Dénoncer le coup d’état en Bolivie

Evo Morales, le président qui ressemble à son peuple, autodidacte, et qui a amélioré tous les indicateurs de l’économie et mis en place politiques sociales et éducatives comme jamais dans l’histoire de la Bolivie s’est vu obligé de démissionner face à la pression de bandes fascistes appuyés par des policiers. Le silence de certains gouvernements est ahurissant.

Déclaration de l'Assemblée de Citoyens Argentins en France:

Non au coup d'État en Bolivie et à la répression violente au Chili et en Équateur

L'Assemblée de citoyens argentins en France condamne le coup d'Etat contre le président démocratiquement élu Evo Morales et appelle la communauté internationale à dénoncer publiquement la persécution violente qui menace la vie des dirigeants et militants boliviens qui soutiennent Evo Morales.


L'Amérique latine connaît une mobilisation populaire effervescente contre la réaction conservatrice rétablie dans la région ces dernières années. Alors que les manifestations se multiplient en Equateur, au Brésil et au Chili, les urnes répondent en Argentine, en Uruguay et en Bolivie. En dépit de ces claires expressions de désir de changement, la droite latino-américaine n'est pas disposée à céder les espaces de pouvoir. Les forces conservatrices de la région ne se présentent plus comme une droite démocratique, républicaine et institutionnaliste. Les différentes manifestations populaires les ont forcées à se démasquer, révélant l'essence des élites économiques latino-américaines : racisme, discrimination, totalitarisme et xénophobie exprimés par une violence extrême.


La Bolivie vient de subir un coup d'État civique, politique, militaire et policier contre le président Evo Morales. Après avoir nié le résultat des élections présidentielles tenues il y a moins de trois semaines en présence d'auditeurs internationaux, certains secteurs des forces armées et de la police nationale boliviennes ont abandonné leur devoir de protection de la société et des institutions républicaines pour se joindre à l'appel des dirigeants de droite Carlos Mesa et Luis Camacho et déclarer la guerre au Président Evo Morales.


Face aux informations faisant état d'irrégularités, Evo Morales a appelé à une nouvelle élection, ce qui montre que sa démission n’est pas due à un dis fonctionnement du processus électoral, mais, comme il le souligne, intervient pour empêcher la persécution violente des dirigeants et militants du MAS qui, au cours des dernières heures, ont été attaqués le siège du gouvernement et leurs domiciles privés. L'état de chaos dans lequel la Bolivie a été submergée a déclenché une chasse à l'homme contre tous ceux qui ont exprimé leur soutien à Evo Morales.


Face au coup d'Etat en Bolivie et à la violence sauvage déclenchée au Chili et en Equateur, l'Assemblée de citoyens argentins en France appelle la communauté internationale à donner une réponse d'unité et de force contre l'autoritarisme de Luis Camacho en Bolivie, Lenin Moreno en Equateur et Sebastian Piñera au Chili.

NON au coup d'État raciste et xénophobe en Bolivie.
NON à la persécution des dirigeants politiques et des militants.
NON à la répression sauvage au Chili et en Equateur.
NON à la complicité politique des médias complaisants qui réduit au silence la violence et justifie les gouvernements illégitimes.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.