche dans les domaines, entre autre, de la fission, de la fusion sont en phase de démantèlement. Actuellement, ce CEA se consacre, aussi, à la recherche dans le domaine des sciences du vivant et de la santé, tels l'imagerie ou la radiobiologie qui est l'étude des effets biologiques des rayonnements ionisants, sur les êtres vivants. Ce CEA rejette du tritium liquide dans des proportions très inférieures aux autres CEA d'Ile de France: 0,0052 GBq en 2017. (97) Il produit aussi du tritium gazeux. Impossible de trouver sur internet, les rejets réels de ce tritium gazeux. Aussi, nous nous contenterons de la limite réglementaire annuelle pour le tritium gazeux de ce CEA qui est de 200 Gbq/an. (98)
Dans son rapport annuel 2018, il est écrit que ce CEA rejette ''24 Bq/litre pour le tritium '' et il est expliqué que ce ''tritium détecté provient des traces présentes dans l’eau de ville''. (32) Autrement dit, selon R. Desbordes, ''si le site rejette du tritium c’est parce qu’il y en a au robinet !'' Comment tant de Becquerels se retrouvent dans l'eau du robinet?
Dans les nappes phréatiques de Fontenay-aux-Roses, les niveaux de tritium sont, en général, très inférieurs à ceux du CEA de Saclay. Parmi les valeurs mesurées les plus élevées du site internet de l'ASN, il y avait 26 Bq/l en octobre 2010. Selon l'ASN, ce CEA ne présente pas de ''risque sanitaire'' mais l'ASN ne répond pas quand je lui demande ''à partir de quel moment pour l’ASN, il y a un risque sanitaire?'' (33) C'est surprenant, car l'Acro a alerté sur le risque sous estimé du tritium. (51)
Le CEA de Fontenay-aux-Roses pollue son environnement en tritium, et du tritium se retrouve dans l'eau de son robinet. Une fois encore, c'est légal.

Quand on commence à chercher des sources de tritium en Ile de France, on constate qu'il y en a de nombreuses.

Quelle est l'hypothèse la plus probable et la plus importante pour expliquer la présence de tritium dans l'eau des franciliens ?

Selon Roland Desbordes, ce tritium doit provenir des rejets radioactifs liquides ou gazeux du Commissariat à l’Energie Atomique de Bruyères-le-Châtel appelé aussi CEA DAM (Direction des Applications Militaires) Île-de-France. (34) Ce CEA est un site militaire classé secret défense. Son nom de code est ''B3''. Là sont conçus et entretenus, entre autre, des réacteurs nucléaires de sous-marins français et des armes nucléaires françaises. (35) (36) A l'abri de hauts murs, c'est ici qu'à été conçu toutes les bombes atomiques françaises, bombe A, puis bombe H. (100) Ce site est en phase de dénucléarisation. Les rejets d’effluents gazeux étaient de l’ordre de 500 Tbq/an, avant 2003, et représentent aujourd’hui moins de 100 TBq /an. (37) Pour donner un ordre d'idée 500 Tbq c'est 500 000 000 000 000 Becquerel ! (38) Soit 500 mille milliards de Becquerel. ''En masse et pour le tritium, cela ne représente que moins de 1g !" Mais dans un gramme de tritium il y a 1000 000 000 000 000 000 000 000 atomes environ (nombre d'Avogadro). (39) Plus simplement, ''500 TBq/an ...c'est 5 fois plus qu'une centrale nucléaire et c'est du gazeux, donc, ça peut très bien se retrouver dans toute la région'' dit R. Desbordes. (39) Ici, la comparaison des rejets en tritium gazeux du CEA de Bruyères-le-Châtel est faite avec les rejets totaux en tritium (liquide et gazeux) d'une centrale nucléaire française moyenne. Cette comparaison prend comme point de comparaison une centrale nucléaire française moyenne car, par centrale, il peut il y avoir entre 2 et 6 réacteurs de puissances différentes. Autre comparaison : les rejets de 500 Tbq/an de tritium gazeux par le CEA de Bruyère le Châtel représentent environ 10 fois les rejets totaux en tritium (liquide et gazeux) de la centrale nucléaire de Nogent sur Seine. Ces comparaisons permettent de se faire une idée des quantités énormes de tritium gazeux rejetés par le CEA de Bruyères-le-Châtel. On constate que ces quantités sont très supérieures aux autres rejets en tritium des installations nucléaires d'Ile de France. Ces rejets étaient vraiment colossaux. Même si ces comparaisons donnent un ordre de grandeur, R. Desbordes précise qu'il faut être prudent avec celles-ci car '' les rejets gazeux ne vont pas aux mêmes endroits que les liquides''. (104) Ce problème est encore d'actualité car le tritium ayant une demi-vie de 12,32 ans, il n'a pas encore disparu. (39) 24 ans après son émission, il en reste encore le quart qui se cumule avec les autres émissions de tritium des autres installations nucléaires entourant Paris. Ces rejets gazeux dans l'air ont du s'incorporer à l'eau de pluie, retomber au sol, puis s'infiltrer dans les eaux de nappe ou les eaux de surface. Du tritium se retrouve aussi dans toutes les eaux douces de Bruyères-le-Châtel: eau de cours d'eau (ex: 15,6 Bq/l en 2012), eau de pluie (ex: 15,9 Bq/l en 2009) et les étangs (ex: 20,4 Bq/l en 2010). Il est alarmant de constater que ''le tritium est également décelable dans les eaux de pluie collectées autour du site'' et que l’activité maximale de celles-ci a pu atteindre 208 Bq/l entre 2011 et 2014.'' (92) Les bombes H de ce CEA, avant de tuer des gens, polluent l'environnement de ceux qui les produisent.
Pour l'eau du robinet, c'est l'eau de la nappe phréatique qui nous intéresse, en priorité. Etonnamment, bien que le CEA de Bruyères-le-Châtel soit celui qui a produit le plus de tritium comparé aux autres CEA d'Ile de France, il y a, pour sa nappe phréatique, seulement 3 mesures de tritium sur les 10 dernières années indiquées sur le site internet de l'ASN! Pourquoi seulement 3 mesures en 10 ans? L'ASN ne répond pas à cette question. Est-ce que les mesures données par l'ASN sont les plus basses ou les plus élevées? Impossible de le savoir avec le site de l'ASN et l'ASN ne m'a pas donné les documents que j'ai demandé pour le vérifier. Est-ce de la rétention d'information de la part de l'ASN? Ont-ils ordre de ne pas donner ces informations? Est-ce que la pollution de la nappe phréatique sous le CEA de Bruyères-le-Châtel est classée secret défense? Un indice est peut être que, selon la Gazette du Nucléaire sur le Net, les décideurs du CEA de Bruyères-le-Châtel ont décidé l'alimentation en eau de ce CEA par un forage dans une nappe profonde de très grande pureté, super protégée. Ceci contre l'avis du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et ''en totale infraction avec les règles''. (103)
C'est d'autant plus étonnant que ces 3 mesures en 10 ans de la nappe phréatique du CEA de Bruyères-le-Châtel contrastent fortement avec les longues listes détaillées des mesures en tritium des nappes phréatiques d'autres CEA d'Ile de France.
Pour commencer, j'ai dû me contenter de ces 3 mesures pour la nappe phréatique de ce CEA: 21 Bq/l en 2009, 14 Bq/l en 2014, et 10 Bq/l en 2018. Entre 2016 et 2019, d'autres mesures de nappe phréatique de Bruyères-le-Châtel autour du site du CEA montrent des mesures beaucoup plus élevées, entre 78 et 99 Bq/l. (40) Etonnant! La nappe phréatique serait plus polluée autour du CEA que sur le site du CEA. Au final, pas de doute, le CEA de Bruyères-le-Châtel pollue sérieusement son environnement en tritium.
Puis ''coup de théâtre'', après avoir envoyé de nombreux mails à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et une attente de presque un mois et demi, j'ai reçu une réponse de l'IRSN expliquant que près du centre de Bruyères-le-Châtel, la nappe phréatique est marquée par du tritium dans des valeurs de l’ordre de 80 à 90 Bq/l. (90) Ceci est bien plus que ce qui est écrit sur le site de l'ASN qui est censé informé le public.
Sur le site internet de l'ASN, il y a seulement 2 mesures de l’eau du robinet pour le CEA de Bruyères-le-Châtel de 23 et 20 Bq/l en 2010. Pourquoi seulement ces 2 mesures en 10 ans sur le site de l'ASN? Oui, vous avez compris, l'ASN ne répond pas à ce type de question et ne remplit pas sa mission d'information au public. Ces seuils de pollution de l'eau du robinet sont significatifs et devraient pourtant les faire réagir.
Cette hypothèse de la pollution en tritium de l'eau du robinet des franciliens par le CEA de Bruyères-le-Châtel est d'autant plus réaliste que ce CEA, situé à environ 40 km au Sud-Ouest de Paris, se trouve être dans les vents dominants de secteur Sud-Ouest de Paris. Ainsi, le tritium gazeux porté par le vent a pu contaminé jusqu'à Paris et au delà.
https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2013/12/23/PROZ1329527A/jo
A travers les exemples ci-dessus, il apparait que le CEA de Bruyères-le-Châtel pose un gros problème d'accès à l'information. Dans le même ordre d'idée, sur internet, bien qu'il existe des ''Rapports Transparence et Sécurité Nucléaire'' pour les CEA, je n'en ai trouvé aucun pour le CEA de Bruyères-le-Châtel. http://www.cea.fr/multimedia/Pages/editions/institutionnel/rapports-transparence-securite-nucleaire.aspx L'ASN n'a pas répondu à de nombreuses questions sur ce CEA et ne m'a pas indiqué l'autorisation légale à polluer de ce CEA alors qu'elle l'a fait pour tous les autres CEA qui intéressaient cette recherche. Il est fort probable que cette carence d'informations pour le CEA de Bruyères-le-Châtel soit dûe au fait que ce soit un site militaire. (41)
Qu'a fait le CEA de Bruyères-le-Châtel (CEA DAM Île-de-France) pour avoir produit de si énormes quantités de tritium?
Voilà quelques pistes bien que ses activités soient ultra-secrète. La fabrication de bombes H par le CEA de Bruyères-le-Châtel nécessite du tritium. De plus, comme dans les bombes H, la quantité de tritium diminue au fil des années, il faut les reconditionner, environ tous les 15 ans. Ceci nécessite à nouveau du tritium. Donc, il est tout à fait possible que ce CEA en est produit pour ces bombes. Il y a 50 ans, il y avait une infrastructure de production de tritium, peut être était-elle au CEA de Bruyères-le-Châtel. (105)
Ensuite, le CEA de de Bruyères-le-Châtel en 1986 et 1987 a, selon Wikipédia et la Gazette Nucléaire, mené des expériences de dispersion de tritium dans l'environnement pour étudier sa reconcentration. R. Desbordes écrit que ces expériences ont été non confirmées mais aussi non démenties. Est-ce que les militaires ont aussi pris la population francilienne comme cobaye pour leurs expériences sur le tritium? Rien qu'en une seule expérience 350 Tbq aurait été relâché! (101) (102) (103) Ceci représente 3,5 fois la production annuelle en tritium d'une centrale nucléaire moyenne.
Est-ce que la population francilienne a été informée avant la construction de ces CEA, de l'existence de tous ces rejets radioactifs en tritium? Est-ce que la population francilienne a été consultée pour exprimer ou non son consentement éclairé concernant ces pollutions au tritium? Certainement pas pour les experiences de dispersion du tritium. Pour le reste, il semble que les franciliens ne sont pas informés vu le vent de panique suite aux révélations de l'Acro et l'acharnement de la presse officielle à vouloir rassurer les parisiens.
Les rejets en tritium du CEA de Bruyères-le-Châtel ont baissé depuis 2003, mais il y a des informations qui laissent penser que ces rejets en tritium pourraient repartir à la hausse car les stocks de tritium seront terminés en 2020 et car ce CEA a décidé de reprendre les recrutements de personnels jusqu’en 2026, ''en raison des besoins dans les domaines des armes nucléaires''. (106)

Il y a t-il d'autres sources de tritium pouvant expliquer la pollution en tritium de l'eau des franciliens ?

Oui, mais elles sont probablement impliquées dans cette pollution d'une manière très faible, sans comparaison avec les pollutions des CEA entourant Paris et de la Centrale nucléaire de Nogent sur Seine.
Selon l'ASN, ce peut être le cas de certains hôpitaux ou laboratoires de recherche qui produisent et utilisent des molécules marquées au tritium. (42) Sur ce point, R. Desbordes pense que la médecine nucléaire des hôpitaux ne rejette pas de tritium en quantité significative. (86) Etonnant, l'ASN mentionne ces rejets non significatifs mais ne m'interpelle pas sur les quantités énormes de tritium rejetées par le CEA de Bruyères-le-Châtel.
R. Desbordes pense, aussi, que le tritium de Paris vient, peut être, aussi, du CEA de Valduc en Côte d'Or, où le tritium est utilisé pour fabriquer des bombes et recharger des têtes thermonucléaires. Ainsi, chaque année 100 000 curies de tritium (une curie = 37 milliards de Bq) soit 3 700 000 000 000 000 de Becquerel sont rejetées dans l'environnement. C'est colossal ! Il a été prouvé, en 1995, que ces rejets ont pollué un tiers du département au Nord de la Côte d'Or. Aussi, il est probable que cette contamination déborde les limites du département au point d'atteindre Paris qui se situe pourtant à 300 km. Cependant, cette hypothèse est peu probable ou de manière très ponctuelle car le CEA de Valduc (au Sud-Est de Paris) ne se trouve pas dans les vents dominants de Paris. Le vent du Sud vient rarement sur Paris. (45) L'Acro, pour sa part, ne pense pas cette hypothèse possible. (46) (47)
Comme quoi une cartographie précise des valeurs en tritium en France serait nécessaire pour déterminer le point d'émission, car même les spécialistes ne sont pas d'accord sur les hypothèses de l'origine du tritium. Pourquoi les autorités de l'Etat ne font pas cette cartographie alors que les sénateurs ont alerté sur le danger de la contamination interne en tritium (ex: eau du robinet)? (48) Est-ce parce que ça coûte cher? Est-ce pour que les pollueurs ne se fassent pas repérer et puisse continuer à polluer impunément? Ou est-ce parce que ce sont des secrets militaires?
Dans la partie 2 de cet article, nous nous demanderons: que nous apprend l'hydrogéologie sur le cheminement de la pollution en tritium jusqu'à l'eau du robinet? 

Liste des abréviations
ACRO = Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest
ARS = Agence régionale de Santé
ASN = Autorité de Sûreté Nucléaire
BRGM = Bureau de Recherches Géologiques et Minières
CEA = Commissariat à l'Énergie Atomique
CRIIRAD = Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité
DRIEE = Direction régionale et interdépartementale de l'Environnement et de l'Énergie
IRSN = Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire

Notes

1-mail M. Buser 14/09/19 ''La demie-vie d’un élément radioactif signifie, qu’après ce temps vous trouverez toujours la moitié de cet élément. Dans le cas du tritium donc, vous trouverez la moitié du tritium après 12 ans, et la moitié de la moitié (donc au total le quart) après 12 ans plus encore 12 ans (soit 24 ans au total) et ainsi de suite. Donc, après une période de 120 ans (10 fois la demie-vie du tritium) vous trouverez environ un millième de la quantité originale. Et après deux fois 120 ans, soit 240 ans, vous trouverez un millionième de la quantité originale, et après encore 120 ans supplémentaires (360 ans au total) on sera à un milliardième.''

2-mail EDF 29/08/19

3-p.2 http://www.criirad.org/valduc/valduc-nov1995.pdf

4-https://www.irsn.fr/FR/Larecherche/publications-documentation/fiches-radionucleides/environnement/Pages/tritium-environnement.aspx#.XWf89vZuJn0

5-p.2 http://www.criirad.org/valduc/valduc-nov1995.pdf

6-mail R. Desbordes 23/09/19

7-http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/l-eau-potable-en-ile-de-france-r1621.html

8-p.5http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/50_plaquette_captage_eaux.pdf

9-p.2 http://www.criirad.org/valduc/valduc-nov1995.pdf

10-mail R. Desbordes 14/05/18
11-https://www.investigaction.net/fr/pollution-radioactive-au-tritium-de-leau-du-robinet-en-france/
12-mail R. Desbordes 23/09/19
13-http://www.criirad.org/eau%20potable/2019-07-1_H3_10.000%20Bq_1.pdf
14-mail R. Desbordes 23/09/19
15-mail EDF 2/09/19
16-https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000805879&categorieLien=id
17-http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/ile-de-france-d-ou-vient-le-tritium-qui-pollue-l-eau-du-robinet-18-07-2019-8119734.php
18-mail D. Boilley de l'Acro 16/08/19
19-https://www.acro.eu.org/wp-content/uploads/2019/07/CP-ACRO-du-170719.pdf
20-http://www.eaudeparis.fr/la-qualite-de-leau-a-paris/
21-http://www.eaudeparis.fr/lespace-culture/actualites/actualite/news/elements-dinformation-sur-la-presence-de-tritium-dans-leau-du-robinet-a-paris/
22-mail R. Desbordes 14 mai 2018
23-https://www.mesure-radioactivite.fr/#/expert 2015-05-01 2015-06-01
24-https://www.mesure-radioactivite.fr/#/expert
2010-05-18 13 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY EN Eau d'étang
2010-01-26 17 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY EV Eau d'étang
2011-11-02 19 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY EV Eau d'étang
2014-04-22 22.3 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY EV Eau d'étang
2017-01-10 19 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY EV Eau d'étang
2010-11-16 15 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY EN Eau d'étang

25-(https://www.mesure-radioactivite.fr/#/expert
2014-04-25 13.1 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY S17 Eau de cours d'eau
2010-09-14 36 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY S1 Eau de cours d'eau
2014-03-25 90.6 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY S1 Eau de cours d'eau
2016-05-17 65 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY S1 Eau de cours d'eau
2016-06-28 59 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY S1 Eau de cours d'eau)

26-https://www.mesure-radioactivite.fr/#/expert
2014-10-14 <4.48 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY 28 F Eau de nappe phréatique
2010-11-09 69 10.350 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY 1 F Eau de nappe phréatique
2012-01-03 13 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY 1 F Eau de nappe phréatique
2010-04-06 59 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY 1 F Eau de nappe phréatique
2010-11-09 69 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY 1 F Eau de nappe phréatiqu
2010-01-19 120 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY 46 F Eau de nappe phréatique
2010-04-06 130 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY 46 F Eau de nappe phréatique
2010-11-15 140 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY 46 F Eau de nappe phréatique
2012-04-05 150 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY 46 F Eau de nappe phréatique
2012-08-06 160 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY 46 F Eau de nappe phréatiqu
2019-02-13 220 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY 53 F Eau de nappe phréatique
2009-12-08 110.0 becquerel par litre Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire SACLAY CEA Saclay Eau de nappe phréatique
2012-03-06 58 becquerel par litre Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives SACLAY 1 F Eau de nappe phréatique

27-https://www.unitjuggler.com/convertir-decay-de-GBq-en-Bq.html?val=8,1

28-p.37 http://www.cea.fr/multimedia/Documents/publications/rapports/transparence-securite-nucleaire/rapport-TSN2018-Saclay.pdf

29-https://www.senat.fr/questions/base/1999/qSEQ990415411.html

30-http://www.meteo-paris.com/ile-de-france/climat.html

31-mail ASN 5/09/19 ''Au niveau des INB, le centre CEA de Saclay dispose d’une autorisation de rejets portant notamment sur le tritium, encadrée par des décisions prises par l’ASN (décisions n° 2009-DC-0155 et 2009-DC-0156), ainsi que par un arrêté préfectoral du 25 septembre 2009 modifié pour ce qui concerne les ICPE du site de Saclay (notamment une installation qui produit des molécules marquées en tritium), qui sont contrôlées par la DRIEE et non pas par l’ASN.''

32-p.20 http://www.cea.fr/multimedia/Documents/publications/rapports/transparence-securite-nucleaire/rapport-TSN2018-fontenay-aux-roses.pdf

33-mail ASN 17/09/19)(https://www.mesure-radioactivite.fr/#/expert 2010-10-21 26.0 3.12 becquerel par litre Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire FONTENAY-AUX-ROSES CEA Fontenay-aux-Roses

34-mail R. Desbordes 14 mai 18

35-https://fr.wikipedia.org/wiki/CEA_de_Bruyères-le-Châtel

36-http://www.leparisien.fr/essonne-91/bruyeres-le-chatel-91680/centre-atomique-visite-au-coeur-du-secret-defense-06-01-2009-362953.php

37-p.52https://www.asn.fr/sites/tritium/files/assets/common/downloads/publication.pdf

38-https://www.unitjuggler.com/convertir-decay-de-TBq-en-Bq.html?val=500

39-mail R. Desbordes 7/09/19

40-https://www.mesure-radioactivite.fr/#/

41-mail R. Desbordes 18/09/19

42-mail ASN 17/09/19: '' L’Institut du cerveau et de la moelle épinière, situé au sein de la Pitié-Salpêtrière, utilise du tritium à des fins de recherche. Les déchets et effluents ne sont pas rejetés mais repris par l’ANDRA''; mail ASN 5/09/19: L'ASN précise que ''ces activités produisent généralement peu de rejets''

43-mail R. Desbordes 7/09/19

44-http://www.criirad.org/rayonnements/PP1-effluents-radioactifs.pdf https://www.acro.eu.org/wp-content/uploads/2012/10/ACRO-rejets-hospitaliers-2009.pdf

45-http://www.meteo-paris.com/ile-de-france/climat.html

46-mail D. Boilley 16/08/19

47-http://www.criirad.org/valduc/valduc-nov1995.pdf

48-https://www.senat.fr/rap/r97-179-2/r97-179-212.html

49-mail ASN 3/09/19

50-mail R. Desbordes 23/09/19

51-https://www.acro.eu.org/le-tritium-un-risque-sanitaire-sous-estime/
86-mail R. Desbordes 21/10/19
87-https://www.sortirdunucleaire.org/Tritium-Danger
88-https://fr.wikipedia.org/wiki/Eau_tritiée
89-mail R. Desbordes 23/10/19
90-mail service presse IRSN 23/10/19
91-p.235 https://www.irsn.fr/FR/expertise/rapports_expertise/Documents/environnement/IRSN-ENV_Bilan-Radiologique-France-2015-2017.pdf
92-p.227 https://www.irsn.fr/FR/expertise/rapports_expertise/Documents/environnement/IRSN-ENV_Bilan-Radiologique-France-2015-2017.pdf ''Le tritium est également décelable dans les eaux de pluie collectées autour du site (cf . figure 5) . L’activité maximale enregistrée entre fin 2014 et 2017 est de 63 Bq/L contre 208 Bq/L sur la période de 2011 à fin 2014.''
94-p.231 https://www.irsn.fr/FR/expertise/rapports_expertise/Documents/environnement/IRSN-ENV_Bilan-Radiologique-France-2015-2017.pdf
96-p.230 https://www.irsn.fr/FR/expertise/rapports_expertise/Documents/environnement/IRSN-ENV_Bilan-Radiologique-France-2015-2017.pdf
97-p.19 http://www.cea.fr/multimedia/Documents/publications/rapports/transparence-securite-nucleaire/CEA-rapport-TSN2017-fontenay-aux-roses.pdf
98-p.14 http://fontenay-aux-roses.cea.fr/far/Documents/Lettre-environnement/2018-Rapport%20environnemental%20bilan%202017.pdf#page10
99-http://www.hctisn.fr/IMG/pdf/Carte_identite_Nogent-online_cle8a73e1.pdf
100-http://www.leparisien.fr/essonne-91/bruyeres-le-chatel-91680/centre-atomique-visite-au-coeur-du-secret-defense-06-01-2009-362953.php
101-mail R. Desbordes 25/10/19
102-https://fr.wikipedia.org/wiki/CEA_de_Bruyères-le-Châtel
103-http://www.gazettenucleaire.org/1987/7879p02.html
104-mail R. Desbordes 27/10/19
105-http://www.assemblee-nationale.fr/15/cr-cdef/18-19/c1819044.asp ''En ce qui concerne le tritium, nous vivrons sur notre stock jusqu’à la fin de la décennie 2020, mais nous ne pourrons malheureusement pas recycler, car on perd la moitié de la matière tous les 12 ans. Nous serons donc obligés de recréer une infrastructure de production du tritium, comme il y a cinquante ans'''.
106-http://www.assemblee-nationale.fr/15/cr-cdef/18-19/c1819044.asp ''La DAM, quant à elle, a pris la décision de réduire ses effectifs d’environ 9 % entre 2013 et 2016, conformément à l’évolution des programmes « armes nucléaires » et « simulation ». Nous allons inverser la tendance et reprendre les recrutements jusqu’en 2026, principalement en raison des besoins constatés dans les domaines des armes nucléaires et de la simulation du fait des évolutions prévues en termes de calendrier, ainsi que dans le domaine de la cybersécurité.''


© Tous Droits Réservés. Cet article peut être copié seulement par les sites internets à but non lucratif et en mentionnant '' © Tous droits réservés '' et l'auteur de l'article.

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.